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20.03.2008
Les présidents de conseils généraux élus aujourd'hui
Ce «3e tour» des cantonales devrait entériner la victoire de la gauche dans au moins huit départements.
C'est le «3e tour» des cantonales : l'élection des 101 présidents de conseils généraux de chacun des départements de France métropolitaine et d'outre-mer. Et cette année, la gauche, qui dirigeait 51 départements contre 50 à la droite, devrait en sortir grande gagnante, avec pas moins de 8 nouvelles présidences.
Les basculements et les symboles
Premier et plus médiatique des nouveaux patrons de départements : François Hollande, qui arrache la Corrèze, bastion chiraquien, à la droite. Idem pour les Deux-Sèvres, le département de Ségolène Royal, où un socialiste, Eric Gautier, sera élu pour la première fois depuis 1970 à la tête du conseil général.
Autre place-forte tombée dans l'escarcelle du PS, l'Ain, dont la présidence devrait être attribuée au conseiller général PS de Bourg-en-Bresse, Rachel Mazuir.
Cinq autres départements sont assurés de passer à gauche. En Indre-et-Loire, Claude Roiron, une élue de Tours, deviendra la deuxième femme socialiste à présider un conseil général. Christian Manable dans la Somme, Didier Arnal dans le Val-d'Oise, et Pierre Carmani dans le Lot-et-Garonne, compléteront la liste des nouveaux présidents PS.
Le PCF, qui devra céder la Seine-Saint-Denis à Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, a retrouvé la présidence de l'Allier, qu'il a détenue de 1998 à 2001, avec Jean-Paul Dufregne, conseiller général de Souvigny. Une consolation pour les communistes qui gardent ainsi, avec le Val-de-Marne, deux départements.
Les incertitudes et le jeu du Modem
Autre ces huit gains assurés, alliances ou question d'âge (en cas d'égalité, la présidence revient au doyen) peuvent permettre à lla gauche d'espérer l'emporter dans certains des quatre départements où elle détient exactement le même nombre de sièges que la droite, jusque là majoritaire.
En Côte-d'Or, le sénateur UMP Jean de Broissia, vice-président de l'Assemblée des départements de France, pourrait abandonner la présidence qu'il détient depuis 1994 et sa succession se jouerait alors entre François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée, et le socialiste Jean-Claude Robert. Ce sera du 50-50 également dans le Jura.
Dans les Hautes-Alpes, le conseil général à basculé à droite, en élisant au premier tour Jean-Yves Dusserre (UMP) comme président de l'assemblée, avec 16 voix contre 13 à Rémi Costorier, un élu indépendant soutenu par la gauche, et un vote blanc
Dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est également au bénéfice de l'âge que pourrait se dénouer l'élection. Le doyen est UMP, mais le PS Georges Labazée n'a pas perdu tout espoir. Seule certitude, le MoDem Jean-Jacques Lasserre a déjà perdu sa présidence. Un nouveau coup dur pour le parti de François Bayrou après sa défaite à Pau.
Le troisième tour pourrait aussi révéler quelques surprises en Aveyron, dans la Vienne et le Rhône. Enfin, même s'ils gardent la même majorité, certains départements changeront de président: la Charente-Maritime, avec le ministre UMP Dominique Bussereau, la Savoie, avec l'ancien ministre UMP de l'économie Hervé Gaymard, la Saône-et-Loire avec le socialiste Arnaud Montebourg.
11:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseils généraux, cantonales 2008






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