« 2.300 jours de prise d’otage pour Ingrid Betancourt : Où en sommes-nous ? | Page d'accueil | Traité européen : victoire du «non» en Irlande »
13.06.2008
La faible participation en Irlande fait craindre pour le traité européen

Le sort du traité de Lisbonne réformant les institutions européennes était incertain, vendredi 13 juin, compte tenu de la faible participation des Irlandais au référendum de ratification organisé la veille. En l'absence de chiffres officiels, la chaîne de télévision publique RTE a estimé que 42 % des électeurs sont allés voter, soit le minimum nécessaire, selon les instituts de sondage, pour que le oui l'emporte. Un faible taux de participation devrait favoriser le non, ses partisans étant plus désireux de se rendre aux urnes pour faire valoir leur point de vue. En 2001, l'Irlande avait rejeté le traité européen de Nice, avec une participation de seulement 34,8 %. Un second scrutin avait permis l'adoption du traité, mais cette fois, le gouvernement a promis qu'il n'y aurait pas de nouveau référendum.

Les bureaux de vote ayant fermé à 22 heures, heure locale (23 heures, heure de Paris), le dépouillement devait débuter vendredi matin à 9 heures, heure locale (10 heures, heure de Paris). Une première indication du résultat sera communiquée en fin de matinée avant les résultats définitifs attendus en fin d'après-midi. "On est sur le fil du rasoir, selon un membre du parti au pouvoir. Si [le taux de participation] passe à 45 %, cela ira très bien pour nous." "Le camp du oui croit que c'est dans la poche, a commenté pour sa part Mary Lou McDonald, député européenne du Sinn Féin, opposé au traité. Cela dépendra de la participation. Je pense que ce sera très serré."
Le non était arrivé en tête d'un sondage la semaine dernière, et la dernière étude en date ne le plaçait que légèrement derrière le oui. Si la plupart des formations parlementaires, les milieux d'affaires, la confédération des syndicats et un puissant lobby agricole ont fait campagne pour le oui, la complexité du texte a éveillé la méfiance des électeurs.
Après le rejet de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, les Vingt-Sept ont évité de recourir au référendum pour ce texte censé la remplacer, sauf l'Irlande, qui y est obligée par sa Constitution. Dix-huit pays membres de l'UE ont d'ores et déjà approuvé le traité, mais s'il n'est pas validé par les 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1 % des Européens, il ne pourra pas entrer en vigueur. Les gouvernements des autres pays européens ont annoncé qu'il n'y avait pas de "plan B". Le premier ministre français, François Fillon, a déclaré mardi soir que si le non l'emporte, "il n'y a plus de traité de Lisbonne, sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais".
11:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






Commentaires
C'est marrant, quand le peuple est d'accord avec les élites autoproclamées, c'est la fête, quand il ne l'est pas, il n'a pas le droit, il se trompe, et il faut revoter, ou alors on contredit son vote. Le traité de Lisbonne qui reprend le traité de Nice point par point est un déni de démocratie, c'est tout. C'est ça, il est question de démocratie.
Ecrit par : Amaury | 13.06.2008
Ecrire un commentaire