« 2008-07 | Page d'accueil
| 2008-07 »
03.07.2008
Traité de Lisbonne : le président polonais conditionne sa ratification à celle de l'Irlande

Après avoir annoncé qu'il ne ratifierait pas "pour le moment" le traité de Lisbonne, le président polonais, Lech Kaczynski, a déclaré, mercredi 2 juillet, qu'il approuverait le document uniquement si l'Irlande, qui l'a rejeté le 12 juin, organisait un nouveau référendum et l'approuvait.
A ses détracteurs, qui l'accusent d'avoir enrayé le processus de ratification, M. Kaczynski répond que sa "signature n'aboutira pas à l'entrée en vigueur du traité". "Ma motivation, c'est de ne pas violer le principe de l'unanimité. Si ce principe est traité avec sérieux, en ce moment, la ratification est sans objet, puisqu'elle n'aura pas pour effet l'entrée en vigueur du traité", a-t-il argumenté, estimant que le référendum irlandais bloque toujours cette possibilité.
"METTRE LES CHOSES AU CLAIR" AVEC M. SARKOZY
Lech Kaczynski ajoute par ailleurs une deuxième condition, celle-ci interne à la Pologne, concernant un projet de loi donnant plus de prérogatives au président en matière européenne. "Je pourrai signer le traité quand nous aurons une législation appropriée. Elle aurait été aussi une condition interne pour ratifier le traité, même si le référendum [irlandais] avait eu un autre résultat", a-t-il fait savoir. Le Parlement polonais doit encore voter sur cette loi, que le premier ministre libéral, Donald Tusk, voit d'un mauvais œil.
Enfin, le président polonais a évoqué ses rapports avec Nicolas Sarkozy, qui avait tenu des propos particulièrement durs à son encontre. "Mes rapports avec le président Sarkozy sont très bons. Ses opinions me tiennent à cœur", a-t-il déclaré, tout en laissant entendre que les deux hommes pourraient "mettre les choses au clair" en marge du sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée, le 13 juillet à Paris.
14:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Réforme des institutions : retour à la case départ sur l'adhésion de la Turquie
Retour à la case départ. La commission des lois de l'Assemblée nationale a décidé, mercredi 2 juillet, de maintenir en l'état l'article 88-5 de la Constitution, introduit par Jacques Chirac en 2005, qui prévoit un référendum automatique en cas de nouvelles adhésions à l'Union européenne. Faute d'accord sur une nouvelle formulation, le président (UMP) de la commission, Jean-Luc Warsmann, en accord avec son homologue du Sénat, Jean-Jacques Hyest, a préféré opter pour " la solution qui mécontentait le moins de monde " : le statu quo. Sans aucune garantie que cela suffise à apaiser les parlementaires les plus en pointe, entre ceux qui tiennent à un dispositif spécifique permettant de dresser un barrage supplémentaire face à une éventuelle adhésion de la Turquie, et ceux qui plaident pour le retour au droit commun, ce qui était l'intention initiale du gouvernement.
Le projet de loi sur les institutions proposait d'aligner la procédure d'autorisation des traités d'élargissement sur celle des projets de révision constitutionnelle, le président de la République pouvant alors recourir soit à la voie parlementaire, soit à la voie référendaire. "Avec cet article, le gouvernement veut éviter qu'on ait à soumettre à référendum la question de l'entrée dans l'Union européenne de pays pour lesquels l'enjeu européen et national serait modeste. Imagine-t-on par exemple un référendum pour l'entrée du Monténégro dans l'Union européenne ?", avait défendu la ministre de la justice, Rachida Dati, en première lecture à l'Assemblée nationale.
Le nouveau dispositif avait toutefois soulevé un vent de fronde à l'UMP. Les plus farouches opposants à l'entrée de la Turquie y voyaient un " recul ". Avec l'aval du président de la République, Nicolas Sarkozy, ils avaient imaginé un " verrou " sous la forme d'un amendement prévoyant le recours automatique au référendum pour les seuls Etats dont la population excéderait 5% de celle de l'Union européenne. Une disposition qui, sans le dire, visait directement la Turquie.
Adopté à l'Assemblée par les seuls députés de l'UMP, cet article nouveau avait été unanimement désapprouvé au Sénat, qui avait rétabli la version initiale du gouvernement. Depuis, Matignon et l'Elysée s'étaient efforcés, avant la réunion de la commission des lois de l'Assemblée nationale, de parvenir à un compromis qui satisfasse tout le monde à l'UMP.
Mardi matin, devant le groupe UMP de l'Assemblée, le premier ministre, François Fillon, annonçait qu'il avait donné son " accord " à une nouvelle proposition : possibilité d'enclencher la nouvelle procédure de référendum d'initiative parlementaire soutenu par une pétition de citoyens, avec un seuil abaissé pour les questions d'adhésion.
Déclaration imprudente. M. Warsmann, toujours en liaison avec M. Hyest et soutenu par les partisans d'une règle de droit commun, soutient auprès de l'Elysée et de Matignon que tout dispositif restrictif sur cet article serait " inévitablement jugé discriminatoire ". La commission des lois s'est tenue mercredi à 10 heures. A 9 h 55, aucune solution n'ayant fait consensus, décision a été prise d'en rester à l'existant. C'est la proposition que fera M. Warsmann et que suivra la commission des lois, " au grand soulagement de tout le monde ", précise celui-ci. " Tout le monde ", cependant, était loin d'être au courant de ce revirement de dernière minute. C'est par un texto sur son téléphone portable que M. Copé a appris vers midi la décision de la commission, qu'il va maintenant lui falloir faire accepter par l'ensemble de ses troupes. Lui aussi en était resté à la version présentée la veille comme " acquise " par M. Fillon. " Je ne sais pas ce qui s'est passé, avoue-t-il, mais je suppose que la proposition Warsmann a l'aval du président de la République. " Suivez mon regard, si elle échoue.
14:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sarkozy : "Elle est en bonne santé"
VIDÉO - Retrouvez le discours prononcé par Nicolas Sarkozy au soir de la libération d'Ingrid Betancourt.
14:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Betancourt en France vendredi au plus tôt

Ingrid Betancourt repartira vers la France avec ses enfants "le plus tôt possible" et devrait arriver vendredi ou samedi. Nicolas Sarkozy ira l'accueillir à sa descente d'avion.
13h00 : Beaucoup d'incertitudes sur le moment exact du retour en France d'Ingrid Betancourt. Annoncée dans un premier temps pour jeudi soir, elle devrait plutôt arriver vendredi après-midi selon le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant. Voir samedi. "C'est à elle de décider du moment exact de son retour", précise-t-il ajoutant qu'elle souhaitait rentrer dès que possible. Une seule certitude pour l'instant : Nicolas Sarkozy ira l'accueillir à sa descente d'avion. L'avion français devrait se poser sur la base aérienne militaire de Villacoubay (Yvelines), où une cérémonie d'accueil sera organisée.
10h54 : L'opération de libération d'Ingrid Betancourt a été 100% colombienne, assure le ministre de la défense colombienne Juan Manuel Santos. Les Etats-Unis "n'ont joué aucun rôle" selon lui, alors que l'ambassadeur américain à Bogota avait déclaré que l'opération de libération avait été le fruit d'une "coopération étroite" et "d'échange de renseignements". Le ministre colombien a tout juste concédé "qu'ils nous ont un peu aidé à calibrer certaines choses mais très à la marge."
09h35: La décision est prise. Ingrid Betancourt annonce qu'elle se rendra en France dès ce jeudi. Elle veut rencontrer le président Nicolas Sarkozy pour le remercier de ses efforts pour obtenir sa libération après plus de six ans aux mains des FARC.
09h17: Ingrid Betancourt ne sait pas encore quand elle reviendra en France. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères déclare sur i-Télé que "pour le moment, il n'y a pas de décision définitive prise par elle-même. Quand l'avion sera arrivé, entre-temps, Ingrid Betancourt va décider exactement quand elle revient."
08h42: "On avait si peur de croire"... Rama Yade, sur RTL, ne cache pas sa joie étonnée devant un tel succès. "La première leçon que je tire de cette libération, c'est que la pression internationale, ça marche", a-t-elle ajouté. La secrétaire d'Etat estime que la libération d'Ingrid Betancourt était le "fruit de l'engagement sans faille du président" Nicolas Sarkozy, qui n'"a jamais baissé les bras".
Elle a aussi rendu hommage à la mobilisation des Français, estimant que "toute la société française était derrière Ingrid Betancourt".
08h06: Ingrid Betancourt est "parfaite et lucide", déclare à Bogota son mari actuel Juan Carlos Lecompte, qui avoue être surpris du bon état de santé apparent de son épouse. "Elle est simplement un peu maigre", a-t-il constaté en souriant.
07h50: Ingrid Betancourt revient une nouvelle fois sur l'opération de l'armée, dans une déclaration radiotélévisée transmise depuis le palais présidentiel où s'était exprimé peu auparavant le président colombien Alvaro Uribe. "Cette opération de paix va entrer dans les annales de l'histoire, pas seulement la notre mais celle du monde entier", assure-t-elle, la qualifiant de "symphonie parfaite". Visiblement émue, elle raconte qu'une fois dans l'hélicoptère la ramenant à Bogota et malgré le fait qu'elle se savait libérée, elle a eu "très peur" que l'appareil ne s'écrase, attribuant cette émotion aux "moments difficiles que nous avons vécus".
07h36: Quelques questions subsistent, et notamment celles sur l'état de santé de l'otage, sur lequel de nombreuses informations contradictoires ont été diffusées durant sa captivité. Le docteur Christophe Fernandez, médecin-chef de l'Elysée, se trouve donc à bord de l'avion qui emmène sa famille à Bogota, et devra l'examiner. Lors d'une escale aux Açores (Portugal), un des médecins à bord de l'avion a déclaré que "l'état de santé d'Ingrid Betancourt semble plutôt rassurant mais on ne peut rien dire avant d'avoir fait un bilan".
07h30: Hugo Chavez se réjoui de la libération. Le président vénézuélien exprime dans un communiqué sa "grande joie pour l'heureux événement que constitue la libération de l'ex-candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, de 11 citoyens colombiens et de trois Américains qui ont souffert dans leurs propres chairs les angoisses de la jungle et la dureté de la captivité".
07h02: "Jamais nous n'avons improvisé" a déclaré dans un discours à la nation le président colombien Alvaro Uribe qui a salué "le travail magnifique des militaires". "Cette opération qui s'est déroulée à la lumière du Saint esprit et a été placée sous la protection de notre Seigneur et de la Vierge est une opération d'intelligence comparable aux plus grandes épopées épiques de l'histoire de l'humanité", a-t-il aussi déclaré à l'issue d'une rencontre avec les évêques colombiens. Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a estimé pour sa part que cette "opération était digne d'un film". Le commandant des forces militaires Fredy Padilla a précisé qu'au cours de cette opération de libération "il n'y a pas eu un seul tir, pas un seul blessé".
01h19 : "J'aspire à servir la Colombie comme présidente" déclare Ingrid Betancourt. S'exprimant lors d'une conférence de presse, elle a assuré qu'Alvaro Uribe était "un très bon président" mais qu'elle "continuait d'aspirer à servir la Colombie comme présidente". Pour le moment, a-t-elle souligné, "je ne suis qu'un soldat de plus".
01h10 : "Merci à ma douce France. Merci de m'avoir accompagnée toutes ses années, d'avoir toujours cru qu'en luttant pour moi nous réussirions à faire la différence." "Je rêve d'être en France," poursuit-elle. Je veux dire merci au président Sarkozy qui a tant lutté pour moi, mais je voudrais remercier aussi le président Chirac qui a lutté pour les otages en Colombie à un moment où c'était politiquement inconvenant. Et je voudrais dire merci à Dominique de Villepin et à sa femme. Je sais qu'ils ont été avec nous."
"Je suis à vous, je vous porte dans mon sang. Je suis à vous la France, " lance-t-elle.
01h07 : Ingrid Betancourt a confié à Nicolas Sarkozy son souhait de rentrer en France le plus rapidement possible, selon l'Elysée. Le président français, qui s'est entretenu au téléphone avec la Franco-Colombienne cette nuit, lui a indiqué qu'elle pourrait rentrer à bord de l'avion de la République française parti dans la soirée avec ses deux enfants Mélanie et Lorenzo, ainsi que sa soeur Astrid. Nicolas Sarkozy et son épouse Carla ont tous les deux parlé à Ingrid Betancourt. Le président lui a dit qu'une équipe médicale se tenait à sa disposition. Elle a remercié la France et particulièrement Carla Bruni-Sarkozy, pour sa présence à la "marche blanche" organisée le 6 avril à Paris pour demander sa libération.
01h01 : "Je pense que c'était mon destin, que je devais vivre ce que j'ai vécu", confie Ingrid Betancourt.
00h57 : "C'est comme si je revenais d'un voyage vers le passé. C'est retourner vers la civilisation". "Dans l'avion, je ne savais plus comment fonctionnait les portes des toilettes", souffle-t-elle.
00h47 : Une prière commune, spontanée, est organisée avec les otages, sur la demande d'Ingrid Betancourt. Chacun se met à genoux. L'aumônier adresse une prière pour les otages restés dans la jungle.
00h40 : Ingrid Betancourt détaille les "conditions surréalistes" de sa libération. "Les guérilleros nous ont fait réunir nos affaires en nous disant qu'on allait être transférés, " raconte Ingrid Betancourt. "Quand j'ai vu arriver les hélicoptères blancs, j'ai senti quelque chose d'étrange, car pendant toutes ces années de captivité, entendre un hélicoptère signifiait attraper ses affaires, courir se cacher, devoir bouger d'endroit dans la jungle. Les hommes qui nous ont pris en charge étaient comme les guérilleros des FARC, ils parlaient comme eux, portant des T-shirts à l'effigie de Che Guevara. Nous sommes montés dans l'hélicoptère, ils nous ont menottés... c'était vraiment humiliant". "Ils ont fermé les portes de l'hélicoptère"... Puis soudain..."Alors j'ai vu le commandant qui a été tellement cruel avec nous. Je l'ai vu au sol, les yeux bandés. Ne croyez pas que j'étais joyeuse, j'ai senti de la pitié pour lui. Car il faut pardonner, même à ceux qui nous ont fait du mal. Le chef de l'opération a alors révélé son identité et nous a dit : vous êtes libres. Alors l'hélicoptère a failli s'écraser, nous avons sauté en l'air, nous avons crié, nous avons pleuré, nous nous sommes embrassés On ne pouvait pas le croire. Dieu a fait ce miracle! "
00h34 : "Je suis très très émue. Je dis merci à Dieu. D'abord à Dieu, deuxièmement, à tous, à vous, à vos prières. Je dis merci aux soldats." "Merci à vous les Français, dit-elle en français. "Merci à tous ceux qui dans le monde ont permis que l'on soit en vie. Merci à l'armée. Merci à votre impeccable opération. Ce matin, j'ai prié, pensé que l'un des nôtres pourrait être libéré aujourd'hui. "
00h08 : Ingrid Betancourt vient d'atterrir à Bogota. (En images, ses premiers pas sur le tarmac). Souriante, elle embrasse ses proches, tombe dans les bras de sa mère et de son mari, qu'elle n'a pas vu depuis six ans et demi. Habillée d'un treillis militaire, elle n'offre pas le visage amaigri des dernières photos diffusées. Elle est pâle, le visage marqué, mais semble malgré tout en bonne santé. Elle se déplace de quelques mètres, fait le signe de croix, face à la presse. Derrière elle, les autres otages descendent à leur tour de l'avion.
23h57 : L'ancien président de la République Jacques Chirac exprime "son immense joie" et sa "très vive satisfaction". "C'est une vraie délivrance pour la famille et tous leurs proches. C'est aussi un soulagement pour la France dont la mobilisation et les efforts en vue de cette libération n'ont jamais cessé depuis son enlèvement". Il adresse ses "félicitations au président Alvaro Uribe, et aux autorités colombiennes, ainsi qu'à tous ceux qui ont oeuvré pour cette libération".
23h52 : "Je veux d'abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie", déclare à la radio privée Caracol l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, quelques heures après sa libération par l'armée. La libération surprise orchestrée par l'armée colombienne a été "absolument impeccable", déclare-t-elle.
23h47 : Le président Alvaro Uribe, annonce s'être entretenu dans l'après-midi au téléphone avec Ingrid Betancourt.
23h36 : Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, exprime sa "joie immense" et assure que la France resterait "mobilisée" jusqu'à la libération de tous les autres otages.
23h34 : "Je voudrais remercier le président français d'avoir tout fait pour la libération de maman", déclare Lorenzo, le fils d'Ingrid Betancourt. "Nous avons gagné un combat pour la liberté. C'est juste le meilleur moment de ma vie". "Merci d'avoir combattu avec nous".
23h32 : "C'est le moment tant attendu" déclare Mélanie Betancourt. "Merci, vraiment, vous nous permettez de vivre le plus beau moment de notre vie". "Je pense à toutes ces années de combat et à tous les gens qui nous ont soutenus. Il y a encore des otages qui sont dans la jungle, il faut se battre pour leur libération", dit-elle, la voix nouée par l'émotion.
23h28 : Entouré des deux enfants d'Ingrid Betancourt, et de sa soeur Ingrid, Nicolas Sarkozy déclare : "Ingrid est en bonne santé." "Mes premiers mots seront pour lui dire combien nous sommes heureux." La maman d'Ingrid est en route pour l'embrasser." a-t-il indiqué. (Retrouvez l'intégralité de la déclaration de Nicolas Sarkozy).
"Dans une heure, un avion de la république française partira avec toute la famille d'Ingrid et avec Bernard Kouchner pour la Colombie " annonce-t-il.
"Je voudrais remercier le président Uribe et les autorités colombiennes, qui ont mené une opération qui a été couronnée de succès." "Je remercie tous les chefs d'Etats d'Amérique du Sud qui nous ont aidé." Je remercie en France tous ceux qui ont milité, les comités de soutien, le chanteur Renaud..."
"Je voudrais dire aux Farc qu'ils arrêtent ce combat absurde et moyennageux", a-t-il ajouté.
Enfin, son dernier mot était pour le soldat Shalit, détenu comme otage par le mouvement palestinien Hamas à Gaza. "Je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat Shalit et pour ses parents, nous ne l'oublions pas. La France est toujours prête à se mobiliser quand quelqu'un est injustement retenu".
23h22 : Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, part pour la Colombie cette nuit, a-t-il annoncé sur BFM TV.
23h09: Les proches d'Ingrid Betancourt sont arrivés à l'Elysée.
22h40 : La libération d'Ingrid Betancourt a été rendue possible par une négociation des services de renseignements colombiens avec des groupes dissidents des Farc, a déclaré l'ex-mari de la Franco-colombienne, Fabrice Delloye, sur I-Télé. "C'est une opération de l'intelligence colombienne" expliquant tenir ses informations du Quai d'Orsay. "Le gouvernement colombien a tenté de trouver des solutions, une solution était bâtie sur le fait que des groupes se distinguaient du secrétariat général et cherchaient une solution pour quitter la guérilla sans être emprisonnés des années."
Il a également remercié "tous ceux qui au cours de ces six années et cinq mois nous ont accompagnés"."Je veux remercier le peuple français, le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement et les médias qui ont apporté tout ce soutien et cette attention à cette cause et permis qu'Ingrid puisse revenir avec la vie", a-t-il ajouté.
22h42 : Le président George W. Bush a appelé son homologue colombien Alvaro Uribe pour le féliciter et le remercier après la libération, indique la Maison Blanche.
22h39 : Nicolas Sarkozy "vient de s'entretenir longuement avec le président colombien Uribe", annonce un responsable à l'Elysée.
22h31 : Ségolène Royal, ancienne candidate socialistes à l'élection présidentielle, se déclare "très heureuse" de cette libération. Elle affirme partager "l'allégresse, la joie, le soulagement que doivent ressentir ses enfants qui n'ont jamais perdu espoir et qui ont toujours cru à la libération possible de leur mère même dans les pires moments de doute".
22h29 : Ingrid Betancourt est sur une base militaire en Colombie, selon l'Elysée.
22h28 : Pour Cécile Duflot, secrétaire national des Verts, parti d'Ingrid Betancourt, sa libération est "un immense soulagement et un intense bonheur pour tout le monde". Elle y voit le signe que "l'espoir qui fait vivre, avait raison". "On ne s'était jamais résignés, mais on était dans une situation où on y croyait presque plus". "Je pense à celle qui a retrouver sa famille, mais aussi à la femme engagée, présidente d'honneur des Verts mondiaux. Son avenir et notre avenir sont devant elle", a poursuivi Cécile Duflot.
22h25 : Le Vatican se félicite de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, évoquant "une bonne nouvelle" et "un signe positif pour la liberté de tous les otages" ainsi que pour "la réconciliation" en Colombie.
22h24: "Enthousiasme" et "soulagement" à l'UMP. "C'est une nouvelle extraordinaire, un événement heureux, que certains dans la population n'attendaient plus, et auquel à l'UMP nous avons toujours cru dès lors que l'Etat français a tout mis en oeuvre pour obtenir ce résultat", a déclaré le porte-parole Dominique Paillé.
22h20 : Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement déclare : "Ce soir, tous les députés et tous les sénateurs de France, quel que soit leur engagement politique sont ravis et enchantés de la libération d'Ingrid Bétancourt". Le ministre salue "l'action de la France et de la Colombie" pour parvenir "après des mois d'efforts" à cette libération.
22h17 : François Bayrou, président du MoDem, salue "une incroyable aurore après une si longue nuit". "En cet instant de libération, je pense aux enfants et aux proches d'Ingrid Betancourt".
22h10 : Nicolas Sarkozy annonce qu'il s'exprimera à 22h30.
22h05 : L'ambassadeur de Colombie en France annonce que les otages sont en route vers une base militaire à moins d'une heure de Bogota.
22h00 : L'Elysée confirmé la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt sans donner d'autre précision.
21h50 : Lorenzo, le fils d'Ingrid Betancourt, a réagi sur France info : il se dit «surpris et heureux». Il reste cependant prudent : «J'espère que cette nouvelle est vraie» a-t-il déclaré, «on attend d'avoir plus d'informations». « La France a vraiment fait tout son possible pour la libération de ma mère» a-t-il ajouté. Il a expliqué avoir reçu l'information de sa tante, en Colombie. «Si c'est vrai, c'est la plus belle nouvelle de ma vie», a-t-il déclaré.
21h30 : La famille de Betancourt s'apprête à partir sur place.
21h15 : annonce de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, avec trois otages Américains et onze militaires colombiens, annonce faite à Bogota par le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos. Selon lui, le groupe a été libéré lorsque des commandos de l'armée colombienne ont capturé des membres de la guérilla des FARC appartenant au cercle de sécurité encerclant les otages, dans l'est de la Colombie, lesquels auraient convaincu lers camarades gardant les prisonniers de les livrer à l'armée.
Parmi les otages libérés figurent les trois sous-traitants militaires américains aux mains des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et 11 soldats et policiers, outre la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence de Colombie. L'opération n'a fait aucune victime, précisé le ministre colombien de la défense.
Outre Ingrid Betancourt, voici les noms des personnes libérées : Thomas Howes, Keith Stansell, Marc Gonsalves, Carlos Bermeo, Raimundo Malagón, José Ricardo Marulanda, William Pérez, Erasmo Romero, José Miguel Arteaga, Armando Florés, Julio Buitrago, Armando Castellanos, Rodríguez de la Policía, John Jairo Durán.
14:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ces liens qui nous unissent

«Le sommet de Hokkaido sera l'occasion de tester notre engagement en faveur des Objectifs du millénaire pour le développement. Rien que pour l'Afrique, les pays du G8 ont promis 62 milliards de dollars par an d'ici à 2010. Il est temps de passer à l'acte» Crédits photo : Le Figaro
À la veille du sommet du G8, qui se tiendra du 7 au 9 juillet au bord du lac Toyako, dans l'île de Hokkaido, au Japon, le secrétaire général des Nations unies demande aux pays les plus développés de respecter leurs engagements et appelle à l'accroissement de la solidarité internationale.
Notre époque vit au rythme de la croissance mondiale. La longue expansion économique que nous connaissons depuis plus de cinquante ans a fait progresser les conditions de vie partout dans le monde et sorti de la misère des milliards d'êtres humains.
Mais aujourd'hui, beaucoup se demandent combien de temps cela peut encore durer. Pour la première fois, l'abondance se paie de plus en plus cher. Nous le constatons jour après jour : les prix ne cessent d'augmenter, qu'il s'agisse des carburants, de l'alimentation ou des marchandises. Les consommateurs des pays développés craignent le retour de la stagflation, c'est-à-dire de l'inflation associée au ralentissement de la croissance ou même à la récession, tandis que dans les pays pauvres, les plus démunis n'ont plus les moyens de se nourrir.
D'autre part, les changements climatiques et la dégradation de l'environnement menacent l'avenir même de notre planète. La croissance de la population et l'accession à la prospérité exercent une pression sans précédent sur les ressources naturelles. Le malthusianisme refait surface. Soudain, tout pourrait manquer : l'énergie, l'air pur, l'eau potable, tout ce qui nous nourrit et compose notre mode de vie moderne.
Aujourd'hui, alors que les dirigeants du G8 se réunissent à Toyako, dans l'île de Hokkaido, nous savons qu'aucun pays n'est plus à l'abri des difficultés, qu'il soit du Nord ou du Sud, grand ou petit, riche ou pauvre. Nous savons qu'il nous faut trouver de nouvelles façons de partager les fruits de la prospérité mondiale avec le milliard d'habitants les plus déshérités de notre planète, ceux qui ont été laissés au bord du chemin. Les problèmes ont atteint une ampleur et une complexité telles qu'il n'y a plus qu'une seule manière de les appréhender : les reconnaître pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire les parties d'un tout, et y chercher une solution globale.
C'est dans l'offre au niveau mondial qu'il faut chercher la solution, comme le proposent certains économistes, dans une offre qui doit se fonder sur le développement durable, géré collectivement par les pays et les organisations internationales telles que la Banque mondiale et l'ONU et ses diverses institutions spécialisées.
Prenons d'abord la crise alimentaire mondiale. Parmi ses multiples causes, il y a le fait que le développement agricole n'a pas reçu l'attention qu'il méritait. Ce qu'il faut, c'est une deuxième «révolution verte», semblable à celle qui a transformé l'Asie du Sud-Est mais qui, cette fois, visera surtout les petits agriculteurs d'Afrique. Il n'y a aucune raison pour qu'une combinaison judicieuse de programmes ne permette pas de doubler la productivité dans un délai relativement court et de faire reculer la pénurie à l'échelle mondiale. Le Malawi y est arrivé : en quelques années, avec l'aide internationale, ce pays est sorti de la famine et est devenu un exportateur de denrées alimentaires.
À Hokkaido, j'exhorterai les pays du G8 à tripler dans les trois à cinq prochaines années leur aide publique à la recherche et au développement agricoles. Il nous faut agir immédiatement pour que les agriculteurs des pays vulnérables reçoivent les semences, les engrais et les intrants agricoles dont ils ont besoin pour les prochaines récoltes. D'autre part, nous devons encourager les pays à supprimer les obstacles tarifaires et les restrictions à l'exportation qu'ils ont été nombreux à adopter ce printemps, et les pays développés à éliminer les subventions qu'ils ont mises en place il y a longtemps pour protéger leurs agriculteurs. En faussant la structure des échanges et en faisant grimper les prix, ces obstacles artificiels provoquent une aggravation de la crise actuelle et mettent en péril la croissance mondiale.
En ce qui concerne le changement climatique également, une grande part de la solution réside dans le développement durable. La plupart des experts s'accordent sur la fin imminente de l'énergie bon marché. De nouvelles technologies portent nos plus grands espoirs de produire une énergie plus propre et moins coûteuse. Ici aussi une nouvelle révolution verte commence. Partout dans le monde, on investit de plus en plus dans les énergies durables et de nouvelles méthodes d'économie apparaissent. D'après un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement, 148 milliards de dollars ont été consacrés aux énergies durables l'année dernière, ce qui représente une progression de 60 % par rapport à 2006 et 23 % des nouvelles capacités de production.
Notre mission, en tant que responsables nationaux ou internationaux, est de guider et d'accélérer cette transformation économique naissante. Nous devons modifier les comportements sociaux et les modes de consommation partout dans le monde développé. Mais nous devons aussi, en diffusant le plus largement possible des technologies respectueuses du climat, aider les pays en développement à allier progrès économique et respect de l'environnement.
Nous pouvons faire un grand pas à Hokkaido. Conscients de nos responsabilités à l'égard des pays les plus pauvres qui sont aussi les plus vulnérables aux changements climatiques, nous devons doter le Fonds d'adaptation mondial du financement nécessaire et le rendre pleinement opérationnel. Dans la perspective de la Conférence sur le changement climatique qui aura lieu en décembre prochain à Poznan et de la Conférence de Copenhague en 2009, nous devons faire progresser les négociations en faveur d'un accord global sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Mais surtout, nous devons arriver à faire ressentir qu'il est urgent de prendre les choses en main et lancer de véritables initiatives. Il ne suffit pas d'établir des objectifs pour 2050 ; cette échéance est trop lointaine. Il faut aussi s'engager pour 2020, c'est-à-dire à moyen terme, si nous voulons arriver à ce que le changement se produise dès aujourd'hui.
Enfin, Hokkaido sera l'occasion de tester notre engagement en faveur des Objectifs du millénaire pour le développement. Rien que pour l'Afrique, les pays du G8 ont promis 62 milliards de dollars par an d'ici à 2010. Il est temps de passer à l'acte.
Il y a longtemps que l'économie mondiale n'a pas été soumise à une telle pression. Plus que jamais, c'est le moment de démontrer que nous sommes capables de coopérer à l'échelle mondiale et d'obtenir des résultats tangibles, qu'il s'agisse de répondre aux besoins de ceux qui ont faim et des pauvres, de favoriser l'accès aux technologies énergétiques durables pour tous ou de sauver le monde des changements climatiques tout en faisant en sorte que l'essor économique mondial se poursuive.
Voilà les liens qui nous unissent. Nous devons agir, à Hokkaido et au-delà : il y va de notre devoir, certes, mais il y va aussi de notre intérêt, bien compris.
14:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





