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23.03.2008

Le Tibet, la Chine et l'arme du boycott

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20/03/2008 N°1853 Le Point

Les Jeux olympiques, nous disait-on, auront pour effet mécanique d'ouvrir la Chine au monde et, donc, à la démocratie-les Chinois, sachant qu'ils seront observés, scrutés comme ils ne l'ont jamais été, auront à coeur d'offrir une image décente d'eux-mêmes et de leur régime.

La vérité oblige à dire que c'est très exactement l'inverse qui s'est, pour le moment, produit.

On a expulsé des villes les pauvres et les improductifs.

Accéléré la destruction des hutong , les quartiers populaires du centre de Pékin.

On a, de la sorte, multiplié le nombre des sans-abri qui, s'entassant dans des bidonvilles sans que soit engagée de vraie politique de relogement, ont accentué le phénomène de misère urbaine, d'insalubrité, contre lequel on prétendait lutter.

On a emprisonné, souvent sans procès, des milliers de possibles dissidents.

On a, aux termes de l'article 306 du Code pénal de 1997 permettant d'incarcérer n'importe quel avocat suspecté de « manipuler ou de détruire des preuves », arrêté, kidnappé, mis hors d'état de nuire, les plus courageux de leurs défenseurs.

On a fait le ménage dans la presse.

Acheté au français Thales des antennes paraboliques permettant de renforcer la grande muraille des ondes qui brouille les émissions en chinois des radios anglosaxonnes.

Les émeutes se sont multipliées dans les campagnes, sans que la presse locale s'en fasse l'écho.

Le rythme des exécutions capitales ne semble pas avoir faibli-sans que cela choque outre mesure une presse internationale qui, elle, est pourtant libre d'écrire ce que bon lui semble.

On ne pratique pas moins qu'avant le trafic d'organes prélevés sur les corps des suppliciés.

Il ne reste, dans l'ensemble du pays, pas moins de camps de travail répertoriés par la Laogai Research Foundation.

Bref l'effet « ravalement de façade » n'a eu, soit aucune portée, soit pour unique résultat concret d'intensifier, au contraire, les violations des droits de l'homme.

Et voilà qu'au Tibet s'est déclenchée la répression la plus brutale que la « Région autonome » ait connue depuis celle que mena, il y a dix-huit ans, quelques mois après Tiananmen, l'actuel président chinois, Hu Jinto, qui gagna là sa réputation d'homme de fer et ses galons dans le Parti.

Quelles sont les circonstances exactes de cette répression nouvelle ?

Et quel crédit faut-il accorder à la logorrhée officielle sur le « sécessionnisme » tibétain et la volonté de ses chefs spirituels d'utiliser la caisse de résonance de la période préolympique pour faire entendre, enfin, leur voix ?

A la limite, peu importe.

Car ce qui importe c'est que, comme il y a dix-huit ans, on a froidement tiré sur la foule.

Ce qui importe c'est que la capitale, Lhassa, est, à l'heure où j'écris, transformée en zone de guerre, quadrillée par des forces de police et des blindés, coupée du monde.

Et ce qui importe c'est que les Chinois ont montré, en la circonstance, leur indifférence souveraine aux états d'âme d'un Occident qu'ils méprisent-ce qui importe c'est qu'instruits de notre pusillanimité au plus fort des massacres du Darfour et des violences en Birmanie, ils ont compris, ou cru comprendre, que nous ne bougerions pas davantage s'ils mettaient le Tibet à feu et à sang.

Face à un tel cynisme, je persiste à penser qu'il est encore temps de tenir le langage de fermeté qu'ils nous pensent trop lâches-ou, peut-être, trop dépendants d'eux-pour oser articuler.

Je persiste à dire qu'il n'est pas trop tard pour utiliser l'arme des Jeux afin d'exiger d'eux, au minimum , qu'ils arrêtent de tuer et appliquent à la lettre-en matière, notamment, de respect des libertés-les dispositions de la Constitution sur l'autonomie régionale tibétaine.

Pékin ne cédera pas ? les boycotts, d'une manière générale, ne marchent jamais ? Allons, cher Robert Badinter. On ne sait jamais tant qu'on n'a pas essayé. Nous n'avons rien à perdre si nous essayons-et les peuples chinois et tibétain ont, eux, tant à gagner !

On ne mélange pas sport et politique ? On ne prive pas le monde de cette grande réjouissance que sont les Jeux ? D'accord, amis sportifs. Mais ne renversons pas les rôles. Ce sont les Chinois qui gâchent la fête. Ce sont eux qui bafouent les principes de l'olympisme. Ce sont eux qui font que la flamme qui, dans les jours prochains, sera hissée sur l'Everest passera littéralement sur les corps d'hommes de prière et de paix assassinés. Et c'est à cause d'eux, enfin, c'est à cause des bouchers de Tiananmen et, maintenant, du Tibet, qu'en août prochain, quand vous disputerez vos médailles à des athlètes anabolisés, transfusés, transformés en quasi-robots, vous aurez à courir, lutter, défiler, dans des stades tachés de sang.

Il est encore temps de sauver, et le sport, et l'honneur, et des vies.

Il est encore temps, en prenant le risque, comme vient de le faire Barack Obama, d'évoquer la possibilité, juste la possibilité, du boycott, de dire à la fois oui à l'idéal olympique et non aux Jeux de la honte.

Il est minuit moins cinq, là aussi

Bernard-Henri Lévy

Une cohabitation d'un nouveau genre

20/03/2008 N°1853 Le Point

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Après les succès socialistes aux élections municipales et cantonales, allons-nous assister à une cohabitation d'un nouveau type entre pouvoir national de droite et pouvoir local de gauche ? L'opposition contrôle aujourd'hui 20 régions sur 22, 60 des 101 départements et un nombre très élevé de grandes villes, de sorte que, en termes de population, la gauche va en administrer, à plusieurs niveaux, une large majorité. Première remarque : la fameuse hyperprésidence est, en réalité, beaucoup moins puissante que ne furent ses devancières. Où Georges Pompidou pouvait décider du devenir du trou des Halles, Nicolas Sarkozy ne songerait même pas à intervenir sur le lieu d'implantation d'un lycée. Le pouvoir local est devenu une réalité forte, dont l'existence a limité d'autant le champ d'exercice du pouvoir national. Deuxième remarque : si puissantes soient-elles, les collectivités territoriales demeurent tributaires, en droit, des compétences que le législateur leur confie et dépendantes, en fait, du montant des dotations que l'Etat leur accorde. Toutefois, ni la loi ni le budget ne peuvent trop restreindre les initiatives locales, d'autant moins que le concours des collectivités territoriales reste indispensable à la mise en oeuvre de politiques nombreuses, même lorsqu'elles sont définies nationalement. Cela conduit à la troisième remarque : les pouvoirs national et local ont besoin l'un de l'autre. Les conflits politiques existent, sous-tendus d'oppositions partisanes et d'intérêts électoraux divergents. Pour autant, la situation où l'un tirerait à hue quand l'autre tirerait à dia serait suffisamment nuisible aux deux pour qu'ils veillent à l'éviter et, le plus souvent, y parviennent.

Dans une cohabitation, chacun est obsédé par l'échéance électorale suivante et agit en fonction d'elle. Ici, au contraire, les besoins quotidiens de la gestion l'emportent sur les batailles politiques à venir et laissent plus de place à une coopération, si difficile puisse-t-elle être parfois.

665172805.jpgGuy Carcassonne

22.03.2008

Cecilia Bartoli célèbre la Malibran, première "pop star" de l'opéra

LE MONDE | 22.03.08 | 15h05  •  Mis à jour le 22.03.08 | 15h05

La cantatrice Cecilia Bartoli lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 27 septembre 2007.

AFP/DIRK WAEM
La cantatrice Cecilia Bartoli lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 27 septembre 2007.

Cecilia Bartoli vient de franchir le seuil de son appartement parisien que déjà les fleurs affluent. La présence de la cantatrice italienne en cette période de l'année est inhabituelle : elle a fait salle comble au Théâtre des Champs-Elysées pour ses deux récitals annuels de décembre.

Mais c'est à Paris que le "Maria Malibran Tour", ce périple dédié à la grande cantatrice espagnole Maria Malibran, qui l'a menée de Munich à Londres en passant par huit pays, soit plus de 20 000 kilomètres en musique, trouve son épilogue. "Elle est née à Paris il y a tout juste deux siècles, le 24 mars 1808, raconte Cecilia Bartoli, alors je me suis dit qu'il fallait lui rendre hommage ce jour-là à Paris."

 

C'est en effet à un événement que nous convie Bartoli, qui, à la Salle Pleyel, chantera trois fois en cette journée du 24 mars : un matinal salon romantique à 11 heures, un opéra de Rossini en version de concert à 15 heures, et une soirée de gala autour de Mozart, Chopin, Paganini et Rossini, à 20 h 45), avec l'Orchestre philharmonique de Radio France dirigé par Myung-Whun Chung !

"J'ai voulu un bicentenaire à sa démesure, s'enthousiasme Cecilia Bartoli, qui fasse revivre les rumeurs d'une époque et montre l'étendue des talents de celle qui fut la première pop star romantique de l'histoire de l'opéra, cantatrice, compositrice, instrumentiste capable de s'accompagner au piano, à la harpe et à la guitare, aquarelliste, femme du monde et libre amoureuse. Bref, une femme moderne !" Cecilia Bartoli se réjouit de ce que la Malibran ait fait la nique aux castrats, pour mieux devenir l'icône du jeune romantisme. "Elle a inspiré toute l'intelligentsia artistique de son temps, des peintres, des poètes comme Musset, Lamartine, et des compositeurs, Rossini, Bellini, Donizetti, qui ont écrit pour elle et pour sa soeur, Pauline Viardot."

Cela fait quinze ans que l'Italienne collectionne les objets ayant appartenu à Maria de la Felicidad Garcia, la fille du grand ténor Manuel Garcia. Elle a même conçu un musée ambulant, pour exposer quelque 80 lettres, portraits, partitions, sculptures et bijoux. Un Museo Mobile qui stationnera place de l'Hôtel-de-Ville, à Paris, jusqu'au 24 mars inclus. Au même endroit sera projeté sur grand écran, le 24 mars, à 14, 16 et 18 heures, le récital Malibran que la diva italienne a récemment enregistré.

A mettre ses pas dans ceux de cette "soeur disparue", la diva italienne retrouve ses propres traces : "La musique de la Malibran convient non seulement à ma voix, mais à mon âme", affirme-t-elle en soulignant leurs enfances parallèles auprès de parents musiciens, mère soprano, père ténor. "Nous sommes deux mezzos avec un registre vocal comparable ainsi que le même don de virtuosité. Et puis nous avons toutes les deux fait nos débuts en Rosine dans Le Barbier de Séville de Rossini."

ROMANTISME NOIR

Si Cecilia Bartoli possède l'aura internationale de Maria Malibran, nous ne saurons pas si elle a elle aussi cumulé un jeune amant violoniste belge (comme Charles de Bériot, second mari de la Malibran) avec un vieux mari (comme Eugène Malibran, dont elle gardera le nom). "Je ne pousse pas l'identification jusque-là, s'amuse-t-elle, de même que je ne fais pas de cheval, d'escrime, de chasse, ne conduis pas de diligence et ne traverse pas à pied des montagnes italiennes."

Dans le double DVD intitulé Maria (Decca), on voit Bartoli au cimetière Laeken de Bruxelles, devant le mausolée où repose celle qui mourut à 28 ans en pleine gloire des suites d'une chute de cheval. Il y a les arbres nus de l'hiver, le vent dans le ciel livide, le cri rauque des corneilles. Juste ce qu'il faut de romantisme noir.


Hommage à Maria Malibran, lundi 24 mars. Salle Pleyel, 252, rue du faubourg Saint-Honoré, Paris (8e). 01-42-56-13-13 (sallepleyel.fr). La Malibran de Sacha Guitry, à 9 heures, entrée libre sur réservation. Concert Cecilia Bartoli, Vadim Repin (violon), Lang Lang (piano), à 11 heures, de 10 € à 85 €. Conférence, à 14 heures, entrée libre sur réservation. La Cenerentola de Rossini, à 15 heures, de 50 € à 160 €. Concert de Gala, à 20 h 45, de 10 € à 130 €.

Marie-Aude Roux
Article paru dans l'édition du 23.03.08.

Déplacement de M. le Président de la République au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

 
     
 
 

Programme du déplacement

Mercredi 26 mars 2008
                                                                   
12 h 00    
Cérémonie d'accueil par Sa Majesté la Reine ELIZABETH II et Son Altesse Royale le Prince Philip, Duc d'Edimbourg à l'entrée du village de Windsor.


12 h 20       
Arrivée au château de Windsor. Exécution de la Marseillaise.
Inspection de la garde d'honneur puis défilé des troupes.


13 h 15   
Déjeuner offert par Sa Majesté la Reine ELIZABETH II et Sa Majesté Royale le Duc d'Edimbourg, en l'honneur de M. le Président de la République et Madame Carla SARKOZY, en présence des membres de la famille et de la Maison Royale.
 

15 h 40   
Arrivée de M. le Président de la République et de Madame Carla SARKOZY à l'abbaye de Westminster. Accueil par le Révérend John HALL, Doyen du Chapitre.
Cérémonie de dépôt de gerbe sur la tombe du Soldat et visite de l'abbaye.


16 h 00   
Arrivée de M. le Président de la République et de Madame Carla SARKOZY au Parlement. Accueil par M. Michael MARTIN, Président de la Chambre des Communes et Mme Helen HAYMAN, Présidente de la Chambre des Lords.

16 h 50   
Arrivée au Palais de Buckingham.


17 h 10   
Audience de M. le Président de la République avec M. David CAMERON, Chef de l'Opposition, et M. Nick CLEGG, Chef du Parti libéral démocrate, dans le salon d'audience de S.M. la Reine.


20 h 00    
Dîner d'Etat offert par S.M. la Reine ELIZABETH II et S.A.R. le Prince Philip, Duc d'Edimbourg, en l'honneur de M. le Président de la République et Madame Carla SARKOZY.


Jeudi 27 mars 2008


11 h 00   
Cérémonie à Carlton Gardens devant la statue du Général de Gaulle. Dépôt de gerbe. Passage en revue d'un peloton de marins français et rencontre avec des anciens combattants français.


11 h 20   
Arrivée de M. le Président de la République et Madame Carla SARKOZY à Downing Street. Accueil par S. Exc. M. le Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et Madame Gordon BROWN.
Entretien de M. le Président de la République avec S. Exc. M. Gordon BROWN.


12 h 30
   
Arrivée de M. le Président de la République et de S. Exc. M. le Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord au stade d'Arsenal (Emirates Stadium).
Rencontre avec des jeunes participants à un programme d'éducation par le sport.


13 h 00   
Conférence de presse conjointe de M. le Président de la République et de S. Exc. M. le Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.


13 h 30   
Déjeuner offert par S. Exc. M. Gordon BROWN, Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, en l'honneur de M. le Président de la République avec les ministres français et britanniques puis rencontre avec des personnalités emblématiques de la relation franco-britannique.


15 h 00   
Arrivée de M. le Président de la République et Madame Carla SARKOZY à l'embarcadère du Savoy et départ en bateau jusqu'à la galerie de Tate Modern.

15 h 20
   
Arrivée à la galerie de Tate Modern. Visite de l'exposition Duchamp, Picabia et Man Ray. Départ en bateau pour Greenwich.


16 h 15    
Remise des insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur à la navigatrice Ellen Mac Arthur, devant son bateau (bâtiments de l'Old Naval College)
Brève réception au Painted Hall.


17 h 30   
Réception offerte par M. le Président de la République et Madame Carla SARKOZY, en l'honneur de la communauté française à l’Ambassade de France.


19 h 30   
Arrivée de M. le Président de la République et Madame Carla SARKOZY pour le dîner à Guildhall. Accueil par M. David LEWIS, Lord-Maire de Londres, ainsi que par Le Prince RICHARD, Duc de Gloucester et la Princesse ALICE, Duchesse de Gloucester. Honneurs militaires, présentation d'invités.

Cina e persecuzioni, la Via Crucis del Papa

il rito del venerdì santo al colosseo

I testi affidati al vescovo di Hong Kong, illustrati da immagini d'arte cinesi. E Gesù ha gli occhi a mandorla

 

ROMA - La Cina non è mai stata così presente nei pensieri del Papa. Lo si capisce da segnali precisi che nella celebrazione della Via Crucis del Venerdì Santo al Colosseo appaiono non casuali. I testi delle meditazioni e delle preghiere sono stati curati, per la prima volta, dal cardinale Joseph Zen Ze-Kiun, vescovo di Hong Kong, un simbolo per la comunità cattolica cinese. Cambia volto anche Gesù, che nelle immagini scelte ha gli occhi a mandorla: le immagini infatti sono prodotto dell’arte cinese e quindi Pilato è un cinese, gli uomini del Sinedrio sono cinesi, i soldati romani che percuotono Gesù sono cinesi. Ed è affidato a una ragazza cinese il compito di portare la croce per due stazioni. Infine c’è anche un cinese tra le sei persone che sabato, durante la veglia pasquale, riceveranno il battesimo dal Papa.

LE RIFLESSIONI SULLE PERSECUZIONI - La persecuzione della Chiesa in Cina e nel mondo, il ricordo dei «martiri viventi» del XXI secolo, preghiere «anche per i persecutori». Sono i temi principali delle meditazioni preparate dal cardinale Joseph Zen Ze-Kiun e non mancheranno di far discutere vista la non facile relazione tra Vaticano e Cina e l'attualità dello scoppio degli scontri in Tibet. Il riferimento alla difficile situazione che vivono i cattolici in Cina diventa infatti inevitabile, anche il tema ovviamente si riferisce alle persecuzioni della Chiesa in vari periodi della storia e in diverse parti del mondo. Nessun riferimento a casi specifici, ma è facile scorgere nelle immagini dell’ateismo, della tirannia e dei martiri, realtà come la Cina o la Birmania. E c’è spazio anche a un’autocritica con un riferimento a quei pastori della Chiesa che tradiscono. Le riflessioni si sono aperte con un testo introduttivo in cui viene spiegato il significato del rito e anche lo stato d’animo con cui il porporato ha accolto la richiesta del Pontefice. Un segno di attenzione al grande «continente asiatico», scrive il cardinale, che porta al Colosseo, «la voce di sorelle e fratelli lontani». Zen Ze-kiun volge lo sguardo alle tante parti del mondo dove la Chiesa «sta attraversando l’ora tenebrosa della persecuzione». «Signore - scrive il vescovo - la sofferenza ci fa paura. Torna in noi la tentazione di aggrapparci ai mezzi facili di successo. Fa’ che non abbiamo paura della paura, ma confidiamo in Te».

 

(Eidon)
ANCHE RUINI - Nella successione delle stazioni, tocca al cardinale vicario Ruini portare la croce per primo. Poi, nella seconda e nella terza, in rappresentanza dell'Africa, c'è una suora del Burkina Faso. L'Italia è rappresentata nella quarta e quinta stazione da una famiglia della Diocesi di Roma e, nella sesta e settima, da una disabile in carrozzella, accompagnata da un barelliere e da una dama dell'Unitalsi. Seguono tra i portatori di croce i frati della Custodia di Terra Santa, nell'ottava e nona stazione in rappresentanza dell'Asia, e appunto la ragazza cinese nella decima e undicesima. Papa Benedetto XVI non ha preso la Croce nelle ultime tre stazioni della Via Crucis, come invece era stato preannunciato e come è tradizione, al suo posto il card. Ruini. Il Papa è rimasto sempre sotto il gazebo allestito per lui sulla terrazza del Palatino per la pioggia intensa che si è abbatuta sulla Capitale. All’inizio, il Pontefice ha seguito la Via Crucis in piedi, mentre nelle ultime stazioni si è inginocchiato.

CROCE SORGENTE DI VITA - Al termine della Via Crucis il pontefice ha affermato che la Croce sulla quale fu inchidato Gesù è per noi «sorgente di vita e scuola di giustizia e di pace». «Sulla Croce - ha spiegato - il Redentore ci ha restituito la dignità che ci appartiene. Anche quest'anno abbiamo ripercorso il suo cammino doloroso rievocando con fede le sofferenze che il nostro Signore ha dovuto sopportare. Ci percuotiamo il petto ripensando a quanto è accaduto. E dobbiamo chiederci: ma cosa abbiamo fatto di questo amore?». «Tanti - ha ricordato Papa Ratzinger - non conoscono Dio, altri credono di non aver bisogno di Lui. Quante volte guardiamo alla Croce con sguardi distratti da dispersivi interessi terreni. Lasciamo - ha invocato il Papa rivolto ai fedeli - che il sacrificio sulla croce ci interpelli. Apriamogli il cuore. Gesù è la libertà che ci rende liberi. Gesù portò i nostri peccati perchè vivessimo per la giustizia. Dalle sue piaghe siamo stati guariti. Per noi, per la nostra salvezza si è fatto uomo, ha intrapreso questo cammino doloroso, e così uomini di ogni epoca sono diventati amici di Dio. Amico, così - ha concluso - Gesù chiama Giuda e ognuno di noi, è amico vero di tutti noi. Purtroppo non sempre riusciamo a percepire questo amore sconfinato».


21 marzo 2008

Copé : «Les réformes, c'est maintenant ou jamais»

Propos recueillis par Sophie Huet 21/03/2008 | Mise à jour : 19:39 |
Jean-François Copé : « Les Français attendent de nous du courage dans la démarche, de la clarté dans nos réformes et de la concertation. »
Jean-François Copé : « Les Français attendent de nous du courage dans la démarche, de la clarté dans nos réformes et de la concertation. »
Crédits photo : Le Figaro

«Nier» la défaite des municipales «serait ridicule», estime le président du groupe UMP.

LE FIGARO. Comment voyez-vous le PS après sa victoire aux élections municipales et cantonales ?
Jean-François COPÉ. C'est toute la contradiction. Ce sont les fiefs roses qui sortent renforcés de ces élections, ce n'est pas le Parti socialiste lui-même. Je trouve bien au contraire les socialistes plus divisés que jamais. Ils ont deux défis à relever : au niveau local, comment résister à la tentation de faire exploser les impôts locaux. Et au niveau national, comment être capable de faire enfin des propositions crédibles plutôt que de se borner à faire l'antijeu sur tout ce que nous proposons pour la France.

Les députés UMP ont été traumatisés par la défaite électorale. Comment allez-vous gérer cette situation ?
Nous venons de vivre une défaite. Le nier serait ridicule. Le premier travail à faire est un exercice de lucidité auquel nous nous sommes livrés cette semaine, sans oublier que 80 % des députés UMP candidats ont été élus. J'ai souhaité que ce débat ait lieu librement, car c'est ma responsabilité de président de groupe, et que chacun soit respecté. C'est la condition pour garder un état d'esprit positif dans notre équipe. Maintenant, les Français attendent de nous du courage dans la démarche, de la clarté dans nos réformes et de la concertation, pour que personne ne se sente exclu du débat.

Nous entrons dans l'acte II de la présidence de Nicolas Sarkozy. Nous avons deux ans sans élection locale. Ces deux années doivent être mises à profit pour lancer, accélérer et réussir les réformes que nous devons engager. Dans ce contexte, notre majorité entend jouer un rôle de premier plan aux côtés du président de la République et du premier ministre. C'est maintenant ou jamais ! Et c'est dans les trois mois que cela doit se décider, avant que ne commence la présidence française de l'Union européenne.

La « coproduction législative » entre le gouvernement et le Parlement, que vous appelez de vos vœux, n'est-elle pas contraire à l'esprit de nos institutions ?
Ah non ! C'est la pratique actuelle qui n'a rien à voir avec l'esprit de nos institutions et l'équilibre des pouvoirs. Le temps des projets tout ficelés votés en urgence par des parlementaires muets d'admiration est révolu. Avec le président et le premier ministre, nous avons défini une nouvelle méthode de travail qui modernise le rapport entre l'exécutif et le législatif. Concrètement, dès que l'idée d'une loi émerge, les députés UMP y seront associés. Nous mènerons ainsi ensemble les travaux exploratoires, les auditions, les études d'impact, les échanges avec nos électeurs, notamment par Internet. D'ailleurs, nous avons lancé deux exemples d'application immédiate : la reprise des propositions du rapport Attali et l'avenir de la télévision publique.

La réforme de l'État ne se heurte-t-elle pas à la réalité du terrain, chaque député voulant conserver son tribunal et son hôpital ?
Chacun doit comprendre une chose. Nous, les députés UMP, nous soutiendrons toujours à 100 % les réformes de Nicolas Sarkozy, parce qu'elles sont indispensables ; mais, en contrepartie, nous voulons y être associés à 100 %. Bien sûr, la réforme de l'État suscite ici ou là quelques grincements de dents, mais ce qui compte le plus, c'est la concertation, qui est parfois insuffisante. Quand on prend le temps d'expliquer, d'écouter, de planifier dans le temps, les choses se passent toujours mieux.

La réforme des institutions peut-elle, comme le souhaite Bernard Accoyer, recueillir le consensus le plus large ?
Oui bien sûr, car cette réforme nous concerne tous, majorité comme opposition. Son principal objectif est de renforcer les pouvoirs du Parlement. Je ne peux pas imaginer que l'opposition ne soit pas aux côtés de la majorité dans sa démarche.

Qu'allez-vous reprendre des propositions du rapport Attali ?
C'est trop tôt pour le dire. J'ai rencontré longuement Jacques Attali jeudi. Son rapport comprend des propositions de très grande qualité. Nous avons décidé de rebondir sur ces propositions pour en faire le projet des députés UMP au service de la croissance, de l'emploi et du pouvoir d'achat. Cent soixante d'entre nous se sont mobilisés pour travailler en détail sur ce rapport avec en tête trois mots-clés : le courage, le dialogue et l'action.

Vous présidez la commission sur l'avenir de la télévision publique française. Où en êtes-vous dans vos réflexions ?
Le rythme s'accélère. Nous travaillons en toute transparence. Nous avons multiplié les auditions, mais nous procédons par étapes. Dans quelques jours, nous lancerons le site Internet qui permettra aux Français de donner leur avis. Croyez-moi, ce rapport ne sera pas de l'eau tiède. Il s'agit d'imaginer un nouveau modèle de télévision publique du futur.

Seriez-vous partisan de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO en Chine pour protester contre les répressions au Tibet ?
J'ai été très choqué par ces répressions. Mais, pour autant, je prends mes responsabilités. Ce n'est pas en claquant la porte à la Chine que nous ferons avancer la démocratie et les droits de l'homme. En choisissant Pékin, le CIO a fait le pari que les JO apporteraient un souffle de liberté en Chine. Espérons que ce sera un pari gagnant, là où un boycott reviendrait en fait à détourner le regard.

21.03.2008

Assiégée par ses ordures, Naples est au coeur du débat électoral en Italie

NAPLES ENVOYÉE SPÉCIALE

Des femmes se faufilent entre les montagnes d'ordures entassées aux portes de Naples, le 24 mai 2007.

AP/SALVATORE LAPORTA 

Des femmes se faufilent entre les montagnes d'ordures entassées aux portes de Naples, le 24 mai 2007.

Pour Silvio Berlusconi, la perche était trop belle. La crise des ordures de Naples, qui connaît ces mois-ci une tragique apothéose, est devenue pour la droite un argument politique majeur avant les élections législatives des 13 et 14 avril. "Une métaphore de la campagne électorale", selon Marco Demarco, directeur du quotidien régional de centre-gauche Corriere del Mezzogiorno. Où la ville phare du Mezzogiorno (sud de l'Italie), assiégée par ses détritus et par les déchets toxiques dont la Camorra (mafia locale) débarrasse à bas prix les industries du Nord, passe pour le symptôme d'une gangrène politique, économique et sociale.

 

L'équation des dates est rêvée. Depuis 1994, Naples se heurte de manière récurrente au débordement des ordures, victime de la Camorra, qui en maîtrise partiellement le marché, et d'un engrenage d'incompétences délirant. Depuis 1993, la troisième ville d'Italie est tenue par la gauche et par le très influent président de la région Campanie, Antonio Bassolino. Celui-ci, membre du Parti démocrate de Walter Veltroni (adversaire de M. Berlusconi), doit passer en procès pour de présumées escroqueries dans sa gestion de l'affaire des ordures, le 14 mai. Un mois après les élections.

Au siège de Forza Italia (FI), à Naples, les affiches d'un Berlusconi de bonne humeur voisinent avec celles indiquant, sous le visage d'Antonio Bassolino : "Compagnon-poubelle, ton temps est fini !". Qu'on se le dise : pas question, ici, de se réjouir de la crise des ordures. "Nous ne voulons pas en abuser, note d'un air grave Paolo Russo, député FI. Mais, par sa résonance internationale, le problème s'impose malgré nous dans la campagne."

A gauche, on tâche de réduire la responsabilité au seul Bassolino, qui a confié à l'entreprise Impregilo (avec lui sur le banc des accusés) le soin de construire sept centres de retraitement des déchets, tous défectueux. Et l'optimisme est officiel : d'ici deux mois, assurent en choeur les autorités administratives, la crise sera résolue grâce aux actions conjuguées du commissaire spécial Gianni De Gennaro, et d'un expert en environnement, Walter Ganapini, ex-président de Greenpeace Italie, appelé en urgence et désigné comme "l'homme qui a résolu la crise des ordures à Milan, en 1996".

Outre l'expédition d'une partie des déchets en Allemagne, celui-ci mise sur la prochaine mise en service (en 2009 !) d'un incinérateur et sur un "réveil citoyen" pour s'astreindre au tri sélectif. L'expression fait rire les Napolitains. "Naples n'est pas tout à fait Milan", note l'un d'eux, sans illusions sur son sens ancestral de la discipline.

Le président du Conseil en partance, Romano Prodi, avait déjà juré de mettre fin à "quatorze ans d'état d'urgence". Les Napolitains désespèrent. Le centre est nettoyé, mais 40 000 tonnes d'immondices s'amoncellent encore en périphérie, et 10 000 en ville. 7,5 millions de d'ordures en "écoblocs" (ballots de déchets prétendument triés) attendent d'être brûlés dans le fameux incinérateur au fonctionnement hypothétique.

L'économie de Naples, déjà plombée par les pesanteurs du Mezzogiorno et qui repose en grande partie sur le tourisme et quelques spécialités agricoles comme la mozzarella, commence à subir les effets du désastre. Restaurateurs, hôteliers, commerçants et agriculteurs ont perdu 30 % de leur chiffre d'affaires. Les réservations s'annoncent quasi nulles pour Pâques.

Un symbole est tombé : le 9 mars, l'hôtel le plus prestigieux de Naples, le Vesuvio, a dû fermer provisoirement son restaurant de grand luxe avec vue panoramique sur la baie, où ont défilé Bill Clinton, François Mitterrand, le roi Juan Carlos, Tom Cruise et... Silvio Berlusconi, qui ne s'est pas privé d'en faire état à la télévision. La jeune et blonde directrice au nom de star, Maria Claudia Cardinale, a la particularité d'exposer précisément sa comptabilité, dans une région où chacun préfère aux chiffres les mouvements flous de la main. Elle en a assez : "Les autorités administratives nous demandent de tenir un discours rassurant. A quoi sert de mentir ? Sur nos 160 chambres, seulement 41 sont occupées. Ça n'est jamais arrivé."

Depuis le début de la campagne, Walter Veltroni n'a pas mis les pieds à Naples. Après une visite en janvier, au sommet de la crise des ordures, M. Berlusconi reviendra en avril. "Les politiques nous utilisent mais personne ne fait rien", s'énerve Maria Claudia Cardinale.

Marion Van Renterghem
Article paru dans l'édition du 22.03.08

20.03.2008

Carton jaune pour Pékin !

19/03/2008 | Mise à jour : 21:40 |

Crédits photo : Le Figaro

Par Jean d'Ormesson de l'Académie française.

La Chine est une grande nation. Avec les États-Unis, elle est l'autre superpuissance à régner sur la planète. Son industrie est impressionnante. Sa croissance donne le tournis. Si nombreux, si inventifs, formidablement doués pour le commerce, les Chinois sont un peuple d'élite. La Chine inspire trois sentiments au monde autour d'elle : le respect, la peur, l'espérance. Cette situation exceptionnelle, qui lui assure une des premières places dans le concert des nations, ne lui donne pas tous les droits.

Le sport est une des grandes réalités mythiques de notre temps. Pékin organise les Jeux olympiques. Cet honneur lui impose des devoirs. Des devoirs de retenue, de transparence, d'apaisement. Tout le monde savait que la Chine communiste convertie au libéralisme économique n'était pas une démocratie. Et que son action au Tibet jetait une ombre épaisse sur son image. Les organisateurs des Jeux, les gouvernements, l'opinion publique sont passés là-dessus avec l'espoir de voir la Chine s'avancer sur le chemin du ­respect des droits de l'homme. C'est le contraire qui se passe. La Chine est rattrapée par la violence qu'elle n'a cessé d'exercer au Tibet et la répression se poursuit de plus belle.

Voilà longtemps que ce qui se passe au Tibet n'aurait jamais été accepté par la communauté internationale venant d'une nation moins puissante que la Chine. Il est impossible de condamner les événements du Kosovo ou du Darfour et de ne pas condamner les événements du Tibet. Au Tibet est engagée une opération qui ressemble très exactement à un génocide culturel. Pékin accuse Lhassa de provocation délibérée. Tout ce qu'il est permis de constater, c'est que les efforts de Pékin pour venir à bout par tous les moyens de la résistance tibétaine n'ont pas réussi, malgré l'emploi de la violence et que les Jeux olympiques sont l'occasion pour les Tibétains survivants de manifester leur opposition au régime qui leur est imposé.

Qu'une violence extrême ait été utilisée par le gouvernement chinois contre les Tibétains est un fait établi, en dépit des ­rigueurs de la censure et de la désinformation. Voilà qu'au crime s'ajoute le mensonge : Pékin accuse les Tibétains de terrorisme et dénonce dans le dalaï-lama un chef terroriste et un fauteur de troubles qui relève de la justice.

C'en est trop. Entre le gouvernement chinois et les moines tibétains, où est le terrorisme ? Le dalaï-lama est plus proche de Gandhi que de Ben Laden et les moines bouddhistes du Tibet sont plutôt des victimes désarmées que des disciples d'al-Qaida. Naturellement, des comparaisons insoutenables nous seront opposées. On a presque honte d'y répondre. Mais, non, l'action du gouvernement chinois au Tibet n'a rien à voir avec le droit de toute autorité nationale à assurer et à rétablir l'ordre. Et, non, les malheureux moines tibétains ne peuvent pas être comparés à des organisations qui se réclament de la terreur. Ce qui pousse les Tibétains, c'est le désespoir. Et le dalaï-lama est si peu un chef terroriste qu'il menace de démissionner au cas où les émeutes au Tibet prendraient un caractère violent.

Ne soyons pas plus bouddhistes que le dalaï-lama. Le dalaï-lama ne réclame pas le boycott des Jeux olympiques. Il serait irresponsable d'y pousser. Mais il est aussi impossible de faire comme s'il ne se passait rien au Tibet. Le gouvernement chinois assure que l'ordre règne à Lhassa. Le régime tsariste assurait aussi que l'ordre régnait à Varsovie lorsque, bien avant Staline, il était en train de décapiter l'élite polonaise. Pékin veut détruire la langue, la religion, les traditions tibétaines. Si l'opinion publique internationale, si les organisations humanitaires, si les intellectuels de tout bord, si les gouvernements ne protestent pas, personne n'aura plus jamais aucun droit à protester où que ce soit.

Ne le dissimulons pas : nous souhaitons conserver et développer de bonnes relations avec la Chine communiste convertie à l'économie de marché. Mais nous avons le droit et le devoir de défendre les Tibétains. Nous ne soutenons pas un boycott absurde des Jeux olympiques. Mais nous demandons que, puisque Pékin a décidé d'organiser ces Jeux, la libre circulation des médias, de la télévision, des journalistes soit assurée en Chine. C'est la moindre des choses. Nous entendons conserver notre liberté de pensée et d'appréciation en ce qui concerne n'importe quel pays de la planète y compris la Chine. Nous souhaitons que le droit de protestation contre les excès soit reconnu en Chine comme dans tout autre pays du monde. Les Tibétains ont le droit de défendre leur culture, leur religion, leur manière de vivre. Et nous, nous sommes libres de notre opinion à l'égard des actions du gouvernement chinois.

Ce n'est pas un carton rouge qui doit être agité à la veille des Jeux olympiques de Pékin. Mais un carton jaune s'impose. À la cérémonie d'ouverture, quelque chose doit se passer — abstention ou protestation officielle — qui nous empêche de mourir de honte quand tant de Tibétains sont en train de mourir de désespoir.

«Il Parlamento non è fatto di fannulloni»

«Chi fa politica getti un ponte di dialogo con le nuove generazioni»

«Il Parlamento non è fatto di fannulloni»

Napolitano in visita in Cile: «Reagire al qualunquismo». Monito in vista delle politiche: «Il voto non è mai inutile»

 

Il presidente della Repubblica Giorgio Napolitano in Cile (Ansa)
SANTIAGO DEL CILE - «Coloro che fanno politica concretamente, a qualsiasi schieramento appartengano, devono compiere uno sforzo per comprendere le ragioni della disaffezione, del disincanto verso la politica e per gettare un ponte di comunicazione e di dialogo con le nuove generazioni». È questo l'appello lanciato dal presidente della Repubblica Giorgio Napolitano. Il Capo dello Stato ha incontrato i giornalisti prima di lasciare il Cile, dopo una visita durata cinque giorni. Non si possono lasciar correre, ha aggiunto Napolitano, «cose che si leggono qua e là e rappresentano i parlamentari come una specie di fannulloni avidi», perchè «forse ci sarà qualcuno che penserà che il Parlamento tanto vale chiuderlo. Bisogna reagire - ha concluso - a questi fenomeni che un tempo si sarebbero chiamati di qualunquismo».

«IL VOTO NON È MAI INUTILE» - Duro il monito di Napolitano sul "voto inutile". «Il voto non è mai inutile», ha detto il presidente della Repubblica. «Ciascuno - ha aggiunto - dà il voto, secondo la sua valutazione, il suo giudizio, al partito che ritiene più vicino, più affine, o più importante ai fini del rinnovamento politico del Paese». Il presidente ha altresì espresso la preoccupazione per i bassi livelli di afflusso alle urne, domenica sera, in Francia, per le comunali. «Si è toccato - ha detto - il livello storico più basso. Nessuno è in grado di prevedere quel che succederà in Italia. Sentiamo però che nei confronti della politica, c'è una difficoltà di comprensione, un distacco e anche un elemento di pregiudizio abbondantemente inoculato da cose che si leggono qua e là. Bisogna reagire a questi fenomeni che un tempo si sarebbero chiamati di qualunquismo».


20 marzo 2008

Belgrade met en garde ses voisins sur la reconnaissance du Kosovo

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 19.03.08 | 14h02  •  Mis à jour le 19.03.08 | 16h18

 "Tout pays qui reconnaîtra l'Etat illégal du Kosovo viole le droit international", a prévenu, mercredi 19 mars, le ministre des affaires étrangères serbe, Vuk Jeremic.

AFP/DOMINIQUE FAGET

"Tout pays qui reconnaîtra l'Etat illégal du Kosovo viole le droit international", a prévenu, mercredi 19 mars, le ministre des affaires étrangères serbe, Vuk Jeremic.

Deux pays voisins de la Serbie, la Croatie et la Hongrie, ont reconnu officiellement l'indépendance du Kosovo, mercredi 19 mars, tandis qu'un troisième voisin, la Bulgarie, a annoncé son intention de le faire. En Croatie, cette décision a semé le trouble au sein du gouvernement. En signe de protestation, le vice-premier ministre Slobodan Uzelac, représentant de la minorité serbe de Croatie au sein du gouvernement croate, a présenté mercredi sa démission. "M. Uzelac (...) a remis son mandat à ma disposition et à celle de son parti", a déclaré le premier ministre, Ivo Sanader. "Je comprends son geste, mais je ne vais pas accepter sa démission", a-t-il ajouté, précisant qu'il reviendra au principal parti des Serbes de Croatie, le SDSS, de décider de quitter ou non son cabinet.

 

Belgrade n'a pas non plus apprécié les décisions de ses voisins. Le chef de la diplomatie serbe, Vuk Jeremic, a immédiatement mis en garde ces pays qu'ils ne pourront "pas compter sur de bonnes relations" avec la Serbie, rappelant que "tout pays qui reconnaîtra l'Etat illégal du Kosovo viole le droit international". Mardi, le président serbe, Boris Tadic, avait réaffirmé que son pays n'accepterait jamais l'indépendance du Kosovo et rappelé ses ambassadeurs au Japon et au Canada, tous deux coupables à ses yeux d'avoir reconnu le Kosovo.

"NOUS N'AVONS PAS ORGANISÉ LA LOI MARTIALE"

A Mitrovica, dans le nord du Kosovo, où de violents affrontements entre la minorité serbe et les militaires de l'ONU ont fait un mort et plusieurs dizaines de blessés lundi, la situation était encore sous tension, mardi. Les personnels des Nations unies ayant quitté la région, c'est aux forces de l'OTAN et de la Minuk (Mission des Nations unies au Kosovo) de maintenir l'ordre en imposant un contrôle militaire sur la ville. "Nous n'avons pas organisé la loi martiale", se défend le général Xavier Bout de Marnhac, commandant de la Kfor, la force militaire de l'OTAN forte de 16 000 hommes.

Le général Bout de Marnhac a néanmoins prévenu que ce type d'incidents ne sera plus toléré par les forces internationales. "Ne nous mettez pas en position de le démontrer à nouveau", a-t-il menacé. De son côté, l'ONU a directement mis en cause le gouvernement serbe, coupable à ses yeux d'avoir approuvé tacitement les débordements. "Il est clair pour nous que cette violence a été orchestrée", a affirmé Larry Rossin, adjoint au représentant spécial de l'ONU au Kosovo. Tout du moins, précise-t-il, Belgrade est coupable de ne pas avoir usé de son influence pour empêcher la minorité serbe d'attaquer les soldats. "Nous n'avons jamais eu ce que l'on peut considérer comme une dénonciation claire de ce type de violence par un quelconque responsable serbe", a-t-il regretté.

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