vendredi, 16 décembre 2011
Nouveau départ :)
Chers Lecteurs,
Veuillez dorénavant me retrouver sur mon nouveau blog à l'adresse suivante :
http://romainbgb.wordpress.com
Je vous retrouve très vite sur cette nouvelle adresse pour continuer ensemble l'aventure !
Cordialment,
Romain.
14:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 12 décembre 2011
39/8 = La fièvre du dimanche !
La fièvre monte dans la 2ème circonscription parisienne !
À la lecture du sondage parut hier dans le Journal du Dimanche, en ajoutant la tribune du jour de Rachida Dati dans Le Monde d'aujourd'hui, un petit billet m'est venu en tête. Les élucubrations de la deuxième circonscription de Paris commence à prendre de l'ampleur, et la candidature d'Alain Lambert n'est plus la seule raison de l'emballement médiatique. Pas une seule semaine ne sera donc épargner sans qu'un nouvel épisode arrive au cœur de la circonscription.
La lecture du sondage parut dans le JDD d'hier, tient d'abord à nous informer des résultats du premier tour de la législative de juin prochain au sein de la circonscription. C'est là que l'on se rend compte que François Fillon obtiendrait 39% des voix en tête face à la candidature socialiste qui obtiendrait 29% des voix. Deuxième surprise, Rachida Dati obtiendrait 08% des voix, soit le même score que le candidat d'Europe Ecologie Les Verts. Alain Lambert obtiendrait 05% des voix et le candidat du Front National quant à lui 02%.
Autre lecture importante du sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, c'est le fait de la monté du Parti Socialiste au sein de la circonscription. On voit une nette progression de son score entre la législative de 2007 (29%) et l'élection régionale de 2010 (44,9%). Ce qui montre bien le changement démographique de la circonscription. En effet le regroupement du 5ème, 6ème, et 7ème arrondissement parisien au sein de la même circonscription parisienne donne un renouveau aux habituels scores favorable à la droite.
Les lecteurs du Monde d'aujourd'hui ont pu avoir en guise de « Points de vue », une tribune signée par la Maire du VIIème arrondissement parisien, Rachida Dati. « Votre arrivée est une faute, une faute triste. » Le ton est donné dès le début de la tribune où l'on sent un vrai plaidoyer anti-Fillon de la part de l'ancienne Garde des Sceaux à l'encontre de son ancien patron. La chose est donc entendue : Rachida Dati ne veut pas de la venue de François Fillon sur son territoire et le fait savoir ! La chose est dite : le parachutage du Premier Ministre dans la deuxième circonscription de Paris n'est pas à son goût.
« Vos chargés de mission sur le terrain pourraient entendre ce que j'entends sur les marchés parisiens. Le courage chez Nicolas Sarkozy c'est quand "Rachida" a succédé à Edouard Frédéric-Dupont. » - Rachida Dati, Le Monde – 12 décembre 2011.
Trois ans après son parachutage pour les Municipales de 2008 au sein du VIIème arrondissement, Rachida Dati tient à faire savoir sa légitimité pour la législative dans la 2ème circonscription parisienne.
Je ne prendrai le parti de personne je voulais juste à travers cette note faire un petit état des lieux du week-end et donner des nouvelles du front de la deuxième circonscription parisienne. En tant qu'électeur, citoyen et membre du parti de la majorité présidentiel je voulais partager avec vous ses petites confidences.
Suite au prochain numéro ;)
Romain BONGIBAULT – 12 décembre 2011.
18:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dati, fillon, lambert, ump paris
jeudi, 08 décembre 2011
@AlainLambert
À l'invitation de Véronique Delvolvé-Rosset, je me suis rendu hier soir au diner-débat qu'elle co-organisait avec Anne-Sophie Godfroy dans un restaurant de la deuxième circonscription parisienne. L'invité était Alain Lambert, ancien ministre du Budget du Gouvernement Raffarin, actuel Président du Conseil Général de l'Orne.
L'introduction de Véronique Delvolvé-Rosset est faite sur le thème de la rencontre entre l'élu d'arrondissement et le ministre. À l'époque, au cours d'une réunion entre blogueurs, en 2005, où le ministre intervient, Véronique Delvolvé-Rosset y fait sa rencontre. La connexion entre l'élu et les nouvelles technologies sont déjà là ! Le contact entre les deux se créer à ce moment là, pour se retrouver en 2011 dans ce contexte de la première TweetCampagne de France lancée par Alain Lambert.
Anne-Sophie Godfroy pour sa part revient sur une réflexion plus général de la crise et des finances autour du budget de l'Etat et de ses sujets.
Alain Lambert se livre sans détour dans un petit discours introductif avant de se lancer dans le débat avec la salle. Il précise qu'il a diner au préalable pour pouvoir se rendre disponible et répondre aux questions pendant que l'on dine. Tout un concept et un réel échange qui commence ce soir.
Au préalable quelques clefs sont données par Alain Lambert pour la suite avant le début de l'échange avec la salle.
Une crise financière cache le plus souvent une crise politique ; situation des finances publiques est souvent un élément essentiel. Vous perdez votre liberté, qui est un élément essentiel de la démocratie, suffit de voir ce qui se passe avec le peuple grec aujourd'hui.
Un contrat social tacite entre les peuples et leurs représentants : ils peuvent les juger. C'est là que l'on remarque que la question du déficit et de la dette ne se perçoivent pas ici.
Partir de l'idée que l'on va parler de la génération présente au dépend de la suivante qui ne vote pas est l'idée générale que se font les politiques. La place des relations inter-générationnelles est complètement omise.
Un petit rappel sur le fait que l'Etat correspond seulement à 35% de l'action publique, chose que l'on a tendance a oublié. Ce qui fait que l'action publique consomme plus que les 100% que les français ont produit. Il faut revenir à un discours plus simple au sujet de la dette. Il faut instruire les français que leur dépense est vertueuse, elle est prise dans leur poche, ce qui entraine tacitement une baisse de leur niveau de vie.
Ce qui rappel que les crises financières ont dégénérées en guerres mondiales à une certaine époque. À un moment donné les peuples se révoltent contre leurs dirigeants, ce qui est démontré par les événements européens de ces derniers mois. La dégradation du développement est telle que ça peut arriver plus vite que l'on ne croit. Il faut redevenir raisonnable ! L'exemple des ménages français sur-endettés qui sont sous le contrôle des agents de la Banque de France sont pris en exemple par le ministre Lambert. Le même travail doit être fait par une autorité de contrôle européenne pour les Etats qui ne respectent pas le contrat.
Dernière remarque du ministre Lambert, qui rappel qu'il sera inévitable après l'échéance présidentielle de mai prochain d'avoir une augmentation des impôts permettant du coup de limiter les dépenses publiques de l'Etat. C'est au travers de cette perspective là que la France peut reprendre la main sur son économie et redevenir lors des deux prochains quinquennats à une stabilité économique la remettant dans la reconquête du monde.
L'échange avec la salle commence avec des questions ayant pour thèmes la crise financière essentiellement et tout ce qui sont ses corollaires. Un vingtaine de questions allant de la sécurité sociale, la dépense et la recette, les liens inter-générationnels, la dépense publique, la règle d'or, la justice sociale et la discipline budgétaire se sont succédées pendant plus de deux heures.
La question du choix du candidat pour la présidentielle a bien évidemment été évoqué, puisque quelques heures avant le diner-débat, François Bayrou avait lancé officiellement sa candidature à la magistrature suprême. En 2002, Alain Lambert avait décidé de soutenir Jacques Chirac, ce qui lui a permis de rentrer au Gouvernement Raffarin en tant que ministre du Budget. En 2007, son choix s'est porté vers le candidat Sarkozy qui semblait selon lui le plus apte à exercer la fonction présidentielle. Son choix fut vite déçut lorsqu'il vit les premiers pas présidentiels qui pour lui sont signe avant coureur d'une mauvaise gestion, qui sera avéré selon lui par la suite.
De tradition chrétien démocrate, membre depuis toujours de l'UDF, il a décidé en juin dernier de se rapprocher de François Bayrou en lui apportant son soutien pour sa candidature. Un long échange et une collaboration sur le domaine financier a été conclu entre les deux hommes afin d'entrevoir une solution de sortie de la crise économique dans le programme du candidat Bayrou.
En guise de conclusion, et comme personne n'a eu l'impertinence de la poser, Alain Lambert revient sur sa décision de se présenter à la législative de juin prochain dans la deuxième circonscription parisienne. Du fait du redécoupage électorale il s'est rendu compte qu'il résidait au cœur de la deuxième circonscription, lieu même où Rachida Dati et François Fillon brigue la chaise au Palais Bourbon. En conciliateur, il désire se présenter en lançant la première TweetCampagne de France, permettant ainsi de rassembler tout le monde autour de lui.
Encarté à l'UMP depuis 2006, membre du comité départemental UMP Paris depuis 2008, je reste fidèle à ses valeurs et au pacte républicain passé au moment de la campagne présidentielle de 2007 entre le candidat Sarkozy et les français.
En tant que blogueur, et en tant que citoyen, j'ai accepté l'invitation qui m'a été faite afin de pouvoir rencontrer Alain Lambert. Je dois avouer que malgré ce que beaucoup peuvent penser je ne ferais pas sa campagne. Néanmoins je reste vigilant à ces propos, qui sont précieux dans cette période de crise tant nationale, que locale. Avant la législative de juin prochain, il y a l'élection présidentielle en mai ! C'est avant tout vers cette dynamique là que les forces doivent aller, puisque l'élection présidentielle sert de garde-fou à la législative qui lui succède. En tant qu'électeur et électron libre de la deuxième circonscription de Paris je tiens à rappeler que l'unité vaut mieux que la division !
Reste à savoir maintenant quand Nicolas Sarkozy se décidera enfin à recevoir Rachida Dati (après avoir annulé 3 rendez-vous) et quelle décision sera prise à l’issue de cette rencontre. Le soutien du Chef de l’Etat jouera – je pense – un peu dans la décision de l’un et de l’autre pour la candidature et l’investiture UMP pour la législative de 2012.
Affaire à suivre !

Romain BONGIBAULT – 08 décembre 2011
19:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain lambert, véronique delvolvé-rosset, deuxième circonscription paris, modem
dimanche, 04 décembre 2011
Petite réunion entre amis
Vendredi soir les jeunes UMP de la 2ème circonscription de Paris (Ve, VIe, et VIIe arrondissements parisiens) avaient rendez-vous avec leurs deux députés à l'Assemblée Nationale pour une rencontre en toute amitié. C'est donc à l'invitation de Mme Martine Aurillac (députée de la 3ème circonscription de Paris) et de M. Jean Tiberi (député de la 2ème circonscription de Paris) que la rencontre a pu avoir lieu.

Un petit point s'impose pour comprendre comment il est possible d'avoir deux députés dans la même circonscription.
Il faut revenir sur la réforme territoriale qui a été adoptée en 2010, qui tient compte des évolutions démographiques (notamment sur Paris) pour comprendre tout ça. Puisqu'en effet nous avons en vue des législatives de 2012, dix-huit circonscriptions parisiennes contre vingt-et-une auparavant. La 3ème circonscription de Martine Aurillac comprenant le nord du VIe arrondissement ainsi que le VIIe arrondissement, disparaît au profit de la nouvelle 2ème circonscription de Paris. Celle-ci qui auparavant était celle de Jean Tiberi et comprenait le Ve arrondissement et le sud du VIe arrondissement. Une nouvelle 2ème circonscription parisienne verra donc le jour en 2012, qui pour les connaisseurs ira du Musée Branly à la Gare d'Austerlitz.
Tout l'enjeu de la nouvelle 2ème circonscription parisienne est donc là, ce que Rachida Dati et François Fillon ont donc compris pour que la majorité présidentielle puisse conserver cette circonscription lors de la législative de 2012.

Pour en revenir à la réunion, nous avons été accueillis par Mme la députée Aurillac, au sein de l'Assemblée Nationale, sur ses terres, puisque le Palais Bourbon est situé dans le VIIeme arrondissement parisien. Après une brève présentation de Madame Aurillac, un réel échange avec la salle s'est crée afin que tout les thèmes possibles puissent être abordés. Dans un souci de clarté, le cas de la législative de juin prochain a été mis de côté pour se concentrer sur des thèmes plus nationaux.
Monsieur le Député-Maire Jean Tiberi nous a ensuite rejoint avec son fils Dominique, qui est élu du Veme arrondissement, mais également au sein de l'UMP le délégué de la nouvelle 2ème circonscription parisienne.
Tour à tour, Madame Aurillac et Monsieur Tiberi se sont livrés au jeu des questions-réponses avec les jeunes de la circonscription. Dans un premier temps les thèmes de la fraude sociale, de la place des droits de l'homme, ainsi que de la justice ont été évoqués avec Madame Aurillac.
Dans un deuxième temps, avec Monsieur Tiberi, les thèmes de l'axe franco-allemand, du discours prononcé jeudi à Toulon par le Président Sarkozy, ainsi que la Mairie de Paris ont été évoqués. En guise de conclusion de la réunion Dominique Tiberi a tenu a rappelé la place de l'engagement politique et la place des jeunes au sein du parti en vue des élections de 2012.
Ce fut donc en toute amitié que les jeunes populaires de la 2ème circonscription parisienne ont pu passer un moment cordial avec les élus. Rendez-vous dès maintenant sur le terrain ! Place au tractage, collage et réunion qui font de l'activité militante la vraie vie du parti !
Romain BONGIBAULT – 04 décembre 2011.
21:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tiberi, aurillac, 2eme circonscription paris
samedi, 03 décembre 2011
Petit rectificatif
Suite à ma note en date du 10 novembre 2011, intitulée "2eme circonscription de Paris", je souhaite apporter une petite précision.
Je tiens à faire savoir qu'au sein de la Mairie du VIIe arrondissement parisien, deux groupes distincts issues de la majorité municipale se font dorénavant front ! Le vote du budget pour l'année 2012 a été un point d'orgue de la séparation au sein de la majorité municipale. En effet Mesdames Namy-Caulier, Leroy, Gerbal-Mieze, de Léontoing, Messieurs Dumont, Michel se sont abstenu lors du vote. Notons que Jean-Philippe Hubin s'est abstenu également lors du vote. Contrairement à ce qui est relayé dans la Presse, il y a bien sept élus de la majorité municipale qui se sont abstenu lors du vote.
Le premier groupe soutient Mme le Maire réunit autour de lui Mesdames Emmanuel Dauvergne et Sonia Ledoux ainsi que Messieurs Thierry Hodent et Jean-Philippe Hubin.
Le deuxième derrière l'ancien Maire, M. Michel Dumont, a décidé de prendre ses distances avec Mme le Maire. Celui-ci regroupe en plus de M. Dumont, Mesdames Martine Namy-Caulier, Annick Leroy, Florence Gerbal-Mieze, Sylvie de Léontoing, ainsi que Monsieur Philippe Michel.
Le sénateur M. Yves Pozzo di Borgo (Nouveau Centre) et l'adjoint au Maire, M. René-François Bernard ont pour le moment pris des distances en ne rejoignant officiellement aucun des deux groupes issues de la majorité municipale.
L'élue du MoDem, Madame Véronique Delvolvé-Rosset et l'élue du Parti Socialiste, Madame Laurence Girard complète l'équipe du conseil d'arrondissement du VIIe arrondissement parisien.
La législative de 2012 au sein de la 2eme circonscription parisienne est donc lancée !
Romain BONGIBAULT - 03 décembre 2011
15:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 21 novembre 2011
Matthieu Lamarre : un peu de 2.0 au MoDem !
Cher Lecteur,
à travers mon militantisme politique je me rend compte de la place que prend les réseaux sociaux au sein de la vie politique française ces derniers temps. À cela on peut ajouter également à travers eux, des responsables web et media sociaux. C'est pourquoi je me suis orienté, au départ, dans l'idée d'interroger les protagonistes issus de trois partis politique français : L'UMP, le Parti Socialiste, et le MoDem.
Étant encarté UMP je me suis dit ce serait facile d'avoir un petit échange avec l'un des responsables web en charge des media sociaux. J'ai donc pris contact avec l'un d'eux : Baptiste Roynette. Mais contre toute attente, je dois signaler que l'UMP refuse que la communication soit fait là dessus, et je suis donc rester bredouille de toute interview de sa part.
Dans un deuxième temps, je me suis adressé via le réseau social Twitter, à Valerio Motta, responsable web et social media au Parti Socialiste. Une première approche est créée, mais très vite il me propose de faire l'interview « via sms » … Aller comprendre … Donc j'arrive tout de même à le convaincre d'avoir un début d'interview, mais cela restera sans fin. En effet je suis toujours en attente de son appel ou d'un mail de sa part pour conclure l'interview.
C'est à ce moment là qu'entre en scène le MoDem ! Suite à mes deux précédentes tentatives, je me dis qu'il ne faut pas rester bloquer sur ces deux partis politiques. Et donc je me tourne de nouveau sur Twitter sur ma liste de personne pour contacter le responsable web. C'est là qu'avec écoute et diplomatie, Matthieu Lamarre accepte ma proposition d'interview !
Je partage avec vous cette rencontre et attendons la suite si les deux autres intéressés veulent donner suite à leurs interviews avortés!
Bonne lecture !
Romain BONGIBAULT - 21/11/2011
Matthieu Lamarre : un peu de 2.0 au MoDem !

Portrait
Jeune de 22 ans, rien ne prédisposait Matthieu a être en charge de la politique web et des médias sociaux du MoDem. Titulaire d'un Baccalauréat Littéraire, c'est la voie de la Licence d'Histoire à Paris IV La Sorbonne qu'il choisit pour débuter ses études. En parallèle de ce cursus, il effectue des stages en entreprise qui vont l'emmener auprès du groupe l'Express et du magazine l'Etudiant.
Tout ceci se passe en 2006, date à laquelle l'engagement en tant que militant politique commence à germer pour Matthieu. C'est donc vers la personnalité de François Bayrou et de l'UDF de l'époque, que son choix se porte.
Originaire de l'Essonne, il commence son militantisme avec la campagne présidentielle sur Paris pour ensuite rejoindre le MoDem, nouvellement créé en 2007. C'est dans cette même dynamique qu'aux législatives de 2007 il poursuit son engagement politique qui aboutira lors de la municipale de 2008 avec le candidat Jean-François Vigier (MoDem) à Bures-Sur-Yvette (Essonne).
C'est là qu'un nouvel axe s'offre à lui, en devenant le directeur de campagne du candidat et son colistier. Face à la liste de rassemblement tirée par un Modem, une liste d'union de la droite et une d'union de la gauche se présentent. Le deuxième tour voit la victoire de Jean-François Vigier, avec 22 voix d'avances sur la liste divers gauche. Il devient ainsi l'un des plus jeunes adjoints au Maire franciliens à l'âge de 19 ans, avec la délégation de la jeunesse et de la vie étudiante.
Notons la présence de la Faculté de Paris XI – Orsay sur la commune de Bures-Sur-Yvette, faisant part de la Communauté d'agglomération du plateau de Saclay, chère à la réforme universitaire engagée par Valérie Pécresse, alors ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur.
En août 2009, il devient journaliste et responsable web à la Mairie de Massy (Essonne), en profitant pour se rapprocher de sa commune et de son mandat. Une expérience d'une année au cours de laquelle il comprend que la vie de fonctionnaire bien réglé n'est pas faite pour lui. Il présente sa démission à l'été 2010 pour faire son retour sur Paris et dans le monde journalistique en rejoignant Le Monde de l'Education que vient de lancer l'ancien directeur de la publication du groupe L'Etudiant avec qui il travaillait.
À la même époque l'équipe de François Bayrou lui propose le poste de responsable web du MoDem. Après trois mois (septembre-novembre) au groupe Le Monde, hésitant entre le journalisme et la politique, son choix est fait : ce sera la politique.
C'est à ce moment là qu'il rejoint François Bayrou (« un homme vrai ! ») et son équipe pour se charger de la communication web et social media. Ce qui fait de lui, sauf erreur de ma part, l'un des plus jeune responsable de communication d'un parti politique français.
Pourquoi ce choix d'être responsable web et social media du MoDem ?
Le MoDem hésitait entre un responsable web qui ait une vision technique ou une vision éditoriale de la communication sur internet. Leur choix se portera sur le profil journalistique de Matthieu. Cohérent dans un parti où l'on aime peser ses mots et où l'on attache une valeur particulière à la défense de la langue française.
C'est donc ce choix éditorial là tout naturellement qui a émergé. Une certaine façon de pas répéter cinq fois la même chose comme il tient à me le préciser de manière humble. Un vrai rapport de confiance doit se créer dans ce monde de culture de masse, avec une volonté de rapporter fidèlement ce que dit la société. C'est ce qui a fait la force du MoDem et de ses candidats aux diverses élections, qui sont issus pour la plupart de la société civile. Cela crée forcément un rapport de confiance différent avec les gens, et permet le développement du dialogue. Ainsi, le site internet du MoDem est le seul d'un parti politique en France où l'on peut laisser des commentaires aux articles.
Un autre élément a pris une place particulière dans la sphère media social du MoDem : les réseaux sociaux ! Twitter a eu une place toute particulière de choix pour le Modem dans l'expansion de son image sur le net. C'est le seul compte politique sur le site où l'on peut observer que deux tiers des gazouillis effectués sont des réponses directes à des twittos. Ce qui n'est pas le cas actuellement pour les comptes de l'UMP et du Parti Socialiste. Une vraie mobilisation vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept est présente afin d'assurer ce service.
Ce qui bien entendu a pour le coup sidéré les gens de voir une réponse directe et franche et une discussion réelle se créer avec un parti politique français. C'est à travers cela qu'un dialogue peut être engagé, ce qui demande bien sur une certaine phase d'humilité.
C'est là que Matthieu nous rappelle le fait qu'il faut jouer le jeu et suivre de près les gazouillis postés par les twittos ; « Un vrai rapport d'égal à égal se crée. » Matthieu me cite en exemple le moment où la proposition de loi sur le mariage homosexuel a été voté à l'Assemblée National. Il a fallu réagir tout de suite sur l'abstention de François Bayrou. Ce dernier fait alors le choix de répondre personnellement sur son compte, ou alors de laisser son équipe s'en charger en le précisant en signature [CM]. Ce qui implique une veille intense et de prendre le soin de répondre à tout.
Pour en finir avec Twitter, rappelons que François Bayrou a organisé la première Twinterview : un débat via ce réseau social afin de répondre pendant une heure librement aux questions qui lui était posées aux préalable sur son compte. Il a joué le jeu en toute honnêteté pendant une heure et quart avec un débit de 65 gazouillis/heure, avec plus de 400 mentions. Il c'est réellement pris au jeu, et son équipe a pris la suite pour répondre aux autres gazouillis auxquels François Bayrou n'avait pas pu répondre à la fin du débat.
Un autre réseau social lancé cet été et sur lequel François Bayrou a voulu tout de suite marquer sa présence : Google +. Puisque sur ce réseau social il a été l'un des premiers hommes politiques au monde à ouvrir un compte, aux côtés d'un candidat républicain américain à la présidentielle et d'un canadien.
Le poste de Matthieu étant responsable web et social media, je lui ai donc naturellement demandé ce qu'il pensait de la place du web dans la politique et son impact dans une élection. C'est dans un premier temps dans une version positive et dans un second temps dans une version négative que l'on va décortiquer cela avec Matthieu.
Version POUR : le coté positif du web dans la politique !
Matthieu m'indique dans un premier temps la complémentarité avec le militantisme de terrain qui est fait avec le militantisme sur Internet. C'est ainsi que l'on revient ensemble sur la campagne que Barack Obama a lancé aux Etats-Unis d’Amérique en 2008 pour son élection à la Maison Blanche. C'est là que de nombreux outils de dialogue et d'organisation militante ont commencé à voir le jour.
Matthieu revient aussi sur la place des forums sur Internet, véritable lieu d'échange populaire sur le web. Il tient à rappeler leur importance pour construire une vraie présence sur le web. Un vrai message personnalisé et humain peut y être déposé. Pour Matthieu ceci est certes extrêmement chronophage pour le MoDem, mais témoigne de la façon différente dont le parti pense le web.
Version CONTRE : le coté négatif du web dans la politique !
Pour ce qu'il s'agit du coté négatif, Matthieu tient à pointer une certaine dérive qui l'inquiète. Il revient sur des outils de communication lancés aussi bien par l'UMP que par le Parti Socialiste sur Twitter. Ceux-ci permettaient en un instant T de diffuser le même message au travers des comptes de twittos différents, ces derniers ayant souscrit à l'application concernée. C'est l'effet mouton ou zombie me rappelle Matthieu, ce qui est à son sens irrespectueux des internautes et à l'opposé d'une pratique franche et humaine du dialogue sur les réseaux sociaux. Matthieu souligne que cette dérive est certes un bon coup en terme de visibilité pendant un très court instant, mais nuit à la crédibilité sur le web et les réseaux sociaux. C'est en tout cas à l'opposé du travail de discussion que mène le MoDem depuis un an.
* * *
Un grand merci à Matthieu Lamarre pour sa disponibilité et la franchise dont il a fait preuve tout le long de la rencontre.
18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : matthieu lamarre, françois bayrou, modem
jeudi, 17 novembre 2011
#Berlusconi
Après la chute du Gouvernement Berlusconi dimanche dernier j'ai tenu a rédiger un petit billet sur Silvio Berlusconi pour ne pas que l'on oubli comment l’entrepreneur et première fortune transalpine, est devenu un ténor politique en dix sept années de pouvoir.
Bonne lecture !
Romain BONGIBAULT – 17/11/2011
« J’ai décidé d’entrer dans le jeu et de prendre en charge l’intérêt général
car je ne veux pas vivre dans un pays anti-libéral,
gouverné par des forces immatures et par des hommes indissolublement liés
à un passé politiquement et économiquement désastreux »
Silvio Berlusconi, le 26 janvier 19941.
C’est ainsi que Silvio Berlusconi a annoncé son entrée en politique le 26 janvier 1994 par une cassette vidéo retransmise à la télévision. Son néo-parti, Forza Italia, créé pendant l’automne 1993 réussit à receuillir 8 millions de voix (21% des suffrages exprimés) aux élections législatives de mars 1994 et devient le premier parti politique italien.
L’entrepreneur italien Silvio Berlusconi est au centre du débat public en Europe. Sa nomination à la Présidence du Conseil des ministres pour la première fois en 1994 (bien qu’éphémère) eut l’effet d’une bombe dans le champ politique aussi bien transalpin qu’européen. Contre toute attente, Silvio Berlusconi a réussi à reconquérir le pouvoir en 2001 pour le conserver jusqu’à la fin de la législature en 2006. Le mélange de libéralisme et de néo populisme qui en a fait sa force, est devenu un modèle pour certain ou un anti-modèle pour d’autre.
L’entrée en politique de Silvio Berlusconi n’a rien de neuf, puisque cela fait plus de quinze ans que son nom est associé avec la vie politique italienne. En décembre 1992, dans un supermarché du Nord de l’Italie il affirmera sa volonté de descendre dans l’arene politique italienne : ce qui entraine une coupure net du monde politique italien en deux.
D’un côté une vision pessimiste de Silvio Berlusconi, avec le problème des conflits d’intérets et le fait qu’il ne soit pas juste que cette personne est un poste aussi élevé.
De l’autre, en Italie est apparu un phénomène avec Berlusconi, qui ne s’est jamais présenté ailleurs et qui ne se présentera peut-être jamais.
Cela produit et soulève une véritable énigme : comment une apparition aussi soudaine que celle de Forza Italia dans le système partisan a-t-elle pu s’enraciner aussi durablement dans le système politique ?
Une grande partie de l’opinion publique européenne libérale et radicale, particulièrement en France et en Allemagne, s’est posé la question sur la valeur de la victoire de Silvio Berlusconi aux élections législatives de 2001. Les méthodes qui l’on porté au pouvoir et la nature de son projet ne sont elles pas les nouvelles forces d’un modèle limité de démocratie européenne, la plus ambitieuse des nombreuses réponses populistes aux mal-être du continent ?
L’effet de bombe provoqué par cette émergence soudaine dans la plus haute sphère politique italienne de Silvio Berlusconi renvoi à l’épineux problème du pouvoir politique dans un pays comme l’Italie. La problématique centrale du débat est reprise dans divers ouvrages aussi bien en France qu’en Italie. De nombreux spécialistes se sont penchés sur la question afin de savoir « Comment l’Italie a-t-elle pu accoucher du phénomène Berlusconi ? »2.
La première séquence occupe une petite année de 1993 à 1994. La seconde séquence lui sera plus prolifique sur la durée car se sera l’unique Président du Conseil depuis la proclamation de la République italienne (1948) qui exercera son mandat jusqu'à la fin (2001-2006) ainsi que celle de son retour (2008-2011).
C'est là où la place jouée par l’empire médiatique de Silvio Berlusconi et le fait d’observer l’utilité dont il use a eu une impact dans la conquête du pouvoir et les foyers italiens. L’ambivalence qu’il exerce sur la scène transalpine devient très vite une ambiguïté dont beaucoup se demandent comment cela est possible. Le chef d’entreprise devenant président du Conseil cela serait-il une exception italienne ou Silvio Berlusconi a-t-il ouvert la voix à de nouvelles perspectives européennes voir mondiales ?
Mais il faut rappeler la fraîcheur et l’innocence de la République italienne afin de lui laisser le bénéfice du doute en ce qui concerne la légitimité des gouvernements qui seront élus.
La prédominance du parti de la Démocratie Chrétienne (avec d’autres facteurs) durant les premières décennies de la République italienne joue un rôle primordial. Dès lors, le rôle exercé par le Parti Communiste italien tient aussi une place importante, notamment dans le contexte de guerre froide dans lequel le monde et l’Europe se trouve au sortir de la Seconde guerre mondiale.
Sur cet effort de reconstruction que l’Italie renaît de ses cendres et doit faire peau neuve suite aux deux décennies fasciste, ce qu’elle choisit en proclamant le 1er janvier 1948 la République italienne, quatre-vingt ans après avoir formé son Unité. Ce qui démontre bien la fragilité de l’Italie en ce qui concerne le système politique en place et la difficulté de cette dernière à maintenir en place le pouvoir. La Rome antique demeure le modèle parfait pour tout un chacun.
Mais tout ceci est un autre débat qui n’a pas lieu d’être ici, mais dont il été important de connaître les éléments afin de poursuivre l’étude de ce mémoire.
À mon sens la phase politique de ces dernières décennies la plus importante au sein de l’Italie, serait bien celle sur le scandale politico financier « Mani Pulite » qui éclaboussa l’Italie des années ’90. S’il est une date à partir de laquelle on peut partir afin de comprendre Silvio Berlusconi ce serait ce moment là, qui avec la fondation de son empire permet l’accession à l’une des plus hautes sphères du pouvoir italien.
Douze milliards huit cents millions de dollars… Le 15 juin 2000, une dépêche provenant de New York égrène les noms des hommes les plus riches du monde établie annuellement par le magazine nord-américain Forbes. Dès la vingt troisième ligne apparaît la plus grosse fortune d’Italie : Silvio Berlusconi. A cela s’ajoute une source de 2007 publiée par la Chambre des Députés italienne qui fait état de 28 millions 033'122 euros déclarés au Fisc italien par M. Berlusconi.3
Le mémoire s’attachera à le fait d’étudier la résistible ascension de Silvio Berlusconi sur la péninsule transalpine, à voir comment il a pu faire main basse sur l’Italie ? Le phénomène Berlusconi dont l’Italie a accouché lui serait-il propre ou pourrait-il être possible de le retrouver dans un autre pays européen ?
L’émergence brutale de Forza Italia est liée aux profondes transformations du système partisan qui ont abouti à ce que l’on appelle la Seconde République. C’est à la suite de ses transformations que le parti et son leader ont émergé. Ils ont en fait profité de la crise générale du système politique de la Première République. Cette crise, soudaine et dramatique, entraîne l’effondrement des partis de gouvernement et témoigne de l’envie de changement présente dans la société italienne.
L’émergence de Forza Italia ne peut pas être comprise si on ne considère pas le rôle personnel de Silvio Berlusconi. En effet, l’émergence de ce parti est entièrement liée aux ressources, au statut et aux intérêts économiques et politiques de son leader-fondateur.
En 1994, Berlusconi et Forza Italia ont construit leur image en opposition et en contraste par rapport à l’ancien régime politique. On suppose donc que leur succès a ses origines dans l’échec du système politique de la Première République. Cette déduction amène un certain nombre d’éléments à expliquer et à analyser.
La généalogie du parcours de Silvio Berlusconi met en évidence deux moments dans la construction du personnage publique. D’abord il y a la longue marche de l’entrepreneur de plus de trente ans (1961-1993) qui lui permet de former un empire de communication, la Fininvest, qui demeure propriété familiale. La suite contient le blitz et le succès politique, durant la dernière décennie (1994-2006), marque la rapide et surprenante conquête du pouvoir politique avant l’exercice, à deux reprises, du poste de Président du Conseil des ministres.
La place de leader politique de Silvio Berlusconi, telle qu’on la connaît aujourd’hui, au sein de la vie politique italienne n’a pas été une mince affaire. Etant donné la forte présence dans les années ’90 de deux coalitions très fortes : celle de la DS (Democrazia di Sinistra) et celle surnommée CAF en honneur de ces dirigeants (Craxi ; Andreotti ; Fanfani).
Une remarque me vient à l’esprit concernant l’éclatement de l’Etat et de la représentation politique. Après le 13 novembre 2011 il faudra aux hommes qui dirigeront l’Italie du courage, de l’autorité, de l’opiniâtreté, pour faire taire ceux qui croient inéluctable le déclin de ce beau pays.
Tout ce que Silvio Berlusconi aura pu faire en dix sept années de politique restera oublié dans la mémoire collective ! Ne restera que le bling bling et le bunga bunga, au détriment des huit années à la tête de la Présidence du Conseil des ministres italiens. Rappelons qu'il est le seul Président du Conseil, depuis la proclamation de la République italienne en 1946, a avoir été au pouvoir jusqu'à la fin de la législature ! Chose que l'on ne verra pas de si tôt en Italie …
Mais face à la crise, l’Italie dispose de considérables gisements d’intelligence, de talent et d’inventivité qui dans la société transalpine, comme dans une partie de ses cercles dirigeants, malgré la détestation dont ces derniers pâtissent. En effet, le salut ne viendra pas seulement de la société civile, comme le prétend certain répandu en Italie et à l’étranger.
La débrouillardise, le dynamisme et l’ingéniosité ne suffiront pas pour relever les défis économiques, scientifiques et technologiques de notre temps. Cela suppose que les élites italiennes sachent refonder leur légitimité et que la crise de la représentation politique soit résolue. Ce qui représente deux des défis récurrents qui jalonnent et orientent la trajectoire de ce pays.
L'équipe gouvernementale de Mario Monti a prêté serment hier matin au Palais du Quirinale devant le Président Napolitano. C'est donc parti pour les seize techniciens que compose le Gouvernement Monti I de se lancer dans les réformes pour que l'Italie sorte de la crise. Super Mario à vous !
Sources :
1 La discesa in campo, Silvio Berlusconi in Una Storia Italiana, pp. 76-77, mars 2001.
2 LAZAR, Marc, L’Italie à la dérive, le moment Berlusconi ; Paris : Editions Perrin, mars 2006.
3 Site Internet du quotidien italien Corriere della Sera du 17.04.07 : http://www.corriere.it/Primo_Piano/Politica/2007/04_Aprile/17/redditi_deputati_camera.shtml
00:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


