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15.03.2008
Les ambitions du prince Albert de Monaco
- Propos recueillis par Stéphane Bern 13/03/2008 | Mise à jour : 22:52 |

Le prince Albert II de Monaco : «La présence de 126 nationalités, dont l'apport est exceptionnel, illustre, s'il en était besoin, que mon pays est loin d'être replié sur lui-même.»Pour son 50e anniversaire aujourd'hui, le prince Albert II a reçu Le Figaro.
Le 14 mars 1958, cent un coups de canon saluent à Monaco la naissance du deuxième enfant mais premier fils du prince souverain Rainier III et de la princesse Grace. Albert Alexandre Louis Pierre Grimaldi, devenu en 2005 prince souverain de Monaco, fête aujourd'hui ses 50 ans en invitant autour de buffets tous ses sujets monégasques sur la place du palais.
LE FIGARO. Monseigneur,on dit qu'un homme met cinquante ans à se construire. Dans quel état d'esprit abordez- vous cette étape de votre vie ?
S.A.S. le prince Albert II. Sereinement. C'est une autre période de ma vie que j'aborde avec détermination. L'expérience m'a apporté la confiance dans l'exercice de mes fonctions comme dans ma vie personnelle.Vous avez accédé au trône voici plus de deux ans, comment avez-vous vécu ce moment ?
L'événement en lui-même était malheureusement lié à la disparition de mon père. Mais, pour moi, cela n'a pas été un changement aussi radical qu'on a pu le penser, même si l'intensité du rythme de travail s'est accrue. J'étais au fait de tous les dossiers et familiarisé avec les rouages gouvernementaux, administratifs, institutionnels de la Principauté. Ce qui a changé, c'est que désormais les responsabilités m'incombent exclusivement.Longtemps dans l'ombre du prince Rainier, avez-vous éprouvé des difficultés à vous imposer ?
J'ai voulu d'emblée donner ma propre impulsion. J'ai clairement dit la vision qui est la mienne pour mon pays.Avant votre avènement, on vous montrait en prince effacé et gentil. Certains ont assimilé votre gentillesse à de la faiblesse. Comment ressentiez-vous ces réserves à votre endroit ?
Je suis évidemment navré que l'on fasse systématiquement cet amalgame entre discrétion, gentillesse et faiblesse. Je n'ai jamais compris cela, mais c'est ainsi. J'ai ma propre façon de décider. Je suis quelqu'un de patient, qui sait écouter les autres, je crois avoir hérité ces qualités-là de ma mère.Quel bilan peut-on établir de vos premières années de règne ?
J'ai voulu tout d'abord établir les priorités pour la Principauté, pour son développement, sa place et son rayonnement dans la communauté internationale, lancer de nouvelles réflexions : Je veux évidemment parler de l'environnement, défi majeur de ce XXIe siècle. Il fallait d'abord poursuivre la diversification de l'économie, développer dans la mesure du possible et à notre échelle la place financière, continuer de faire de mon pays un lieu de rencontres et d'échanges. Je me suis attaché à répondre aux besoins de bien-être et de sécurité de la population. J'ai voulu avoir une perspective sur un plus long terme. Aussi, avec mon gouvernement, ai-je réfléchi à un projet d'extension sur la mer qui permettra à Monaco de conforter son développement. Le choix de ce projet très ambitieux interviendra avant la fin de l'année.Lors de votre accession vous avez martelé que «argent et vertu doivent se conjuguer en permanence». Des soupçons pèsent toujours sur Monaco en Allemagne et en Grande-Bretagne, notamment après le scandale au Liechtenstein. Comment comptez-vous réagir ?
Il faut différencier les choses. Il y a d'un côté le sujet de la fraude fiscale, et de l'autre tout ce qui est blanchiment d'argent et réseaux de financement du terrorisme. Sur ces deux derniers points, nous avons renforcé notre organisme de contrôle (le SICCFIN) et intensifié notre action en signant des conventions avec 24 pays pour améliorer cette lutte. Nous sommes irréprochables. Sur le volet de la fraude fiscale, je rappelle que chaque pays a ses spécificités qui le différencient des autres États. Il faut donc comparer ce qui est comparable. Par ailleurs, nous voulons que l'égalité de traitement s'applique à tous les pays. J'ai rappelé, il y a quelques jours, que Monaco n'entend pas rester à l'écart d'un mouvement général d'échange d'informations lorsqu'il sera réellement appliqué par tous les États.Êtes-vous toujours exaspéré quand la presse internationale renvoie de Monaco l'image d'une principauté d'opérette ?
Cela fait très longtemps que j'essaye, avec ma famille, de montrer le vrai visage de Monaco. Derrière une qualité de vie appréciable, Monaco est un pays dont la prospérité, loin d'être le fruit du hasard, est le résultat de l'activité économique soutenue d'entreprises innovantes et performantes.Certains notent que rien n'a vraiment changé. Que leur répondez-vous ?
A Monaco, les changements, lorsqu'ils sont nécessaires, se font sans heurt, sans porter atteinte aux équilibres subtils qui caractérisent la Principauté.Au moment des récentes élections du Conseil national monégasque, il a été rappelé que le gouvernement princier n'est responsable que devant le prince et non pas devant le Parlement comme cela se passe dans les monarchies constitutionnelles. Êtes-vous, comme le prince Rainier, opposé à toute évolution dans ce sens ?
Je rappelle que nous sommes une monarchie constitutionnelle. Sans être fermé à toute évolution, il faut tenir compte de certaines spécificités et respecter ce qui est essentiel pour le pays. Monaco a un territoire de dimension réduite et une population qui l'est aussi, d'autant que les Monégasques ne sont pas majoritaires. Ce qui permet le succès de Monaco, c'est l'unité de décision au sommet de l'État, mais toujours dans le consensus national. Ce qui m'importe avant tout, c'est l'accomplissement des Monégasques et de la population dans le respect des intérêts suprêmes de mon pays.Qu'est-ce qu'une monarchie moderne au XXIe siècle ? Sentez-vous toujours la même symbiose entre les Monégasques et la famille Grimaldi ?
Un État moderne est avant tout un État respectueux des droits de l'homme, qui garantit les libertés fondamentales. C'est aussi un État qui est conscient de l'évolution du monde qui l'entoure, sans rien renier de son histoire, de ses spécificités et de ses traditions. A l'échelle de Monaco, la monarchie offre aussi un rapport serein au temps, ce qui permet de relever les défis du monde contemporain qui s'inscrivent dans la durée.En France, certaines voix stigmatisent Monaco tel un veau d'or à ses frontières. Cela vous irrite-t-il ?
Cela m'étonne. Monaco est un bassin d'emploi qui accueille chaque jour plus de 45 000 salariés. Cet essor économique et la prospérité de la principauté bénéficient aux régions voisines qui se félicitent de cet apport commun. Nous sommes un acteur économique important de la région.Les relations avec la France ont évolué ces dernières années. Allez-vous renforcer votre indépendance, dont l'un des symboles sera la nomination d'un ministre d'État non proposé par la France ?
Cette évolution était nécessaire. Il fallait en effet revoir certains des textes qui régissent les rapports franco-monégasques. Je me félicite de l'excellence de nos relations et du climat de grande confiance et d'amitié qui existe entre nos deux pays. Je souhaite que nos relations se renforcent encore dans de nombreux domaines comme l'économie, la recherche, l'éducation. Par ailleurs, Monaco, par sa situation géographique, sa neutralité, peut contribuer à la mise en œuvre du projet d'Union méditerranéenne en accueillant sur son territoire des rencontres qui s'inscrivent dans ce cadre. Je me réjouis à la perspective d'évoquer, le 25 avril, avec le président Sarkozy, que j'accueillerai en visite officielle, les sujets d'intérêts entre nos deux pays.Vous avez multiplié les visites officielles à l'étranger. Avez-vous la volonté de franchir de nouvelles étapes sur la scène internationale ?
La principauté de Monaco doit être présente et jouer un rôle sur la scène internationale dans la mesure de ses moyens en étant, comme d'autres petits pays, le lien entre des grandes nations plus puissantes. Dans les pays où nous ne pouvons avoir d'ambassades, faute de ressources humaines ou en raison de la charge budgétaire, nous avons des ambassadeurs non-résidents comme en Australie, en Chine, au Japon. Sera également maintenu un réseau consulaire très dense. Nous avons par exemple renforcé notre présence au Royaume-Uni par un consulat général pour nouer des relations d'affaires en lien avec la Chambre de développement économique. Il ne s'agit donc pas d'une simple représentation consulaire, mais d'une mission plus large de promotion de l'activité économique monégasque.Dans un monde déchiré par la violence, Monaco est un îlot de prospérité. Certains sont tentés par un repli sur soi. Que leur répondez-vous ?
La présence de 126 nationalités, dont l'apport est exceptionnel, illustre s'il en était besoin que mon pays est loin d'être replié sur lui-même.Depuis votre avènement, vous multipliez les initiatives en faveur de l'environnement. Quel rôle entendez-vous jouer ?
En tant que chef d'État, j'entends, notamment par l'action de ma fondation, alerter les responsables politiques et les populations sur l'urgence qu'il y a à agir. Je veux aussi démontrer, à travers les 52 projets retenus à ce jour, qu'une grande diversité d'actions est possible sur tous les continents.Vous avez rappelé dernièrement l'ambition de Monacopour la recherche et les nouvelles technologies en matière d'environnement. Est-ce compatible avec une politique d'urbanisme et de développement sur la mer ?
La Principauté a une topographie compliquée, et ne dispose pas de ressources naturelles. Aussi devons nous être inventifs. Monaco s'est beaucoup développé depuis cinquante ans. Le souci du respect de l'environnement n'a pas toujours été aussi aigu qu'aujourd'hui. La réduction du trafic automobile sans réduire la mobilité des citoyens est un défi. Notre créativité doit s'exprimer aussi dans les technologies de construction d'immeubles qui doivent désormais prendre en compte les énergies renouvelables et produire leur propre énergie.Quelle ambition nourrissez-vous pour votre pays ?
Ce qui me tient particulièrement à cœur c'est que mon pays se développe de la manière la plus harmonieuse possible. Je veux tracer la voie de la modernité, dans le respect des particularismes de la Principauté.
«Le moment venu, je ferai face à l'avenir de la dynastie Grimaldi»
13/03/2008 | Mise à jour : 22:49 |
Le prince Albert regrette que son action publique ne soit pas davantage reconnue par les médias.
LE FIGARO. Pour qui vous connaît, il émane de vous une franche simplicité et une incroyable force de caractère intérieure. Comment vivez-vous cette contradiction de dirigerun État où le paraître a pris tant d'importance ?
S.A.S. le prince Albert II. Monaco est avant tout je tiens une nouvelle fois à le rappeler un État dans lequel les gens travaillent, un pays qui entreprend et innove. Le luxe affiché n'est qu'une composante de la vie de Monaco. Dès lors que l'on accepte de prendre en compte cette réalité économique, le paraître devient accessoire. Ma volonté est que Monaco soit enfin perçu tel qu'il est réellement. Ce pays, que je suis fier de diriger, est avant tout empreint de valeurs, valeurs qui sont les miennes dans l'exercice du pouvoir. C'est ainsi que j'accorde une grande importance aux relations simples et authentiques, aux qualités propres de chaque individu, au premier rang desquelles l'honnêteté.
Avez-vous parfois le sentiment d'être méconnu ou mal compris ?
Certains restent sans doute attachés à des clichés, sur moi comme sur Monaco. La nature humaine est ainsi faite. Il est si facile de ne pas faire l'effort d'apprendre à connaître chacun tel qu'il est, ce qui conduit bien souvent à commettre des erreurs de jugements. Mais ce qui me fait avancer, c'est le sentiment que mon action est comprise.
Votre vie privée occulte parfois votre action publique. En êtes-vous choqué ?
Je regrette, même si je le conçois, l'intérêt que les médias portent à ma vie privée au détriment de l'éclairage qui devrait être apporté à mon action. Depuis plus de deux ans, j'ai beaucoup entrepris, lancé de nombreux projets d'intérêt général. J'espère que les médias sauront mettre en lumière les réalisations ainsi accomplies en principauté sous mon impulsion. Mais ce qui compte le plus pour moi, c'est de m'acquitter pleinement et sereinement de ma mission de chef d'État
Impossible de clore cet entretien sans vous interroger sur l'avenir dynastique de Monaco au moment où vous passez le cap de la cinquantaine…
Votre question est formulée avec élégance ! Bien évidemment cette question est constamment présente à mon esprit. J'y ferai face le moment venu.
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14.03.2008
Rachida Dati superstar
Julie CLORIS
vendredi 14 mars 2008, 1h46 | leparisien.fr
Mais ce qui aurait dû être "son" moment de l'entre-deux tours a tourné à l'heure de gloire de la Garde des Sceaux. Comme à chaque fois, son fan-club a organisé une véritable claque. Hurlant, sifflant, applaudissant à tout rompre...devant les caméras.
Même relégué au second rôle, Françoise de Panafieu a tout de même tenté de rallier les abstentionnistes, les indécis et les électeurs du MoDem. Soutenue dans cette tâche, par Xavier Bertrand, Rama Yade, Roselyne Bachelot et Roger Karoutchi.
http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/RACHIDA-DATI-SUPERSTAR_296133873
13:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'UMP Facs Parisiennes sur tous les terrains.
Cette dynamique qui continue à se développer, toute notre équipe a décidé de la poursuivre toujours plus loin.
C’est d'abord, par « les clefs de la Réforme ». Notre volonté est d'expliquer aux étudiants les réformes engagées par notre gouvernement. Véritables portes paroles des réformes sur le terrain, nous distribuerons des tracts pour chaque réforme. Sur le site internet des jeunes populaires facs, un journal sera en ligne.
Notre présence chaque semaine à l’émission Réforme Hebdo présentée par Jérôme Chartier sera au cœur de notre initiative. Retrouvez en ligne les vidéos podcastées de ces rencontres.
Ensuite, notre présence sur le terrain s'accentue aussi par notre présence devant René Cassin de Paris I ainsi que devant la faculté de Jussieu, vendredi matin.
Nous continuons sans relache notre mission, notre volonté d’être présent sur les campus afin de défendre et surtout d’ouvrir le débat avec les jeunes. Cette proximité est notre force et nous devons la mettre au service de la Réforme.
Notez bien le lancement de l’UMP Fac TV avec podcasts de ministres, films de tractage et aussi interview d'étudiants désireux de prendre part au débat politique...
A très bientôt sur les parvis !
Dubois Laurent
12:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Agenda de M. le Président de la République du jeudi 13 au vendredi 21 mars 2008
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| JEUDI 13 MARS 11 h 30
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12:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'ONU soupçonne la Flandre de discrimination linguistique
BRUXELLES CORRESPONDANT
Le comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) a exigé des explications aux autorités belges sur le code du logement de la Région flamande. Adopté en 2005, il réserve l'accès aux logements sociaux aux personnes qui parlent le néerlandais ou s'engagent à l'apprendre. Le comité onusien demande au gouvernement fédéral de veiller à ce que cette pratique n'entraîne pas de discriminations liées à l'origine ethnique ou nationale.
Cette intrusion de l'ONU dans le débat institutionnel belge a consterné, mercredi 12 mars, les responsables de la Région flamande. Un débat s'est tenu au Parlement régional, ce même jour. L'extrême droite xénophobe du Vlaams Belang a invité le gouvernement à jeter le rapport de l'ONU "à la poubelle".Le président chrétien-démocrate de la Région, Kris Peeters, a indiqué son souhait d'ouvrir une campagne qui vise à présenter "une image correcte de la Flandre". Son gouvernement estime que l'information offerte par les médias francophones belges et internationaux est tronquée. Il veut répondre aux questions de l'ONU.
"Très fâché", Marino Keulen, ministre régional du logement (libéral) auteur du plan, affirme que l'obligation linguistique est "une mesure sociale par excellence", tendant, selon lui, à améliorer l'intégration. Un propos contesté par la Ligue des droits de l'homme et des responsables politiques francophones. Selon ces derniers, le plan flamand fait partie d'un ensemble plus vaste qui vise à limiter les droits des francophones vivant en Flandre, notamment dans la périphérie de Bruxelles.
La seule voie discordante entendue en Flandre était celle d'une députée écologiste, Vera Dua. Elle a lancé au ministre Marino Keulen : "Vous dites que vous voulez améliorer la vie dans les logements sociaux. Mais vous établissez un lien entre la méconnaissance du néerlandais et une menace sur cette cohabitation. Si je travaillais aux Nations unies, je trouverais cela interpellant."
11:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
les confidentiels de la rédaction du Figaro.
David Martinon bientôt consul général à New York
Après son aventure malheureuse municipales à Neuilly, David Martinon, actuellement porte-parole de Nicolas Sarkozy, devrait être nommé consul général à New York. Son adjoint auprès du président, Pierre-Jérôme Hénin, deviendrait porte-parole pour les affaires internationales.
Xavier Darcos ne décolère pas contre Luc Ferry
Dans Le Nouvel Observateur, l'ancien ministre de l'Éducation nationale sous Jacques Chirac, dont Darcos était alors ministre délégué, a cosigné avec Jack Lang un appel condamnant les nouveaux programmes scolaires pour l'école primaire mis au point justement par son actuel successeur. Ce dernier, furieux, « remercie Ferry pour l'aide qu'il lui apporte ainsi entre les deux tours des municipales ».
Audience historique à la cour d'assises de Paris
La cour d'assises de Paris jugera par contumace, durant la semaine du 19 mai, dix-sept Chiliens, pour la plupart militaires et responsables présumés de la disparition de quatre opposants franco-chiliens pendant la dictature du général Pinochet. Ce dernier, contre lequel l'opiniâtre juge Sophie Clément avait lancé un mandat d'arrêt international, est mort en décembre 2006, au moment où il allait être renvoyé devant la justice. Il s'agit du seul procès dans le monde pour « arrestations et séquestrations accompagnées de tortures et d'actes de barbarie » attribuées à la junte et commises sur le sol chilien. Pour donner aux débats présidés par Alain Verleene une solennité particulière, le procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, a décidé fait rarissime de représenter en personne le ministère public. Le haut magistrat sera épaulé par Ulrika Weiss, l'efficace responsable des relations avec la presse du parquet général.
Lagarde veut son club des grandes argentières
À l'occasion de la prochaine assemblée générale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, en avril à Washington, Christine Lagarde veut lancer un « club des grandes argentières » du monde. Au départ, le ministre français de l'Économie et des Finances voulait regrouper ses collègues ministres femmes. Mais comme il n'y en a que cinq au monde, elle s'est résolueà élargir son club aux gouverneurs et sous-gouverneurs féminins des banques centrales.
Quatre noms pour un secrétariat d'État aux Nouvelles Technologies
Alors que Nicolas Sarkozy est bien décidé à mettre l'accent sur le haut débitet le numérique,il semble de plus en plus certain qu'un secrétariat d'État aux Nouvelles Technologies sera créé après les élections municipales.Pour le diriger, quatre noms font figure de favoris : Laurent Wauquiez, actuel secrétaire d'État auprès du premier ministre, porte-paroledu gouvernement et nouveau maire du Puy-en-Velay,Frank Supplisson, aujourd'hui conseiller technique au secrétariat général de l'Élysée,Thierry Solère, secrétaire national de l'UMP chargé du numérique,et Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'Arcep, le régulateur des télécoms.
13/03/2008 | Mise à jour : 21:55 |11:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Méditerranée : l'UE entérine le nouveau projet

Les dirigeants européens ont recadré le projet du président français.
(ici le président du Parlement européen, Hans-Gert Pottering, Romano Prodi, José Luis Zapatero, Nicolas Sarkozy et Grordon Brown)
(Faget/AFP). Crédits photo : AFP
Nicolas Sarkozy a exposé hier son nouveau projet d'union, qui a reçu l'approbation de Bruxelles.
Les partenaires européens de la France ont acquiescé sans enthousiasme au projet d'Union pour la Méditerranée présentée hier par Nicolas Sarkozy, conjointement avec Angela Merkel. Pour la première fois hier, lors du Conseil européen, le chef de l'État français présentait formellement l'une des idées diplomatiques phares de son quinquennat. L'accueil réservé au texte de deux pages qui décrit l'architecture institutionnelle de la nouvelle union, fut au diapason des ambitions françaises, largement revues à la baisse.
Au lieu de créer ex nihilo une nouvelle union, le projet se contente de prendre appui sur le processus de Barcelone, forum de coopération interméditerranéen lancé en 1995, aujourd'hui ensablé, et auquel la France souhaite donner un « nouvel élan ». « Sous présidence française, le processus de Barcelone sera porté à un autre niveau, mais il s'agit du même instrument », a minimisé la chancelière allemande. Seule réelle innovation : une présidence conjointe, assurée par un pays du sud et un du nord de la Méditerranée, assistée d'un secrétariat, organisera tous les deux ans, un sommet réunissant les 43 pays invités. Berlin a forcé Paris à corriger une initiative qui privilégiait le sud de l'Europe et menaçait l'intégrité de l'UE. Nicolas Sarkozy a répété hier son souhait que les Vingt-Sept « établissent » l'Union pour la Méditerranée « sur un pied d'égalité ». « Si les institutions envisagées n'entrent pas en conflit avec celles existantes, je ne verrais pas pourquoi nous ne lancerions pas la démarche », a ajouté le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.
Trois milliards d'euros de fonds communautaires
La Commission européenne, en revanche, s'est montrée vraiment allante. « Il semble que toutes les conditions sont réunies pour aller de l'avant », a déclaré son président, José Manuel Barroso. L'institution bruxelloise est surtout soulagée de voir sa place formellement reconnue, et de garder la main sur les quelque 3 milliards d'euros de fonds communautaires qui seront alloués entre 2007 et 2010 aux 10 états du Sud.
Nicolas Sarkozy a expliqué que seuls des fonds privés seraient levés afin de financer les futurs projets de « l'Union », tels que des travaux de dépollution de la Grande Bleue. Ces questions budgétaires continuent pourtant à tarauder certains États membres. « Nous devrons nous assurer que les fonds sont correctement utilisés » a rappelé Angela Merkel, tandis que Londres redoute un possible « redéploiement » des ressources. La Pologne, pour sa part, a vite fait de comparer les largesses financières accordées au Sud avec celles, plus modestes, prodiguées à son protégé ukrainien (500 millions d'euros). « Nous acceptons ce projet en général mais j'espère que les dirigeants européens seront d'accord pour donner une perspective européenne à l'Ukraine », a déclaré le premier ministre Donald Tusk. Un parfait vœu pieux.
11:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ue, méditérannée
De nouvelles mesures en faveur du travail et du pouvoir d’achat
5 décembre 2007 N°54
1. La récente étude de l’INSEE sur les salaires confirme notre diagnostic : le problème du pouvoir d’achat s’explique avant tout par un déficit de travail
L’enquête de l’Insee « les salaires en France » (publiée le 29 novembre) montre clairement que si les Français travaillent bien, leur productivité horaire est supérieure de 8% à celle des salariés allemands (en 2004), ils travaillent trop peu : le nombre d’heures travaillées par salarié en France est le plus faible de l’Union européenne. Ainsi, un salarié français à temps complet travaille en moyenne moins de 1500 heures par an contre 1700 pour un Allemand et 2000 heures pour un Britannique. Les 35 heures ont eu pour effet de réduire de plus de 10% le nombre d’heures travaillées (pour un temps complet) en France entre 1996 et 2004, alors que ce dernier augmentait simultanément en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni.
Conformément au diagnostic du Gouvernement, cela s’est traduit par un problème de pouvoir d’achat et de compétitivité. La priorité donnée au temps libre a débouché sur une stagnation du salaire brut annuel moyen (+1,6% entre 1996 et 2004), l’évolution la plus faible (après l’Autriche) au sein de l’UE. Le salaire brut moyen d’un équivalent temps plein en France (28.300 euros) est inférieur de 10% à la moyenne des 15, situant la France en 11ème place. Le différentiel atteint 20% avec l’Allemagne. En outre, cette modération salariale n’a pas entièrement compensé le coût de la réduction du temps de travail : le coût horaire du travail en France est un des plus élevés au sein de l’UE (proche de 29€ contre 25€ en moyenne dans l’UE à 15).
2. De nouvelles mesures pour libérer davantage le travail, mieux le rémunérer et maîtriser l’évolution des prix
Les mesures relatives à la monétisation des jours de RTT ainsi qu’au déblocage anticipé de la participation et l’accès à une prime de 1000 euros pour les salariés des petites entreprises feront l’objet de dispositions législatives dans les prochains jours au Parlement.
ASSOUPLIR DAVANTAGE LES 35 HEURES EN CONTREPARTIE D’AUGMENTATIONS DES SALAIRES
L’objectif est de redonner du pouvoir d’achat aux salariés en laissant plus de place à la négociation sociale dans l’entreprise sur le temps de travail : concrètement, il sera possible de conclure au niveau de chaque entreprise des accords majoritaires permettant d’échanger davantage de temps de travail contre davantage de rémunération.
De nouvelles possibilités de monétisation des jours de RTT non pris: les salariés qui le souhaitent, pourront, en accord avec leur employeur, négocier directement le paiement de ces journées.
LE TARIF DES HEURES SUPPLEMENTAIRES REVALORISE DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Les heures supplémentaires seront désormais rémunérées au même niveau que pour les salariés du privé, soit +25% par rapport à l’heure normale. La monétisation des jours de RTT accumulés sur le compte épargne temps sera également possible. Par ailleurs, une négociation sera ouverte pour régler la question du stock d’heures supplémentaires accumulées par certains fonctionnaires.
DES POSSIBILITES DE TRAVAIL DOMINICAL ELARGIES
Le régime actuel des dérogations au repos dominical est peu lisible et inadapté (elles sont au nombre de 180 d’après le Conseil économique et social). C’est pourquoi, les possibilités de travail dominical seront élargies sur la base d’un double principe : le volontariat et une rémunération double pour le salarié.
LE CONDITIONNEMENT DES ALLEGEMENTS DE CHARGES SOCIALES AUX NEGOCIATIONS SALARIALES
Pour relancer les négociations salariales dans le secteur privé, une partie des allègements de charges sociales (qui représentent plus de 20 Mds €) sera conditionnée au respect de l’obligation annuelle de négocier les salaires dans les entreprises et à des négociations dans les branches prévoyant des minima au moins égaux au SMIC.
LE DEBLOCAGE EXCEPTIONNEL DES FONDS DE LA PARTICIPATION
Les salariés auront la possibilité pendant quelques mois de puiser dans l’épargne qu’ils détiennent au titre de la participation dans la limite de 10.000€, sans charges fiscales et sociales. On peut estimer l’effet de la mesure à près de 12 Mds€, soit en moyenne plus de 2.500€ pour les salariés qui auront recours à ce dispositif qui devrait s’appliquer à compter du 1er janvier 2008.
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, qui ne bénéficient pas de la participation, les employeurs auront la possibilité d’accorder aux salariés une prime (dans la limite de 1000€), non soumise aux cotisations sociales.
DES MESURES POUR AIDER LES MENAGES A MAITRISER LEURS DEPENSES
Un nouvel indice du pouvoir d’achat sera créé début 2008 pour refléter ce que les Français vivent vraiment au quotidien en matière de prix. Le logement représente une part croissante de la dépense des ménages. Afin de mieux maîtriser l’évolution des loyers, ceux-ci seront désormais indexés sur l’évolution des prix à la consommation et non plus sur l’évolution combinée des prix à la consommation, de la construction, de l’entretien. Par ailleurs, afin de favoriser l’accès au logement pour les plus modestes, le dépôt de garantie qui peut être réclamé aux locataires sera réduit de 2 à 1 mois. Une négociation sera engagée plus largement sur les relations entre bailleurs et locataires, afin de remplacer la caution par un système de type assurantiel des risques d’impayés.
Faire baisser les prix en grandes surfaces : la loi de modernisation économique discutée au printemps 2008 permettra à ces dernières de négocier plus librement les tarifs avec leurs fournisseurs (avec un dispositif d’accompagnement pour les PME et le petit commerce).
UNE CONFERENCE AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX POUR DEFINIR L’AGENDA SOCIAL DE 2008
Une conférence sera organisée mi-décembre, sous la présidence de Nicolas SARKOZY, avec les organisations syndicales et patronales avec pour objectif d’établir l’agenda social pour l’année 2008 en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, et de dialogue social. Parmi les questions qui seront soumises aux partenaires sociaux : la durée du travail et le travail dominical, les négociations salariales et les allègements de charges, la réforme de la formation professionnelle et la sécurisation des parcours professionnels, les conditions d’un dialogue social performant (critères de la représentativité des organisations, financement, conditions de validité des accords).
3. Ces mesures complètent celles déjà en vigueur en faveur du pouvoir d’achat
La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA) du 21 août 2007 injectera 9Mds€ dans l’économie en 2008, dont les deux tiers conforteront directement le pouvoir d’achat de nos concitoyens les plus modestes et des classes moyennes.
LE DISPOSITIF SUR LES HEURES SUPPLEMENTAIRES : UN TRIPLE BONUS POUR LES SALARIES
Pour le salarié c’est : plus 25% de rémunération, pas de charges sociales, pas d’impôts pour le salarié. Résultat, une augmentation directe de sa rémunération: le gain net de quatre heures supplémentaires pour un salarié à temps complet au SMIC est multiplié par 2 (+2.150 euros par an) soit l’équivalent d’un 13ème et 14ème mois.
Les premiers bénéficiaires en sont les personnes les moins qualifiées, les moins rémunérées : les ouvriers font en moyenne 2 fois plus d’heures supplémentaires que les professions intermédiaires, et 6 fois plus que les cadres. Pour mémoire, ce sont 900 millions d’heures supplémentaires qui sont effectuées chaque année par 6 millions de salariés.
UN CREDIT D’IMPOT POUR LES FRANÇAIS MODESTES QUI SOUHAITENT ACQUERIR LEUR LOGEMENT
Le crédit d’impôt sur les emprunts immobiliers va permettre de baisser le coût de l’emprunt de 8 à 10%. Ce sont les ménages les plus modestes qui en bénéficient. A titre d’exemple, un couple avec 2 enfants qui souscrit un emprunt de 200.000 euros sur 20 ans (taux de 4%) peut réaliser sur 5 ans un gain de 8.889 euros, soit une baisse de 9,8% du coût du crédit (la réduction est moitié moindre pour un couple plus aisé empruntant 400.000€).
L’AUGMENTATION DES BOURSES ET UNE MEILLEURE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL DES ETUDIANTS
A la rentrée 2007, les bourses universitaires ont été revalorisées de +2,5%, soit leur plus forte augmentation depuis 5 ans. En outre, dès le 1er janvier 2008, un 6ème échelon de bourses sera créé pour les 100.000 étudiants les plus défavorisés qui verront leur bourse augmenter de 7,2 %, par rapport à l’année dernière (passant de 3661€ à 3921€ par an). Le nombre de bourses au mérite va doubler (de 15.000 à 30.000), mesure qui sera effective au 1er janvier 2008.
La défiscalisation du travail étudiant, mise en place par la loi TEPA, permet également aux étudiants qui travaillent pour payer leurs études d’augmenter leur pouvoir d’achat.
L’INTRODUCTION DE DAVANTAGE DE CONCURRENCE POUR DES PRIX PLUS FAIBLES
Le projet de loi sur le développement de la concurrence au service du consommateur, actuellement en discussion au Parlement, prévoit un assouplissement supplémentaire de la loi Galland, dont la première étape avait donné de bons résultats (-3.2% sur les prix des grandes marques entre mars 2006 et mars 2007 après la réforme de 2005) : les distributeurs pourront faire bénéficier le consommateur de l’intégralité des marges arrière qui leur sont versées.
Il prévoit également le renforcement des droits des consommateurs dans le domaine de la téléphonie et des services internet (plafonnement des durées d’engagement par exemple), ainsi que dans leurs relations avec les établissements bancaires (transparence des frais bancaires).
4. Enfin, l’augmentation du pouvoir d’achat passe aussi par la poursuite de l’amélioration de l’emploi
En octobre, le nombre de demandeurs d’emploi s’est à nouveau réduit de 23.000 personnes (-1,2%). Sur un an, la baisse représentent 9,8%, soit plus de 200.000 chômeurs de moins (-550.000 depuis 2005). La baisse concerne l’ensemble des catégories : jeunes (-10,3%), les +50 ans (-11%).
Après les très bons résultats enregistrés en termes de créations d’emplois (entre juin 2006 et juin 2007, l’emploi salarié affiche une hausse nette de 252.900 emplois), ces chiffres témoignent de la bonne orientation du marché de l’emploi, l’objectif restant d’atteindre le plein emploi à l’horizon 2012.
Laurent WAUQUIEZ
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Paris: derniers meetings pour Delanoë et Panafieu
Politique
A 48 heures du second tour des élections municipales à Paris, Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu ont tenu jeudi soir leurs derniers meetings dans le Ve arrondissement. Alors que le maire socialiste, quasiment assuré d'être réélu dimanche, avait déjà la tête ailleurs, son adversaire UMP voulait croire que rien n'était joué.
Devant quelque 200 sympathisants réunis sous le préau d'une école élémentaire pour cette réunion de soutien à Lyne Cohen-Solal, candidate socialiste dans le Ve, Bertrand Delanoë a confirmé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat en 2014.
"J'ai conscience ce soir de faire mes derniers meetings de candidat à la mairie de Paris", a lancé avec une "émotion particulière" le maire sortant. "En 2014, je ferai la campagne de mes amis", a ajouté M. Delanoë.
Le maire de Paris, à qui l'on prête des ambitions présidentielles, a rappelé l'engagement pris lors de son élection en 2001 de ne faire que deux mandats.
Bertrand Delanoë a souhaité que le Ve, fief depuis 40 ans de Jean Tiberi et un des arrondissements que le PS espère arracher à la droite dimanche, s'inscrive "dans la dynamique démocratique de Paris". "Ce n'est pas une personne qu'il faut remplacer dimanche dans le Ve, c'est une manière de faire de la politique", a lâché le maire de Paris, dénonçant un système clientéliste de son prédécesseur à l'Hôtel de Ville.
Alors que le maintien au second tour du candidat MoDem Philippe Meyer (14% dimanche dernier) pourrait faire le jeu de Jean Tiberi, Bertrand Delanoë a affirmé que "seul le bulletin de vote Lyne Cohen-Solal pourra apporter au Ve le changement qu'il mérite".
Bertrand Delanoë a conclu sur un appel à la mobilisation, en demandant à ses amis d'être "des citoyens actifs" auprès de leurs amis et voisins pendant les 48 dernières heures de campagne.
Le maire sortant de Paris s'est ensuite rendu dans le XXe puis dans le XVe arrondissement pour faire "une surprise" à sa première-adjointe Anne Hidalgo, qui tente de faire basculer à gauche cet autre bastion UMP.
Une heure plus tard, Françoise de Panafieu entamait son dernier meeting non loin de là, au Palais de la Mutualité. La salle de 2.000 places n'était remplie qu'à moins de la moitié malgré la présence de six ministres venus au secours de la candidate UMP: Xavier Bertrand, Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot, Roger Karoutchi et Rama Yade. Des têtes de listes, Rachida Dati, future maire du VIIe, a été la plus applaudie.
Dans son discours, Françoise de Panafieu a tenté de remobiliser ses amis en leur assurant que "rien n'est joué". La candidate UMP mise sur un surcroît de participation au second tour, après les 43% d'abstention dimanche dernier, pour permettre à la droite de sauver ses bastions. "Ces voix sont dans notre camp, il faut les mobiliser", a-t-elle lancé.
La maire du XVIIe arrondissement a appelé les électeurs du MoDem à la rejoindre en insistant sur la proximité de son projet avec celui de Marielle de Sarnez.
Tous les orateurs s'en sont pris aux ambitions de Bertrand Delanoë sur le Parti socialiste. "Pour lui Paris n'est qu'un marche-pied", a lâché Mme de Panafieu. "Son bureau ne serait pas à l'Hôtel de ville, mais au 10, rue de Solférino", a accusé M. Bertrand.
Malgré cet optimisme de façade, les ténors de l'UMP pensent eux aussi à la suite. La présence-surprise de Jean-Louis Borloo, qui n'était pas prévue, va relancer les spéculations sur sa possible candidature à Paris... en 2014. AP
00:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A J-3, Panafieu et Xavier Bertrand envoient un signal aux électeurs du MoDem
Françoise de Panafieu entourée de plusieurs membres du gouvernement dont Xavier Bertrand (2ed), le 13 mars 2008 à la Mutualité à Paris
PARIS (AFP) — A J-3 du second tour des municipales, le gouvernement, Xavier Bertrand en tête, est venu en force jeudi soir à la Mutualité soutenir Françoise de Panafieu, appelant à la mobilisation de l'électorat de droite et tendant clairement la main à celui du MoDem.
"Je compte sur vous pour vous mobiliser et pour mobiliser autour de vous", a lancé la candidate UMP aux municipales dans la capitale, où 43% des électeurs inscrits se sont abstenus au premier tour.
"Je veux poser avec franchise une question aux électeurs du centre: de qui sont-ils le plus proches? Je leur dis: regardez le projet du MoDem, regardez le nôtre. Voyez à quel point ils sont proches", a-t-elle déclaré à la tribune.
Et de lancer "Bienvenue aux électeurs du MoDem!", sous les applaudissements de quelque 400 militants et de plusieurs membres du gouvernement, dont Jean-Louis Borloo, Rachida Dati --en ballottage favorable dans le VIIe arrondissement--, Rama Yade --en ballottage à Colombes (Hauts-de-Seine)-- et Roger Karoutchi.
"Les jeux ne sont pas faits à Paris", a lancé le ministre du Travail Xavier Bertrand, relevant à son tour le très faible taux de participation dans la capitale au premier tour. "Il y a des réservoirs de voix comme dans peu de villes en France".
"C'est dans notre électorat que nous mobiliserons", a-t-il insisté. Et de fustiger le maire socialiste sortant Bertrand Delanoë pour avoir "baladé" le MoDem et ses électeurs dans le jeu des alliances de l'entre deux-tours et "les avoir rejetés de façon sectaire et choquante".
"On tend la main au MoDem parce que Bertrand Delanoë leur a claqué la porte. Il dit +Moi je prends le PS sur la gauche, J'envoie des signaux à gauche toute!+ pour faire de Paris l'arme fatale contre le gouvernement", a expliqué son porte-parole de campagne Pierre-Yves Bournazel après le meeting.
"Une élection en cache une autre à Paris, car la seule élection qui intéresse Delanoë aujourd'hui, c'est celle du premier secrétaire du PS" au prochain congrès du parti, avait lancé auparavant à la tribune Xavier Bertrand.
Le ministre des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi a lui aussi appelé à la mobilisation "pour un Paris débridé au service des Parisiens et non pas de l'ambition d'un homme."
Quant à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, elle a raillé "l'homme des 35 heures qui a complètement désorganisé les hôpitaux de Paris" et le président du conseil général du département de la Seine qui a été "incapable" de faire face à la canicule de 2003, "alors que c'était sa responsabilité".
Dénonçant les "vieilles alliances, ringardes et démodées" de M. Delanoë, Xavier Bertrand a ironisé : "Avec les communistes, pour attirer les entreprises à Paris, franchement on fait mieux! Et avec les Verts il y a peu de chances que ça s'améliore sur la circulation".
Françoise de Panafieu (27,6% des suffrages au premier tour) est largement devancée par son rival socialiste (41,9%).
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