10.12.2009

Valérie Pécresse largement devant les sortants au premier tour !

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Valérie Pécresse largement devant les sortants au premier tour !


Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, Valérie Pécresse serait créditée de 34 % des voix au premier tour, 11 % de plus que l’équipe sortante de Jean-Paul Huchon 18 % de plus que Cécile Duflot. 34 % c'est le score de Nicolas Sarkozy en Ile-de-France au premier tour des élections présidentielles.

Plus de 3 Franciliens sur 4 ne revoteraient pas pour l’actuel Président du Conseil régional, probablement excédés par l’immobilisme de l’Ile-de-France ces dix dernières années alors qu’il y avait tant à faire en matière de transports, de formation, d’environnement, pour améliorer la vie quotidienne des habitants ; alors que les impôts ont augmenté sans que l’on en perçoive les fruits. 

Tous les espoirs sont permis au deuxième tour : seulement 2 points à remonter pour gagner. Tout reste ouvert et la campagne ne fait que commencer !

Avec Valérie Pécresse, changer l’Ile-de-France, c’est possible !


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LipDub Jeunes UMP 2010 - Officiel

 

 

08.12.2009

La Nation est la République, par Jean-Louis Borloo

Point de vue

L'organisation d'un débat sur l'identité nationale offre, à chacun d'entre nous, l'occasion de reconstituer le fil parfois ténu de son histoire personnelle, celle de sa famille, de ses ancêtres, de ses origines, de ses convictions et de ses croyances ; de procéder à un vaste examen de sa conscience citoyenne, historique et philosophique. À cet égard, l'initiative lancée par le Gouvernement dans cette période de forte mutation nous semble une idée opportune.

L'individu n'est pas une page blanche. Il ne naît pas orphelin car tout homme est au moins le fils d'idées, de rencontres, de révoltes ou d'adhésions. Et c'est cette somme de destins croisés qui forme une Nation. On comprend dès lors pourquoi la nationalité est tout sauf une évidence, une donnée statistique ou un simple fait juridique. Elle est au contraire un sentiment complexe, vivant, pluriel, profondément dynamique, situé aux confins de l'histoire, de la géographie et de la philosophie.

Ainsi et par un curieux paradoxe, ce qui est censé nous définir avec le plus de certitude ou de vérité vis-à-vis du reste du monde, relève lui-même du domaine de l'indéfinissable. D'où la nécessité pour chacun d'entre nous, d'effectuer, à intervalles réguliers, ce si beau et si difficile travail de conscience individuelle et collective. La Nation est une communauté de destin en perpétuelle interrogation et donc, en perpétuelle reconstruction. La figer, c'est la condamner. Surtout lorsque l'on est Français.

Car être Français, c'est d'abord une aspiration. On est Français parce qu'on le veut et parce qu'on croit à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité. Trois mots qui à eux seuls, résument toute la quête de l'Humanité. Trois mots inflexibles et exigeants dont l'héritage est un devoir. Trois mots qui nous obligent et qui constituent la base de toute vérité collective, la condition de toute dignité et l'origine de toute communauté. Trois mots qui font toujours de l'autre un citoyen potentiel, un ami ou un frère.

Être Français, c'est avoir la conscience claire, forte, profonde, d'appartenir à une communauté de destin. C'est avoir la conscience que cette appartenance permet non seulement de changer sa propre vie mais également de participer à l'histoire du monde. être Français, c'est vivre ensemble ; c'est vivre par les autres et pour les autres. être Français, c'est être universel ou, tout au moins, vouloir l'être, au-delà des différences d'origines ou de religions. C'est, à l'image d'un Claude Lévi-Strauss, chercher ce qui caractérise l'humain derrière chaque langue, chaque pays, chaque région, chaque croyance ou chaque coutume. C'est rechercher ce qui unit, ce qui rassemble et non ce qui sépare. C'est apprendre à voir l'autre par le prisme des Lumières et de la vérité. C'est aussi savoir répondre aux appels lancés par sa conscience.

Être Français, c'est croire que la République est une aventure collective, qui se construit jour après jour, dans les victoires comme dans les épreuves, dans la prospérité comme dans la difficulté, dans la concorde comme dans les malentendus. Une aventure unique, inédite, car fondée sur une valeur - la laïcité - qui nous a été donnée en héritage et qui n'existe nulle part ailleurs. Une valeur qui plonge ses racines au plus profond de notre histoire et qui est le fruit de plusieurs siècles de maturation philosophique, de déchirements et de rassemblements, de guerre et d'aventures militaires parfois malheureuses.

En effet, si l'on se tourne vers les autres Nations en Europe et dans le reste du monde, on constate que parmi ce qui nous distingue, ce n'est ni la langue, ni la couleur de peau (mais quelle couleur en ces temps du métissage bienvenu ?), ni les origines géographiques, ni même la culture, mais cette notion si particulière de laïcité. Une notion qui se nourrit à la fois de respect, de tolérance et de distance critique. Une manière de vivre qui ne rejette rien si ce n'est l'obscurantisme, la violence ou l'aveuglement car la tolérance c'est d'abord de refuser l'intolérable et qui privilégie le libre-arbitre. Sans liberté de ne pas croire, il n'y a pas de foi véritable et sans la laïcité, notre devise nationale resterait en partie lettre morte. Elle en est la sève, le socle, la condition.

Ainsi, on ne peut pas parler en France d'identité nationale sans parler d'identité républicaine. Depuis les Lumières, la République et la Nation forment un tout cohérent, les deux visages d'une même réalité. L'identité républicaine est ce supplément d'âme qui permet d'arracher l'identité nationale aux seules considérations géographiques ou culturelles. C'est aussi celle qui nous permet de porter un regard sans cesse renouvelé sur le monde.

Jean-Louis Borlo a communiqué à ses collègues réunis à Copenhague, lundi et mardi, une proposition d'accord pour la conférence de l'ONU sur le climat.

AFP/MARTIN BUREAU

Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical
André Rossinot, président d'honneur du Parti Radical
Laurent Hénart, secrétaire général du Parti Radical
Serge Lepeltier, 1er vice-président délégué du Parti Radical
Arlette Fructus, secrétaire générale adjointe du Parti Radical
Michel Thiollière, secrétaire général adjoint du Parti Radical

M. Sarkozy : "Respecter ceux qui arrivent, respecter ceux qui accueillent"

Nicolas Sarkozy, le 11 novembre 2009 à Paris.
AFP/MARTIN BUREAU Nicolas Sarkozy, le 11 novembre 2009 à Paris.

Dans une tribune publiée par Le Monde, dans son édition datée du 9 décembre, Nicolas Sarkozy, s'exprime pour la première fois publiquement après le référendum en Suisse sur les minarets. Le président de la République rappelle les valeurs de tolérance et d'ouverture de la France et appelle au respect mutuel entre "ceux qui arrivent" et "ceux qui accueillent".

Par référendum, le peuple suisse vient de se prononcer contre la construction de nouveaux minarets sur son territoire. Cette décision peut légitimement susciter bien des interrogations. Le référendum impose de répondre à la question posée par oui ou par non. Peut-on répondre par oui ou par non à une question aussi compliquée, qui touche à des choses aussi profondes ? Je suis convaincu que l'on ne peut que susciter des malentendus douloureux, un sentiment d'injustice, blesser les âmes en apportant une réponse aussi tranchée à un problème qui doit pouvoir être résolu au cas par cas dans le respect des convictions et des croyances de chacun.

Mais comment ne pas être stupéfait par la réaction que cette décision a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays ? Réactions excessives, parfois caricaturales, à l'égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d'une démocratie directe où le peuple a l'habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ?

Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. La référence au peuple, c'est déjà, pour certains, le commencement du populisme. Mais c'est en devenant sourd aux cris du peuple, indifférent à ses difficultés, à ses sentiments, à ses aspirations, que l'on nourrit le populisme. Ce mépris du peuple, car c'est une forme de mépris, finit toujours mal. Comment s'étonner du succès des extrêmes quand on ne prend pas en compte la souffrance des électeurs ?

Ce qui vient de se passer me rappelle comment fut accueilli le rejet de la Constitution européenne en 2005. Je me souviens des paroles parfois blessantes qui ont été proférées contre cette majorité de Français qui avait choisi de dire non. C'était opposer irréductiblement la France du oui à celle du non, ouvrir une fracture qui, si elle avait dû se creuser davantage, n'aurait jamais permis à la France de reprendre sa place en Europe.

Pour réconcilier la France du oui et celle du non, il fallait d'abord essayer de comprendre ce qu'avaient voulu exprimer les Français. Il fallait admettre que cette majorité ne s'était pas égarée, mais qu'elle avait, comme la majorité des Irlandais ou la majorité des Néerlandais, exprimé ce qu'elle ressentait et rejeté en toute connaissance de cause une Europe dont elle ne voulait plus parce qu'elle donnait le sentiment d'être de plus en plus indifférente aux aspirations des peuples.

Ne pouvant changer les peuples, il fallait changer d'Europe. La France du non a commencé à se réconcilier avec celle du oui à partir du moment où, au lieu de la juger, on a cherché à la comprendre. C'est alors que, dépassant ce qui la divisait, la France a pu prendre la tête du combat pour changer l'Europe.

RIEN NE SERAIT PIRE QUE LE DÉNI

Alors, au lieu de vilipender les Suisses parce que leur réponse ne nous plaît pas, mieux vaut nous interroger sur ce qu'elle révèle. Pourquoi en Suisse, pays qui a une longue tradition d'ouverture, d'hospitalité, de tolérance, un tel rejet peut-il s'exprimer avec tant de force ? Et que répondrait le peuple français à la même question ?

Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu'il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français. Rien ne serait pire que le déni. Rien ne serait pire que de ne pas regarder en face la réalité des sentiments, des préoccupations, des aspirations de tant d'Européens.

Comprenons bien d'abord que ce qui s'est passé n'a rien à voir avec la liberté de culte ou la liberté de conscience. Nul, pas plus en Suisse qu'ailleurs, ne songe à remettre en cause ces libertés fondamentales.

Les peuples d'Europe sont accueillants, sont tolérants, c'est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés. Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. La mondialisation contribue à aviver ce sentiment.

La mondialisation rend l'identité problématique parce que tout en elle concourt à l'ébranler, et elle en renforce en même temps le besoin parce que plus le monde est ouvert, plus la circulation et le brassage des idées, des hommes, des capitaux, des marchandises sont intenses, et plus on a besoin d'ancrage et de repères, plus on a besoin de sentir que l'on n'est pas seul au monde. Ce besoin d'appartenance, on peut y répondre par la tribu ou par la nation, par le communautarisme ou par la République.

L'identité nationale c'est l'antidote au tribalisme et au communautarisme. C'est pour cela que j'ai souhaité un grand débat sur l'identité nationale. Cette sourde menace que tant de gens dans nos vieilles nations européennes sentent, à tort ou à raison, peser sur leur identité, nous devons en parler tous ensemble de peur qu'à force d'être refoulé ce sentiment ne finisse par nourrir une terrible rancœur.

Les Suisses comme les Français savent que le changement est une nécessité. Leur longue histoire leur a appris que pour rester soi-même il faut accepter de changer. Comme les générations qui les ont précédés, ils savent que l'ouverture aux autres est un enrichissement. Nulle autre civilisation européenne n'a davantage pratiqué, tout au long de son histoire, le métissage des cultures qui est le contraire du communautarisme.

Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.

C'est de la part de celui qui accueille la reconnaissance de ce que l'autre peut lui apporter. C'est de la part de celui qui arrive le respect de ce qui était là avant lui. C'est de la part de celui qui accueille l'offre de partager son héritage, son histoire, sa civilisation, son art de vivre. C'est de la part de celui qui arrive la volonté de s'inscrire sans brutalité, comme naturellement, dans cette société qu'il va contribuer à transformer, dans cette histoire qu'il va désormais contribuer à écrire. La clé de cet enrichissement mutuel qu'est le métissage des idées, des pensées, des cultures, c'est une assimilation réussie.

SE GARDER DE TOUTE OSTENTATION

Respecter ceux qui arrivent, c'est leur permettre de prier dans des lieux de culte décents. On ne respecte pas les gens quand on les oblige à pratiquer leur religion dans des caves ou dans des hangars. Nous ne respectons pas nos propres valeurs en acceptant une telle situation. Car, une fois encore, la laïcité ce n'est pas le refus de toutes les religions, mais le respect de toutes les croyances. C'est un principe de neutralité, ce n'est pas un principe d'indifférence. Lorsque j'étais ministre de l'intérieur, j'ai créé le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour que la religion musulmane soit mise sur un pied d'égalité avec toutes les autres grandes religions.

Respecter ceux qui accueillent, c'est s'efforcer de ne pas les heurter, de ne pas les choquer, c'est en respecter les valeurs, les convictions, les lois, les traditions, et les faire – au moins en partie – siennes. C'est faire siennes l'égalité de l'homme et de la femme, la laïcité, la séparation du temporel et du spirituel.

Je m'adresse à mes compatriotes musulmans pour leur dire que je ferai tout pour qu'ils se sentent des citoyens comme les autres, jouissant des mêmes droits que tous les autres à vivre leur foi, à pratiquer leur religion avec la même liberté et la même dignité. Je combattrai toute forme de discrimination.

Mais je veux leur dire aussi que, dans notre pays, où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde, où les valeurs de la République sont partie intégrante de notre identité nationale, tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l'échec l'instauration si nécessaire d'un islam de France qui, sans rien renier de ce qui le fonde, aura su trouver en lui-même les voies par lesquelles il s'inclura sans heurt dans notre pacte social et notre pacte civique.

Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu'il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l'humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu'il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre.

07.12.2009

Luc Chatel - Réforme du Lycée - Point Terminale S / Hist.Géo

L’histoire-géographie dans la réforme du lycée

La reconnaissance de l’histoire-géographie dans le tronc commun consacre cette discipline comme un pilier de notre système éducatif

La réforme du lycée prévoit deux innovations majeures :
(1) un accompagnement personnalisé de 2h pour tous les élèves de la seconde à la terminale
(2) une orientation plus progressive et réversible qui permet des corrections de trajectoire.

Parce qu’il était inenvisageable d’alourdir l’emploi du temps des lycéens, parmi les plus chargés en Europe, la mise en place de ces innovations impliquait d’ajuster les horaires et les programmes des différentes matières.

C’est le cas de l’histoire-géographie qui fait désormais partie des disciplines fondamentales communes à tous les élèves des premières générales. Les élèves de 1ère suivront tous le même nombre d’heures et les mêmes programmes, pour l’apprentissage d’une culture commune et partagée. La réforme ne change rien pour les élèves des séries L et ES, elle ne concerne que la série S.

Cette réforme n’a pas pour objectif de faire des économies ! Son objectif, c’est d’améliorer l’orientation des élèves en leur permettant de changer de série.

La reconnaissance de l’histoire-géographie dans le tronc commun consacre cette discipline comme un pilier de notre système éducatif.

Monsieur Luc CHATEL, Ministre de l'Education Nationale et Porte-Parole du Gouvernement

http://www.porte-parole.gouv.fr/2009/12/07/l%E2%80%99hist...

 

 

 

La position des grands acteurs à Copenhague

Constance Jamet (lefigaro.fr) 05/12/2009 | Mise à jour : 16:24 |
Une usine près de Lyon.
Une usine près de Lyon. Crédits photo : AFP

FOCUS - Chaque pays arrive à la table des négociations du sommet sur le climat avec ses contraintes et ses objectifs. Le point sur la position des pays qui comptent.

Il n'est pas aisé de comparer les diverses positions qui seront débattues à Copenhague lors du sommet sur le climat. Tous les pays n'ont pas adopté les mêmes points de repères ce qui brouille la lecture et la portée de leurs engagements. Pour fixer leurs objectifs de réductions d'émissions de gaz à effet de serre, certains ont choisi comme référence une année, mais pas forcément la même (1990, 2005, 2006…), d'autres des principes (intensité carbone (1), niveau «habituel» d'émission).

Cependant, au-delà de cette variété de critères, il est possible de distinguer deux grandes catégories qui vont s'opposer à Copenhague : les pays prêts à accepter des objectifs chiffrés et contraignants et les nations qui ne veulent pas être liées par des engagements inscrits dans le marbre. Le point sur les principales positions.

(1) quantité de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère pour chaque unité monétaire du revenu national.

 

LES PARTISANS D'OBJECTIFS CHIFFRES ET CONTRAIGNANTS

L'Union européenne à 27, montrer l'exemple

PRETE A ACCEPTER :- de réduire ses émissions de 20 % en 2020 par rapport à 1990.

-de pousser l'objectif à 30 % si «un accord international ambitieux est trouvé en décembre » mais Bruxelles n'a pas donné plus de détails sur ses attentes en matière d' «ambition».

-d'aider les pays plus pauvres. L'UE estime que les besoins s'élèvent à une centaine de milliards d'euros par an à l'horizon 2020 et suggère d'octroyer une avance de cinq à sept milliards par an entre 2010 et 2012. Les 27 envisageraient une contribution immédiate comprise entre 0,5 et 2,1 milliards d'euros par an à compter de 2010. En échange, ils demandent aux pays en développement de contenir de 15 à 30% l'augmentation de leurs émissions de gaz à effet de serre.

• Les Etats-Unis, des objectifs modestes

PRETS A ACCEPTER : - une baisse de 17% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, par rapport à 2005. En choisissant 2005 et non 1990 comme date de référence, Washington se fixe des objectifs beaucoup moins élevés que l'Union européenne. Les émissions américaines ont cru entre 1990 et 2006 de 15%. Proposer de réduire de 17% le volume produit en 2005 revient pour les Etats-Unis à baisser seulement de moins de 4% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.

• Le Brésil, partisan d'un accord ambitieux

PRET A ACCEPTER : - une diminution pour 2020 de 20% de ses émissions par rapport aux niveaux de 2005. Le Brésil retrouverait un niveau d'émission équivalent à celui qu'il affichait en 1994.

- défend avec la France un texte commun pour obtenir à Copenhague une «réduction mondiale des émissions d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» , des objectifs ambitieux -sans qu'ils soient chiffrés cependant- à moyen terme pour les pays développés, et la création d'une Organisation mondiale de l'environnement.

• Le Japon, une exigence de réciprocité

PRET A ACCEPTER : - une réduction des émissions de 25 % d'ici à 2020 par rapport à 1990, à condition que d'autres pays prennent des engagements similaires. Tokyo n'a toutefois pas précisé ce qu'il entendait par «similaires» ni le nombre de pays nécéssaires à son ralliement.

Le Canada traîne des pieds

PRET A ACCEPTER : une diminution de 20% des émissions d'ici à 2020 par rapport à 2006. En optant pour 2006 comme date de référence, le Canada ne s'astreint en réalité qu'à baisser de 3% ses émissions par rapport à 1990.

 

LES PAYS QUI REFUSENT DES ENGAGEMENTS CONTRAIGNANTS

• La Chine, priorité à la croissance

PRETE A ACCEPTER : - une réduction de son «intensité carbonique» (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005. Concrètement cela veut dire que l'économie chinoise continue de croître, ses émissions augmenteront toujours mais à un rythme plus lent. L'impact de cette promesse, qui dépend de la croissance des années à venir, est délicat à déterminer.

DEMANDE aux pays développés : - des aides substantielles pour les pays du Sud

- des objectifs plus ambitieux, 40% d'émissions en moins par rapport à 1990 à l'horizon 2020.

• L'Inde, ne pas freiner la croissance

ACCEPTE : - une réduction son «intensité carbonique» de 20 à 25% d'ici 2020 par rapport à 2005

-irait plus loin si Copenhague débouche sur un accord satisfaisant mais ne précise toutefois pas quels sont ses critères pour mettre davantage sur la table.

DEMANDE aux pays développés : une réduction de leurs émissions d'au moins 40% d'ici 2020, mais ce chiffre pourrait être négociable.

• L'Arabie Saoudite, défendre l'intérêt des pays pétroliers

DEMANDE : - des compensations pour les pays producteurs de pétrole, car la signature d'un accord à Copenhague fera sans doute chuter la consommation des énergies fossiles

-des transferts technologiques

-des promesses d'investissement de la part des pays développés.

-Défend l'usage des technologies permettant l'enfouissement et la capture de CO2 pour permettre de continuer à employer les énergies fossiles.

• L'Afrique, obtenir une aide financière

DEMANDE aux pays développés: - des compensations. Les pays africains dévoileront à Coipenhague le montant des aides recherchées mais selon des rumeurs, leur demande pourrait s'élever au minimum à une centaine de milliards de dollars par an d'ici 2020.

- des aides technologiques pour faire face au réchauffement et développer une économie préservant l'environnement

 

LES AMBIGUS

• La Russie, une baisse en trompe l'œil

PRETE A ACCEPTER : une réduction de 20 à 25% d'ici 2020 par rapport à 1990. Cet objectif permettra en réalité à Moscou d'augmenter ses émissions entre 2007 et 2020. En 2007, la Russie a déjà surpassé l'objectif qu'elle annoncera à Copenhague : ses émissions ont baissé de 33,9% par rapport à 1990 suite à l'effondrement économique qui a suivi la disparition de l'URSS. Atteindre -25% d'émissions en 2020 par rapport en 1990 équivaut à émettre de 13,5% de gaz en plus par rapport à 2007.

29.11.2009

Collecte nationale de la Banque Alimentaire

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Vendredi 27 novembre et samedi 28 novembre 2009 ont eu lieu les journées de collecte nationale de la Banque Alimentaire en faveur des plus nécessiteux. À l'appel de Madame Florence Gerbal, Adjointe au Maire du VIIème de Paris – en charge des Associations; et de mon ami Thibault de Maäyer, je me suis rendu dans divers supermarchés pour aider à cette collecte.

Vendredi après-midi, je me suis rendu dans la chaine de magasin Ed, pour pouvoir apporter un peu d'entraide comme je le pouvais à la Banque Alimentaire. Avec Thibault de Maäyer et Camille Masson nous avons pu participer à la collecte et avoir un échange je dois dire positif avec les personnes venant acheter dans le magasin. Je dois avouer que donner de son temps et participer à une cause comme celle de la Banque Alimentaire ne vous laisse pas de marbre.

Samedi j'ai donné toute ma journée pour participer à la collecte, toujours sous l'égide de Thibault de Maäyer. Ceci entre le Casino du Boulevard de Vaugirard (75014) et le Franprix de la rue Saint Dominique (75007). Dans l'après-midi, nous avons été rejoins par Antoine de Jerphanion, Responsable des Jeunes UMP de Boulogne-Billancourt (92) et Vice-Président de l'UMP Lycées.

Le dernier week-end de novembre a lieu tout les ans cette collecte nationale en faveur de la Banque Alimentaire, où je dois dire que se dire qu'au XXIe siècle des gens sont encore dans le besoin m'attriste toujours un peu. L'espoir que la faim dans le monde touche à sa fin reste pour moi un idéal qui risque de durer encore un peu. Rendez-vous est prit pour la prochaine collecte nationale de novembre prochain.

Romain BONGIBAULT

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