« Le déroulement du Congrès | Page d'accueil | Inculpation d'Al-Bachir par la CPI : la Ligue arabe préconise une "solution politique" »
21.07.2008
François Fillon refuse d'"envisager" un rejet de la réforme des institutions
AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
François Fillon assiste à la deuxième lecture du projet de réforme de la Constitution, le 15 juillet 2008 au Sénat à Paris.
François Fillon refuse d'"envisager" l'hypothèse d'un rejet du projet de réforme de la Constitution, qui sera soumis lundi aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles. Et si rejet il y avait, le premier ministre indique dans un entretien au Journal du Dimanche du 20 qu'il ne s'estimerait pas "désavoué" , laissant ainsi entendre qu'il ne démissionnerait pas de Matignon. "Il faudra au Congrès une majorité des 3/5èmes. Je serais désavoué si j'étais désavoué par la majorité. Ce qui ne sera pas le cas", estime-t-il, ajoutant que "si quelqu'un sortait affaibli d'un échec de cette révision, ce serait d'abord le Parti socialiste".
Hervé Mariton et Georges Tron, deux députés UMP qui s'étaient abstenus lors des deux lectures du texte à l'Assemblée nationale, ont décidé finalement de voter en faveur de la réforme, "non par adhésion à son contenu, mais dans l'espérance que l'effort de la majorité pour mettre en oeuvre les réformes indispensables ne se brisera pas sur cet écueil que l'on aurait pu éviter", écrivent-ils dans une tribune commune publiée samedi par Le Figaro. - (Avec Reuters.)
Estimant avoir fait, "avec Nicolas Sarkozy", "tout ce qui est en (leur) pouvoir pour assurer la réussite" de la réforme, il "pense que la majorité sera rassemblée", imputant les hésitations et rejets au sein de son propre camp au fait que le texte résulte d'un "compromis". Le chef de l'Etat lui ferait-il porter le chapeau en cas d'échec ? "Ce n'est pas son genre !", d'autant que "c'est une réforme que nous avons portée ensemble" répond François Fillon, prenant bien soin d'associer le président au sort du projet de loi.
"MOMENT DE VÉRITÉ"Le chef du gouvernement dénonce par ailleurs "l'attitude ultra-rigide des dirigeants du PS, qui confondent volontairement l'intérêt du projet et le combat contre le président de la République" et rappelle que François Mitterrand voulait dès 1981 limiter à deux le nombres de mandats présidentiels, puis proposait en 1988 le référendum d'initiative populaire."Nous sommes à un moment de vérité", lance-t-il aux socialistes, qui ont appelé à voter contre la réforme."Personne ne peut nier qu'entre ce projet de révision et la Constitution actuelle, l'avancée est spectaculaire", et "si cette même révision constitutionnelle était proposée par une personnalité de gauche, le Parti socialiste l'adopterait sans l'ombre d'une hésitation", assure-t-il. Si les socialistes faisaient échouer la réforme, "ils en porteraient la lourde responsabilité devant les Français", ''ce serait un échec pour la démocratie et pour tous les Français". Interrogé sur ses éventuels contacts avec les dirigeants du PS, il se dit "en contact permanent avec tous ceux qui peuvent faire évoluer les choses dans le bon sens".
Du côté des centristes, le premier ministre explique que "nombre de leurs demandes ont été prises en compte" , citant l'équilibre budgétaire et le pluralisme. S'agissant de la proportionnelle, réclamée par le MoDem qui, faute d'avoir obtenu satisfaction, votera contre le texte, "il n'y a pas de majorité sur ce point aujourd'hui. Mais le débat se poursuivra. Je m'engage à respecter la sensibilité des centristes et son apport indispensable à l'action de la majorité", déclare-t-il.
08:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fillon, institutions, congrès














Ecrire un commentaire