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30.03.2008
Phénomène - BB Brunes, idoles des « djeuns »
27/03/2008 N°1854 

© DR
Concerts archicombles dans toute la France, jeune public (mixte, c’est important de le souligner) en délire tous les soirs, en moins d’un an les BB Brunes sont devenus un véritable phénomène, ressuscitant ces enthousiasmes et émois adolescents que seul le rock peut générer. « Nous n’avons jamais écouté autre chose, dit Adrien Gallo, 19 ans, auteur, compositeur et chanteur du groupe, qui se vit offrir sa première guitare par Luis Rego, un ami de ses parents. Très jeune, mes parents m’ont fait découvrir Jimi Hendrix, les Ramones, Chuck Berry. Le son, l’état d’esprit correspondaient au bordel qu’il y avait dans ma tête. Et aucun de nous n’a jamais accroché aux sons électroniques ni au rap. » Après s’être fait appeler Hangover (« gueule de bois »), ils adoptèrent le nom de BB Brunes, à cause de la chanson de Gainsbourg « Initiales BB » et du boulevard Brune, où se déroulèrent leurs premières répétitions. Sans avoir l’impression d’être décalés (« C’est vrai qu’il est bizarre de se dire qu’à nos âges nous jouons une musique dont les créateurs sont morts ou pourraient être nos grands-parents »), les BB Brunes font la jonction entre pop contemporaine et rock d’avant-hier, ils sont tout aussi à leur place sur le plateau de « Taratata » que sur celui de « Star Ac’ ». « Nous sommes musicalement anachroniques, mais c’est peut-être cela qui, combiné à notre jeune âge, fait notre force. » Ils ont remarqué à leurs concerts que, derrière les teen-agers, les quadras et les quinquas les écoutent avec attention et un respect non feint.
Le 5 à Limoges, le 6 à Marmande, le 11 à Grenoble, le 12 à Chalon-sur-Saône, le 16 à Bourges, le 18 à Strasbourg et du 22 au 26 à La Cigale, à Paris.
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Mémoire 68
27/03/2008 N°1854
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Beyrouth, capitale d'une nouvelle guerre froide

La capitale libanaise (ici, le centre-ville sous surveillance de l'armée) est redevenue une ville en guerre segmentée par des fronts invisibles où s'opposent services secrets et mouvements clandestins.
Dix-huit ans après la fin de la guerre civile, la capitale libanaise est redevenue le champ clos des affrontements des puissances régionales. La première victime en est l'État libanais.
Sur les hauteurs de Beyrouth, le palais présidentiel de Baabda est vide. Le Liban n'a plus de président depuis quatre mois, et le Parlement a ajourné seize fois l'élection du successeur d'Émile Lahoud à la tête de l'État libanais. Au Grand Sérail, siège du gouvernement et autre symbole de l'interminable crise institutionnelle libanaise, le cabinet de Fouad Siniora est boycotté depuis plus d'un an par les ministres prosyriens, qui refusent le tribunal international créé pour juger les assassins de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Sous les fenêtres du vieux palais ottoman qui surplombe le centre-ville, les tentes de l'opposition ornées des portraits délavés du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de son étrange allié, le général chrétien Michel Aoun bloquent toujours la circulation, dans l'espoir de faire tomber le gouvernement.
Derrière cette paralysie des institutions, se profilent des enjeux qui dépassent largement le Liban. Le pays est devenu le champ de bataille de la nouvelle guerre froide qui se livre au Moyen-Orient. «Le Liban repose sur des équilibres délicats, aujourd'hui menacés, dit Michel Naufal, éditorialiste au quotidien al-Mustaqbal, proche de la majorité antisyrienne. Mais la crise actuelle se nourrit de toutes les tensions régionales, et sa solution se trouve sans doute à l'extérieur de ses frontières.» Comme la plupart des édifices publics de Beyrouth, les bureaux du quotidien, dans l'ouest de la ville, sont protégés par des blocs de béton contre les voitures suicides.
Dix-huit ans après la fin de la longue guerre civile, Beyrouth est redevenue une capitale en guerre. Les lignes de front ne sont plus celles qui couraient à travers la ville entre les anciennes milices des seigneurs de la guerre libanais. Beyrouth est aujourd'hui segmentée par les fronts invisibles, mêlés, mouvants, d'un conflit larvé qui secoue le Moyen-Orient tout entier. La nouvelle guerre froide se livre le plus souvent dans l'ombre, entre services secrets et mouvements clandestins, à coup d'assassinats ou d'attentats que personne ne prend plus la peine de revendiquer.
«Modèle réduit du Moyen-Orient»
Elle éclate parfois au grand jour, comme pendant la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Hezbollah, ou lors du soulèvement l'an dernier du groupe radical sunnite Fatah al-Islam dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, que l'armée libanaise a mis trois mois à mater. Elle se nourrit de toutes les faiblesses de l'État libanais, fragile compromis entre communautés religieuses et factions rivales, pour faire du pays le champ de bataille de toutes les puissances de la région.
«Le Liban fonctionne un peu comme un modèle réduit du Moyen-Orient», explique Timur Goksel, qui comme porte-parole de la Force de l'ONU au Liban-Sud, puis en tant qu'analyste indépendant, a assisté depuis trente ans aux premières loges à toutes les crises et les guerres du Liban. «On y retrouve tout le monde, Iraniens, Américains, Israéliens, Saoudiens et Palestiniens, chiites, sunnites, islamistes radicaux et chrétiens. Toutes les tensions viennent s'y cristalliser : celles entre les Iraniens et les Américains, entre les Israéliens et les Arabes, entre les chiites et les sunnites», dit-il. Ces guerres larvées et ces rivalités s'alimentent les unes les autres dans un écheveau à donner le tournis.
Engagé dans un bras de fer diplomatique contre les États-Unis sur son programme nucléaire, l'Iran est un acteur majeur de la crise. Téhéran agit par l'intermédiaire du Hezbollah, parti chiite libanais, mais aussi émanation de la Révolution islamique iranienne. À travers la Syrie, dont la frontière avec le Liban n'existe guère que sur les cartes, le Hezbollah reçoit de son parrain de Téhéran armes sophistiquées, argent et conseillers militaires. Damas est l'autre protecteur de l'opposition libanaise. Chassée du Liban par la «révolution du cèdre» du printemps 2005, la Syrie rechigne toujours à reconnaître l'indépendance d'un pays où elle n'entretient toujours pas d'ambassade. Par l'intermédiaire des partis chiites le Hezbollah et Amal, dont le chef, Nabih Berri, préside un Parlement qu'il refuse de réunir , mais aussi des chrétiens du général Michel Aoun, ancien opposant à la présence syrienne, rallié contre toute attente pour poursuivre ce qu'il pense être son destin national, la Syrie manœuvre pour bloquer le tribunal international chargé de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, qu'elle voit comme une arme pointée vers elle par les Américains.
Les Saoudiens en luttecontre l'axe chiite iranien
Croisant au large des côtes libanaises, invisibles derrière l'horizon, les navires de guerre américains rappellent parfois l'intérêt que Washington porte à ses alliés libanais, la coalition du 14 mars, qui rassemble les sunnites de Saad Hariri, les Druzes de Walid Joumblatt et les chrétiens de Samir Geagea. Dans le ciel, violant presque quotidiennement l'espace aérien libanais, la chasse israélienne continue d'exercer sa surveillance sur le Liban, le dernier front ouvert entre Israël et le monde arabe.
À ces affrontements, s'ajoute la grande fracture séculaire de l'Islam entre chiites et sunnites, rouverte par l'invasion américaine de l'Irak. «Les Saoudiens voient l'installation d'un régime chiite en Irak comme une avancée inquiétante de l'Iran. Ils sont résolus à empêcher que le Liban ne bascule aussi dans l'axe qu'est en train de constituer Téhéran au cœur du monde arabe, en soutenant les sunnites du Liban», dit Timur Goksel.
En plus de ces conflits livrés sur le sol libanais par milices interposées, se développe aussi de façon souterraine l'influence de l'islam sunnite radical. Les douze camps où s'entassent 400 000 réfugiés palestiniens, selon les chiffres contestés de l'ONU, citoyens de seconde zone privés de toute représentation et de tout espoir, sont en passe de devenir des poudrières incontrôlables, où prospèrent tous les desperados islamistes.
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«Je crains qu'Ingrid ne soit déjà morte»

Une affiche d'Ingrid Betancourt, lors d'une marche de soutien à Paris. Crédits photo : AFP
Après les déclarations alarmistes de Bogota sur l'état de santé de l'otage franco-colombienne et sa soudaine proposition d'échange humanitaire, son ex-mari doute qu'Ingrid Betancourt soit encore en vie.
Les intenses tractations, entamées par Bogota, pour faire libérer Ingrid Betancourt, sont loin de rassurer ses proches. L'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye craint ainsi que l'otage franco-colombienne ne «soit en train de mourir, ou soit déjà morte». « Je me demande si Bogota ne dispose pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie » pour se couvrir, a-t-il indiqué samedi, faisant référence aux déclarations inquiétantes du gouvernement colombien, la veille, surla santé de la captive, décrite comme « très malade et extrêmement fragile ». La Franco-colombienne, qui souffrirait d'une hépatite B, a, ainsi, été soignée par la guérilla dans un poste médical à la fin du mois dernier.
Autre source d'inquiétude pour les proches d'Ingrid Betancourt, la proposition d'échange humanitaire de plusieurs rebelles des Farc, emprisonnés par Bogota ,contre l'ancienne sénatrice est illégale. Le procureur général de Colombie, Mario Iguaran, a douché dans la nuit de vendredi à samedi les espoirs des soutiens d'Ingrid Betancourt.
«Le Bureau du procureur soutient le décret présidentiel, mais à la condition que la suspension conditionnelle de peine, ou la peine alternative, soit concédée quand a eu lieu un accord humanitaire et quand tous les otages (des Farc) ont été libérés», ont expliqué ses services vendredi soir.
En clair, les Farc doivent libérer tous leurs otages pour que la Colombie remette en liberté leurs hommes détenus. Ceux que ces derniers refusent. Ils réclament la libération de 500 guérilleros en échange de celle d'un groupe de 39 otages dits «politiques», dont Ingrid Betancourt.
Uribe appelle les ravisseurs de Betancourt à déserter
La sœur d'Ingrid, Astrid Betancourt, qui souligne que «rien de concret» ne permettait aujourd'hui «de dire que l'irréparable était arrivé» à l'otage, a exhorté les Farc, « au cas où l'état de santé de sa soeur s'aggrave, de contacter les autorités vénézuéliennes, françaises ou suisses» de façon à ce qu'elles puissent intervenir sur le plan médical.Alvaro Uribe qui s'est rendu samedi dans la localité de San José del Guaviare, la région où l'otage Ingrid Betancourt a été vue fin février, a lancé un appel pressant à ses ravisseurs à la désertion des rangs de la guérilla.
«Nous garantissons la liberté aux guérilleros qui remettront leur otage et nous protégerons leur famille», a déclaré le chef de l'Etat, qui a rappelé qu'une prime de 100 millions de dollars serait versée dans ce cas.«Ce déserteur pourra , s'il le veut, partir vivre à l'étranger. Nous avons déjà établi cela avec la France», a-t-il affirmé.
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Le PSG décroche la Coupe de la Ligue sur le fil

(AFP)
Sur un penalty litigieux à la dernière minute, le Paris SG a remporté la Coupe de la Ligue en dominant Lens (2-1). Des Nordistes, dominateurs, peuvent nourrir de grands regrets.
Il fut un temps pas si lointain où Lens et Paris participaient activement aux joutes du haut de tableau en Ligue 1. Mais aujourd'hui, les deux clubs sont au bord du précipice au moment d'aborder l'un des faits majeurs de la saison, la finale de la Coupe de la Ligue, à laquelle les deux clubs s'étaient conviés après avoir puisé dans leurs réserves lors des quatre tours précédents. Car le temps d'une finale au Stade de France, d'une optique de titre et de qualification européenne, Nordistes et Parisiens pouvaient redorer leur blason. Juste un soir, avant de retrouver un quotidien moribond et de lutter pour leur survie dans l'élite.
Signé Pauletta
Dix ans après avoir été acteurs de la finale de Coupe de France 1998, Daniel Leclercq et Paul Le Guen effectuaient leurs retours au Stade de France. Le premier nommé est revenu aux affaires du club nordiste aux côtés de JPP tandis que le second est devenu entraîneur du PSG. Le club parisien pouvait compter sur Pauleta, présent en pointe, à l'inverse de Yepes supplée par Sakho. Côté lensois, la seule surprise venait du couloir gauche où Monnet-Paquet était préféré à Monterrubio. Ce dernier ne patientait guère longtemps sur le banc puisqu'il était rapidement convié à entrer sur la pelouse pour suppléer Rémy, blessé (13e). Malgré la situation délicate des deux équipes en L1, la rencontre démarrait sur un tempo intense et élevé. La première mèche était allumée par Pauleta, servi devant le but par Diané, qui voyait sa frappe à bout portant contrée d'extrême justesse par Coulibaly (6e). Mais l'Aigle des Açores confirmait qu'il n'avait rien perdu de son sens du but. Bénéficiant d'un contre favorable, Pauleta ajustait Le Crom d'un lob avec l'aide du montant (19e, 0-1). Euphorique, le PSG finissait par reculer et contraindre son portier à s'interposer. Landreau sortait une parade exceptionnelle pour empêcher une balle enroulée de Maoulida d'atteindre sa lucarne (30e). Coulibaly (31e) et Carrière (33e) maintenaient la pression sur le but adverse. Les Sang et Or ne concrétisaient pas leur supériorité apparente depuis l'ouverture du score parisienne. Solidaire, l'arrière garde menée par Camara ne pliait pas face à la multiplication des centres et rejoignait les vestiaires avec son but préservé.
Un penalty décisif et discutable
Les Lensois entamaient la seconde période en s'offrant une première opportunité avec Mangane. Servi au second poteau par Carrière, le Sénégalais smashait sa tête juste à côté du cadre (46e). La défense parisienne était aux abois à chaque accélération lensoise. Servi en pivot par Monnet-Paquet, Maoulida servait Carrière dans la surface qui plaçait sa frappe croisée au fond des filets de Landreau (51e, 1-1). Sur la lancée de leur égalisation, les Artésiens maintenaient la pression. A l'image de Monterrubio qui expédiait un missile sur le montant (69e). Dans la foulée, Maoulida expédiait une tête plongeante juste à côté du cadre (70e). Largement dominés, les hommes de Le Guen se refaisaient une santé au fur et à mesure de la partie. Décalé par Luyindula, Diané sollicitait Le Crom d'une frappe croisée (83e). Mais alors que la partie semblait se diriger vers les prolongations, chaque équipe eut sa chance de forcer la décision dans les ultimes secondes. Demont plaçait une reprise de volée foudroyante juste au dessus de la transversale, déviée par un Landreau encore décisif (90e). Paris tenait et Paris obtenait une occasion inespérée de forcer la décision. Dans la dernière minute de jeu, M. Duhamel sifflait un penalty litigieux après que Hilton ait bousculé Luyindula dans la surface. Contre toute attente, c'est Mendy qui se chargeait de la sentence qu'il transformait en prenant Le Crom à contre-pied (90e+3). Le coup est fatal pour Lens, abattu par ce coup du destin. A l'inverse du PSG qui s'offre un bol d'air avant d'aborder, comme son homologue nordiste, la dernière ligne droite pour sauver sa tête en Ligue 1.
Le jeu et les joueurs
Malgré la défaite, Lens ne peut pas avoir énormément de regrets. Dominateurs, les Sang et Or ont pris le dessus en évoluant rapidement, déployant un jeu insistant sur les ailes et se montrant pressant sur le porteur de balle. Aux avant-postes, Maoulida a été très actif sur le front de l'attaque. Il en est de même pour Carrière, en position de meneur, qui a su orienter le jeu quand il le fallait, tout comme Monterrubio. Le Crom est impuissant sur les deux buts parisiens alors que Laurenti a beaucoup souffert dans son couloir face à Rothen. Prestation mitigée pour Belhadj, très présent offensivement en début de match avant de s'éteindre en fin de partie. Mais le héros malheureux sera Hilton dont le penalty concédé en toute fin de match fera débat.
Paris a présenté plusieurs visages à Saint-Denis. Le PSG a parfois été séduisant dans le jeu essentiellement en première période grâce à un Chantôme très précieux dans ses prises de balle et un Pauleta très affuté. Ce dernier a en revanche disparu lorsque son équipe était poussée dans ses derniers retranchements. Un scénario qui a permis à Landreau de retrouver son meilleur niveau et regagnant ainsi de nouveaux points pour l'Euro. Sakho a été très solide, ne paniquant jamais dans les moments chauds, bien soutenu par Camara qui s'est imposé en patron de la défense. En revanche, Armand a souvent été débordé sur son aile, tout comme Ceara, toujours aussi peu sûr défensivement mais auteur de plusieurs montées intéressantes.
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27.03.2008
Banquet royal pour Nicolas Sarkozy au château de Windsor
26.03.08 | 23h19
"J'espère que vous apprécierez l'habit que j'ai fait faire pour la soirée royale", avait déclaré mercredi matin le président français sur les ondes de la BBC.
On ignore le verdict de la reine Elizabeth II, vêtue d'une sobre robe blanche, mais on a pu de nouveau mesurer la cote de Carla Sarkozy au crépitement des flashes des photographes.
La "First Lady" française, qui a donné "une leçon de style" aux dires des médias britanniques, était vêtue d'un fourreau bleu marine rehaussé d'une mousseline aérienne.
Elle était assise entre le Premier ministre britannique Gordon Brown et le prince Philip, duc d'Edimbourg, voisin de la ministre de la Justice Rachida Dati, en fourreau noir.
Nicolas Sarkozy avait pris place entre la souveraine, voisine du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, et Camilla, la duchesse de Cornouailles.
Lors des toasts liminaires, la reine Elizabeth II a souhaité "a happy visit" (une agréable visite) au couple présidentiel, aux côtés d'un Nicolas Sarkozy souriant.
"Nous nous tenons prêts à faire face aux défis mondiaux à venir, car nous savons que quand nous travaillons ensemble, nous parvenons à des résultats efficaces et durables", a-t-elle déclaré.
"C'est bien notre compétition fraternelle qui a nourri l'ascension de nos deux peuples, assuré leur rayonnement et façonné le monde", a répondu Nicolas Sarkozy, qui a de nouveau appelé à "une nouvelle fraternité franco-britannique".
"Nous n'oublierons pas les innombrables sourires du peuple de Londres, qui nous a accueillis, qui nous a encouragés", a-t-il conclu.
Au menu: filet de barbue Béatrice, noisette d'agneau Bréhan, accompagné de choux-fleurs, carottes à l'estragon et pommes Maxime, Savarin à la rhubarbe crème vanille. Le tout accompagné d'un Chassagne-Montrachet 2000 et d'un Château Margaux grand cru 1961.
Le couple présidentiel devait passer la nuit au château de Windsor.
Sophie Louet
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Todo sobre mi madre
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Dis quand reviendras tu?
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¿Por qué te vas?
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26.03.2008
Pour Carla Bruni-Sarkozy, un protocole strict

Dans le concours d'élégance que constitue une visite d'État, la première dame devrait aisément tenir son rang. REA
La première dame, qui a minutieusement préparé ce second voyage officiel, devrait se plier à l'étiquette de la cour d'Angleterre.
CARLA BRUNI-SARKOZY fera-t-elle la révérence royale à Élisabeth II, ce midi, lors de la cérémonie d'accueil à l'entrée du village de Windsor ? C'est la question que se posaient, hier, les services de Buckingham mais aussi les médias britanniques. A priori, la première dame devrait respecter le très strict cérémonial de la cour d'Angleterre. « C'est une élégante tradition, reconnaît Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique de l'Élysée. Les Anglais savent recevoir magnifiquement. Nous ferons tout ce qui convient pour être à la hauteur du protocole britannique. »
L'épouse du chef de l'État devrait, selon le programme fourni par l'Élysée, être présente à la quasi-totalité des étapes du voyage. Avec son mari, elle se rendra en carrosse au château de Windsor pour une soirée et nuit royales, avec banquet d'État. Aujourd'hui, elle assistera au discours de son époux devant les deux chambres du Parlement réunies dans la galerie royale du Palais de Westminster. Demain, elle accompagnera le président au 10 Downing Street, la résidence du premier ministre. Carla Bruni-Sarkozy participera à l'invitation de Sarah Brown, l'épouse du chef du gouvernement, à un déjeuner-débat avec les membres d'organisations non gouvernementales britanniques spécialisées dans la santé féminine. « Les deux femmes se sont téléphonées à plusieurs reprises », indique-t-on à l'Élysée. Sarah Brown préside l'alliance White Ribbon, qui lutte contre la mortalité des femmes en couches.
Hormis ce déjeuner de dames, Carla Bruni-Sarkozy ne devrait pas s'éloigner de son époux ni s'écarter de ses obligations protocolaires. Le couple remontera la Tamise à bord de l'Aurora jusqu'à Greenwich, où ils visiteront le Musée maritime. De quoi faire de belles images. « J'espère qu'il y aura de la substance et de… beaux clichés ! », résume en souriant un diplomate britannique.
« De beaux clichés »
Les tabloïds, qui vouent à Nicolas Sarkozy et son épouse un intérêt tout autant politique que « people », se sont fait l'écho des craintes de la cour que Windsor et Buckingham ne deviennent le « décor d'exception du prochain épisode “soap opera” du président français ». Carla Bruni-Sarkozy n'est-elle pas présentée, outre-Manche, comme le « chargé d'affaires de Nicolas Sarkozy » dans la livraison d'avril du magazine GQ (Gentlemen's Quaterly) ? Le tout accompagné de photos de charme de la première dame.
Comme en Afrique du Sud, à l'occasion de son premier voyage officiel, Carla Bruni-Sarkozy devrait afficher un look très sobre. Avant son déplacement au Royaume-Uni, la femme du président a soigné sa garde-robe. Habillée habituellement par Hermès, elle aurait opté pour l'occasion pour des tenues Dior. Un clin d'œil à son ami John Galliano, créateur anglais très réputé. Carla Bruni-Sarkozy avait défilé naguère pour le couturier de la célèbre maison française. Dans le concours d'élégance que constitue ce type de visite, la première dame devrait aisément tenir son rang. On est loin, toutefois, de la visite d'État du général de Gaulle en avril 1960. À l'époque, sa femme Yvonne refusait de se laisser prêter des robes par les grands couturiers. Les temps changent.
12:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : protocole, carla sarkozy






