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20.04.2008

Western Story

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 Information
Event Info
Name:
WESTERN STORY
Tagline:
Nouvelle création de Musical ESSEC
Host:
Amandine Platet
Type:
Time and Place
Date:
Saturday, May 31, 2008
Time:
8:30pm - 11:55pm
Location:
Folies Bergère
Street:
Rue richer
City/Town:
Paris, France


L'association MUSICAL présente

La fresque la plus cadencée du Far West.

La comédie musicale Western Story plonge ses spectateurs dans une histoire aux airs de western spaghetti, les amenant tour à tour dans des décors de grands espaces et dans l’ambiance tamisée du saloon, au son du jazz, du rock et de la country. Les personnages, autant de fines gâchettes et de soiffards invétérés que de danseuses rêveuses, sont réunis dans une aventure de vengeance et de complots farouches…à déjouer.

Clint, Jane et Sancho sont trois compères qui s’évadent de la prison où ils ont été jetés après avoir été trahis par Sullivan, leur ancien complice. Ils se lancent alors sur les traces de cet homme aux dents trop longues à leur goût, pour lui faire payer son geste et reprendre leur butin. Leur quête les amène à pousser les portes du saloon de Beerbarrel Gulch, bourgade perdue et en apparence dénuée d’intérêt pour nos cowboys. Quelques investigations leurs montreront que les bagarres quotidiennes et les joueurs de poker somnolant entre deux spectacles affolants des filles du cabaret cachent en fait le réel danger que court la ville.

Musical est la troupe de comédie musicale des étudiants de l’Essec. Depuis plusieurs années, ses membres ont pris le parti de créer leurs propres pièces. Le projet Western Story remonte à juin 2007, et commence par l’écriture du scénario, du théâtre et des paroles des chansons.

Rapidement une équipe de création se forme avec des compositeurs, des chorégraphes et une costumière, autour de l’initiatrice du projet. Les musiques country et les scènes de line dance vont bon train, mais Western Story est une histoire qui sait aussi jouer un rock sombre, s’envelopper de douceur dans une ambiance jazz et laisser le tango parler de ses sentiments.

La troupe s’est constituée en octobre 2007, répétant depuis lors sur le campus de l’Essec, parallèlement au quotidien studieux de l’école. Car la particularité de Musical est que ses membres sont des étudiants, amateurs talentueux mais n’ayant pour la plupart jamais joué sur scène.

Un pari osé mais qui porte ses fruits : depuis onze ans, leurs comédies musicales remportent un succès grandissant, et Musical joue pour la quatrième fois aux Folies Bergère.

Un musical palpitant qui met en scène les thèmes, chers aux étudiants, que sont la solidarité et l’amour, l’amitié et l’aventure.

Poussez alors, vous aussi, les portes du saloon…

Location:
campus ESSEC,
FNAC (www.fnac.com),
Folies Bergères ( www.foliesbergere.com)
Tarifs: 30€ /25€ /20€ /12€


   
   
   
   
   
 

►Adresse : 32 rue Richer 75009 Paris.
►Métros : Cadet (ligne 7) ou Grands Boulevards (lignes 8 ou 9).
►Bus : Cadet (N° 26 - 32 - 43 - 49 ou 42) ou Faubourg Montmartre (N° 67 et 74).
►Les parkings proches : Drouot (Parking de l'hôtel des ventes) 12 Rue Chauchat ◄►Montholon (sous le Square Montholon) face au 80 rue Lafayette

19.04.2008

La photo d’Adjani pour un nouveau sac Lancel à son nom

La photo d’Adjani pour un nouveau sac Lancel à son nom

Celles qui aiment les sacs peuvent courir chez Lancel. Isabelle Adjani y a en effet un à son nom.
Sur cette photo publicitaire, prise au crépuscule depuis une fenêtre de l’hôtel de luxe du Crillon, place de la Concorde à Paris, Adjani présente un superbe sac coruscant !

Lancel avait déjà fait une pub amusante avec Alice Taglioni et Laure Manaudou, la maison passe à la vitesse supérieure avec Isabelle Adjani. Il y a eu le Kelly, le Birkin chez Hermès, il y a l’Adjani chez Lancel.
Avec sa coupe de cheveux signée Charlie - 700 euros, l’actrice reprend l’offensive en 2008 : pour la télé, “Une journée au collège”  elle sera un professeur de banlieue qui prend ses élèves en otages. Côté cinéma, elle tournera une adaptation de la vie de Marilyn Monroe, avant de jouer avec la drôle Isabelle Mergault. De plateau en plateau, la maman de Gabriel-Kane, 12 ans, et Barnabé, 28 ans - qui sort un album en mai -, trouve le temps de s’occuper de ses fils et de farfouiller dans son sac !

À Los Angeles, Martinon va oublier les vicissitudes de Neuilly

 Charles Jaigu 18/04/2008 | Mise à jour : 20:54 |
« En dix mois, j'aurai connu l'ascension au sommet et la chute », confie David Martinon.
« En dix mois, j'aurai connu l'ascension au sommet et la chute », confie David Martinon. Crédits photo : AFP

L'ancien porte-parole de l'Élysée a été officiellement nommé consul général.

Quelques jours après avoir été remercié, David Martinon a téléphoné au directeur des programmes de Canal + : «Désolé, ma marionnette n'aura pas beaucoup servi», lui a-t-il dit. Toujours cet humour décalé, qui amusait les journalistes, mais qui ne lui a servi à rien dans les rues et les salons de Neuilly. Aujourd'hui, David Martinon, 36 ans depuis le mois de mai, est officiellement nommé consul général à Los Angeles. Un poste qui fait rêver plus d'un membre du Quai d'Orsay. David Martinon avait d'abord convoité le consulat de France à New York. Mais l'Élysée a jugé que la récompense était trop belle pour ce jeune homme dont les mésaventures électorales à Neuilly ont alourdi la série noire des ­mauvaises nouvelles de ce début d'année. Martinon sera peut-être content de mettre un océan et un continent entre lui et l'Élysée. «En dix mois, j'aurai connu l'ascension au sommet et la chute», confiait, il y a deux mois,l'ex-porte-parole du président. Finalement, ce ne sera pas Neuilly, mais Los Angeles. Cet américa­nophile se réjouit de rejoindre la Californie, ce coin d'Amérique d'où ont surgi «les quatre grandes révolutions de ce dernier quart de siècle». «Mai 68 commence dans l'Université de Berkeley, le nouveau conservatisme de Reagan (quand il était gouverneur de Californie), l'Internet, et l'écologie», commen­te-t-il. Martinon n'a pas revu le président depuis son départ de l'Élysée. Pas eu non plus de nouvelles de Cécilia, qui elle aussi a changé de vie. Longtemps vacant, son bureau est aujourd'hui occupé par le conseiller parlementaire Olivier Biancarelli. Comme est vacant dé­sormais le poste de porte-parole.

 

«Trop jeune»

C'était la première fois qu'il y avait un porte-parole autorisé à s'exprimer aussi bien sur la politique étrangère que sur la politique intérieure. «Nous ne faisions que rejoindre le modèle déjà existant dans les grandes démocratie s», explique Martinon. Désormais, la communication de l'Élysée, plus diffuse, se fera par le biais de briefings «off» avec les journalistes et de campagnes d'information sur les réformes, dont l'animation a été confiée à Tvendrediry Saussez.

Le meilleur souvenir de Mar­tinon ? Le Conseil européen de Bruxelles, en juin, où son patron, dans l'euphorie de la victoire du 6 mai, a gagné avec Merkel le marathon qui a permis à l'Europe de sortir de l'impasse. Martinon y avait multiplié les briefings jusqu'au bout de la nuit. Son plus mauvais sou­venir ? Peut-être avoir été traité «d'idiot» par Sarkozy sur le plateau de «60 Minutes», une scène que la chaîne américaine a diffusée et qui n'a pas amélioré son image en pleine campagne à Neuilly. «J'aurais dû rester derrière la porte», regrette l'ex-collaborateur du président.

Désormais il restera dans son bureau de consul général. Mais entre deux plongeons dans la pis­cine du consulat, peut-être songera-t-il à l'après. La politique, c'est fini ? «Je suis trop jeune pour dire ce que me réserve l'avenir», répond Martinon. À l'Élysée, il aura appris la prudence.

Les Martiniquais disent adieu à Aimé Césaire

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP 19/04/2008 | Mise à jour : 10:43 
(Fife/AFP)
(Fife/AFP)

La dépouille du poète a été acheminée à travers Fort-de-France, jusqu'au stade où auront lieu des obsèques nationales, dimanche.

Des dizaines de milliers de Martiniquais ont commencé à dire adieu samedi dans une ambiance chaleureuse au poète Aimé Césaire, dont la dépouille a été acheminée à travers Fort-de-France, jusqu'au stade où auront lieu des obsèques nationales, dimanche.

Parti en milieu d'après-midi de la maison familiale des Césaire, le cortège était attendu dans la soirée à Dillon, dans le sud de la ville dont Aimé Césaire, décédé jeudi à 94 ans, a été le maire pendant 56 ans. Le transfert, qui devait initialement durer trois heures, s'est prolongé jusqu'à la tombée de la nuit, en raison de la densité de la foule massée le long du parcours.

Très émus, mais dans une ambiance sereine, souvent joyeuse, les habitants de Fort-de-France et des autres communes de l'île, tous âges confondus, ont applaudi le passage du fourgon transportant la dépouille de Césaire en chantant, en scandant son nom ou en brandissant des portraits du poète. Des inscriptions «Merci Papa Aimé» ou «Merci Césaire», avaient été tracées à la peinture sur les trottoirs et des portraits du poète collés aux murs.

«Merci d'avoir contribué à l'émancipation du peuple noir»

Accompagné de nombreux militants du Parti Progressiste Martiniquais (PPM) vêtus de blanc, le cortège a traversé plusieurs quartiers populaires, comme Trénelle ou Texaco, qu'il avait contribué à créer et à assainir.

Des arrêts plus politiques avaient également été programmés, au siège du PPM, qu'il a crée en 1958, où devant l'ancien Hôtel de Ville, où Aimé Césaire avait toujours son bureau. Les grands axes de l'itinéraire avaient en effet été choisis pour leur relation avec son œuvre et son combat pour l'émancipation des peuples et la justice.

A l'étape de l'Hôtel de Ville, l'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, arrivée en fin d'après-midi, s'est entretenue avec le maire de Fort-de-France, Serge Letchimy, et Pierre Aliker, l'un des plus proches compagnons de Césaire, aujourd'hui âgé de 101 ans.

Ailleurs, des billets épinglés aux arbres témoignaient de l'émotion des Martiniquais : «Merci d'avoir contribué à l'émancipation du peuple noir», «Papa Aimé, tu voyageras toujours avec nous».

Après une veillée familiale jeudi soir, une veille à laquelle la population est conviée devait durer de vendredi soir à dimanche matin au stade de Dillon, avant les obsèques nationales, dimanche après-midi, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy et de nombreuses personnalités.

A Paris, une veillée d'hommages est également organisée,samedi à partir de 18 heures place de la Sorbonne, «où naquit le concept de négritude», cher au poète et homme politique martiniquais.

François Fillon souhaite que le siège de l'Union pour la Méditerrannée soit situé sur "la rive sud"

LEMONDE.FR avec AFP | 19.04.08 | 07h53  •  Mis à jour le 19.04.08 | 07h53

Le premier ministre François Fillon, en visite officielle au Maroc, a souhaité, vendredi 18 avril, que le siège de l'Union pour la Méditerrannée se situe sur "la rive sud". Ce projet, porté par le président français Nicolas Sarkozy et qui doit être lancé le 13 juillet 2008 à Paris, vise à associer les vingt-sept Etats de l'Union européenne aux Etats riverains de la Méditerranée qui ne sont pas membres de l'UE.

M. Fillon a également confirmé la signature, annoncée en octobre par M. Sarkozy, d'un contrat de vente par la France au Maroc d'une frégate militaire multi-missions pour un montant de 470 millions d'euros. Plus tôt dans la journée, le premier ministre avait été reçu pendant une demi-heure par le roi du Maroc, Mohammed VI, avec qui il s'est entretenu de la "douloureuse" question du Sahara occidental et du "statut avancé" de coopération entre le Maroc et l'Union européenne, que la France souhaiterait "faire progresser" lors de sa présidence de l'Union, qui commencera le 1er juillet.

A travers ce voyage, la France souhaite rester le premier partenaire commercial et le premier investisseur du Maroc et le premier ministre a affirmé la "disposition de la France à aider (...) le Maroc dans la formation professionnelle" qu'il a qualifiée de "clé de la croissance".
Le premier ministre François Fillon a rencontré le roi du Marco, le 18 avril 2008, à Ifrane.
AFP/LUDOVIC
Le premier ministre François Fillon a rencontré le roi du Maroc, le 18 avril 2008, à Ifrane.

Pour des syndicats forts, par Nicolas Sarkozy

LE MONDE | 18.04.08 | 14h08  •  Mis à jour le 18.04.08 | 14h08

Rendre les organisations professionnelles, syndicales et patronales, plus fortes et plus responsables, nous appuyer sur le dialogue social pour conduire les réformes, transformer notre système de relations sociales pour favoriser la négociation collective : tels sont les engagements que j'ai pris pendant la campagne. Pourquoi ? Parce que j'ai l'intime conviction que, pour expliquer et mener à bien les réformes dont notre pays a besoin, nous devons le faire en partenariat étroit avec ceux qui représentent les intérêts des salariés et des entreprises.

Parce que j'ai la conviction que c'est dans la discussion, le dialogue, et in fine le compromis, que salariés et entreprises peuvent trouver des solutions satisfaisantes sur le partage de la valeur ajoutée, les salaires ou encore le fonctionnement du marché du travail. Notre histoire sociale est suffisamment jalonnée de projets menés à la hussarde, sans concertation, et qui se sont soldés par de retentissants échecs, pour qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec l'idée d'un Etat qui serait seul à même de savoir ce qui est bon pour notre pays.

La clef du succès réside dans la conjugaison de la détermination et du dialogue. Mais j'avais également indiqué pendant la campagne que cette nouvelle pratique supposait que tous les salariés se sentent davantage représentés par les syndicats et que leur vote dans les élections professionnelles soit mieux pris en compte dans la désignation de leurs représentants.

Le dialogue social n'a jamais été aussi dense ni aussi constructif en France qu'au cours des derniers mois. Juste après l'élection présidentielle et avant même de rejoindre l'Elysée, j'ai tenu à recevoir les organisations syndicales et patronales pour les écouter et recueillir leurs positions sur les premières actions que je comptais entreprendre. Depuis, je continue à recevoir très régulièrement chacun de leurs représentants. Je les connais bien, nous avons parfois des divergences, mais notre dialogue est toujours franc.

Je veux leur dire mon estime. Ce sont des hommes et des femmes de ma génération : assez expérimentés pour connaître les limites du système des décennies passées, assez jeunes pour avoir envie de changer, de faire bouger les choses. C'est pourquoi je leur ai proposé, fait unique dans l'histoire de notre République, de construire un agenda social partagé, que nous avons arrêté ensemble à l'occasion de deux réunions, les 19 décembre et 6 février derniers.

Dès le début de mon mandat, mon approche a été simple. Sur chaque thème, les partenaires sociaux ont eu le choix : soit ils se saisissent eux-mêmes des sujets et négocient entre eux - avec des délais précis pour que les discussions ne s'enlisent pas, mais avec un calendrier qui ne bouscule personne - ; soit ils préfèrent que l'Etat prenne ses responsabilités, après concertation, naturellement, avec les organisations patronales et syndicales.

Et cette méthode est un succès. En l'espace de quelques mois, nous avons trouvé ensemble des solutions à des problèmes que personne n'avait su résoudre auparavant. Je pense par exemple à la fusion de l'ANPE et des Assedic, qui va enfin permettre aux demandeurs d'emploi d'avoir un interlocuteur unique pour les accompagner dans leurs recherches. Je pense aussi à l'accord conclu le 11 janvier entre les partenaires sociaux sur le marché du travail, qui est une étape décisive pour donner plus de sécurité et plus de souplesse aux salariés comme aux entreprises.

Je pense enfin à la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui a pu être menée à bien à l'automne grâce à une intense période de concertation au niveau national et des négociations dans chacune des entreprises concernées.

Cette méthode, j'entends donc la poursuivre dans tous les domaines inscrits à notre agenda social 2008 : négociation pour la réforme de l'assurance-chômage, qui relève d'abord des partenaires sociaux, négociation également pour la formation professionnelle, concertations approfondies menées par les ministres concernés sur les retraites, la dépendance ou l'amélioration du système de soins.

Mais nous ne devons pas en rester là, et il faut faire évoluer rapidement les règles du jeu pour refonder notre démocratie sociale. Les Français sont très attachés au syndicalisme. Mais ils veulent des syndicats forts et responsables. Forts, pour que leurs intérêts soient mieux défendus. Responsables, pour qu'on ne s'arrête pas à l'affrontement stérile, caricatural, idéologique, mais qu'on trouve des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens.

On le sait, le syndicalisme français est historiquement plus faible qu'ailleurs, sans doute parce que les activités de services rendus aux salariés, je pense par exemple aux mutuelles, se sont développées en dehors de lui.

Aujourd'hui - et ce n'est pas trahir un grand secret que de dire cela -, la représentation sociale est éclatée, fondée sur des critères obsolètes, qui datent de 1950, et un mode de financement inadapté, dont les règles n'ont pas été revues depuis la loi Waldeck-Rousseau de 1884. Nous devons la rénover. Il faut donner plus de place aux résultats des élections professionnelles, ouvrir largement la possibilité de se présenter à ces élections, revoir les critères d'établissement de la liste des organisations syndicales les plus représentatives au plan national et, bien entendu, donner aux partenaires sociaux un cadre de financement totalement transparent et qui leur permette d'exercer pleinement leurs missions.

Aujourd'hui, les accords, qu'ils soient conclus au niveau de l'entreprise, de la branche ou au niveau national interprofessionnel, ne paraissent pas toujours très légitimes aux yeux des salariés, car il suffit en pratique d'une signature syndicale et d'une signature patronale pour qu'ils s'appliquent à tous. Il est temps d'exiger aujourd'hui des majorités qualifiées, voire dans certains cas un accord majoritaire.

Enfin, il faut poser la question du dialogue social dans les petites et moyennes entreprises, qui en sont trop souvent privées.

J'avais demandé en juin 2007 aux partenaires sociaux, qui sont eux-mêmes convaincus de l'importance du sujet, de traiter ces questions sans tabou. Ils ont su, au cours des dernières semaines, mener des négociations constructives. Un projet de position commune du patronat et des syndicats a été établi.

Une position commune, ce n'est pas un accord, au sens juridique du mot. Je suis conscient que les travaux n'ont pas été faciles et suscitent dans certaines organisations des réticences, que je peux comprendre et que je respecte. Mais nous voyons combien ces travaux permettent de poser les bases d'une réforme en profondeur des relations sociales dans notre pays, la plus importante depuis la Libération.

Je demanderai le moment venu au ministre du travail de recevoir l'ensemble des organisations patronales et syndicales pour connaître leur interprétation de la position commune, recueillir leurs opinions et préparer le projet que le gouvernement soumettra au Parlement dans les meilleurs délais.

Je crois à la nécessité des réformes. Je crois à la vertu et à la force du dialogue social. Je crois au rôle éminent de la convention collective à côté de la loi. Je crois à l'esprit de responsabilité des partenaires sociaux. Et je crois enfin que nous sommes sur le bon chemin.


1608349807.jpgNicolas Sarkozy est président de la République.

18.04.2008

Italie - Berlusconi dans un fauteuil

Le « Cavaliere » a largement remporté les élections, mais il ne promet plus des lendemains qui chantent, plutôt de la sueur et des larmes.

17/04/2008 N°1857 Le Point

De notre correspondant Dominique Dunglas -

Une victoire ? Non, un triomphe. Dépassant toutes les prévisions, Silvio Berlusconi rafle haut la main la mise des élections italiennes. Avec 9 points d'avance, le Peuple de la liberté (PDL) et son allié la Ligue du Nord obtiennent 340 sièges à la Chambre, contre 229 au Parti démocrate (PD). Et au Sénat, où en vertu d'une loi électorale biscornue les jeux étaient plus serrés, la droite s'impose avec 172 sièges, contre 138 pour la gauche. Le spectre d'un Sénat en équilibre instable est conjuré, la majorité est confortable.

Un succès que Berlusconi doit tout de même partager avec la Ligue du Nord d'Umberto Bossi. La formation autonomiste-qui dans le passé a prôné la sécession-réalise 8,3 % des voix à l'échelle nationale. Comme elle n'est pas présente dans le sud de la péninsule, cela signifie que dans les régions septentrionales la Ligue dépasse 20 %. C'est notamment le cas en Lombardie, le poumon économique du pays. Une partie de la bourgeoisie milanaise-traditionnellement socialiste-a voté pour la Ligue, et on ne peut plus résumer son poids à la simple évocation d'un vote protestataire.

Un nouvel équilibre s'est donc créé à droite. Berlusconi s'est débarrassé des centristes, autrefois alliés récalcitrants responsables, selon lui, des tensions de la Maison des libertés durant son précédent quinquennat. Mais il se retrouve avec une Ligue du Nord euphorique, dont les 60 députés et 25 sénateurs seront déterminants. Les dérapages xénophobes des responsables de la Ligue sont nombreux et, il y a encore deux semaines, Bossi menaçait de recourir aux armes pour obtenir l'autonomie fiscale. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, car Bossi, très fin stratège sous son aspect brut de décoffrage, fut un partenaire irréprochable dans le dernier gouvernement Berlusconi. Reste que la présence de la Ligue du Nord focalisera aux yeux du monde le risque d'une dérive xénophobe du prochain gouvernement.

Walter Veltroni n'espérait pas l'emporter. L'échec patent du gouvernement Prodi est trop récent dans la mémoire des Italiens et il avait 20 points de retard dans les sondages au début de la campagne électorale. La défaite est sévère, mais la lecture des résultats peut donner quelques satisfactions à Veltroni. Avec plus de 33 % des suffrages, le Parti démocrate a dépassé le total obtenu lors des précédents scrutins par les deux formations qui ont fusionné-Démocrates de gauche et Marguerite. La mayonnaise a pris, et le PD est devenu un grand parti réformateur sur le modèle de son homonyme américain. En choisissant de se présenter seul aux élections sans les petites formations d'extrême gauche et du centre-une décision qui a poussé Berlusconi à se débarrasser lui aussi de ses alliés mineurs, il est donc à l'origine de l'évidente bipolarisation de la vie politique. Dans le prochain Parlement, six partis seront représentés au lieu des treize de la précédente législature. Silvio Berlusconi aura besoin d'un interlocuteur fort à gauche pour faire accepter les réformes constitutionnelles que le pays attend, notamment celle de la loi électorale. A 52 ans, Walter Veltroni s'inscrit dans la durée.

L'extrême gauche est exclue du Parlement. En revanche, c'est un cataclysme qui s'est abattu sur la Gauche arc-en-ciel, le cartel des formations d'extrême gauche. Alors qu'en se présentant individuellement elles avaient totalisé plus de 10 % en 2006, elles n'obtiennent que 3,2 % des voix. Le seuil qu'il faut franchir pour être représenté est de 5 % à la Chambre et 8 % au Sénat. L'extrême gauche est donc exclue du Parlement. Des personnalités de premier plan comme Fausto Bertinotti, président de la précédente Chambre, passent ainsi aux oubliettes de l'Histoire. Dans les « régions rouges » comme la Toscane, la Ligurie ou l'Emilie-Romagne, c'est un véritable choc culturel. Et, même à droite, de nombreux responsables s'inquiètent à l'idée qu'une partie de l'électorat ne soit plus représentée. « On peut craindre une dérive terroriste », s'inquiète l'ancien président Francesco Cossiga.

Mais à chaque jour sa peine. Silvio Berlusconi a déjà deux dossiers sur son bureau : Alitalia et les ordures à Naples. Et c'est dans la capitale parthénopéenne que se tiendra le premier conseil des ministres. Le show du « Cavaliere » va commencer §

Monologue de la flamme olympique

17/04/2008 N°1857 Le Point
Patrick Besson

Que se passe-t-il, cette année ? L'agitation bizarre autour de moi. On m'a même éteinte à plusieurs reprises. On me garde comme si j'étais une pop star ou un chef d'Etat. Une pop star qui irait à son procès pour pédophilie, un chef d'Etat transféré à La Haye pour épuration ethnique et crime contre l'humanité. Les athlètes me saisissent avec appréhension. On dirait qu'ils ont honte de moi. Je les sens crispés. Leurs sourires ne sont pas vrais. Leurs muscles, d'habitude rayonnants de fierté olympique, se rétractent. Nouveauté : parfois, on me fait monter dans un autobus, comme une retraitée en voyage organisé. Moi, symbole de la marche, de la course, du saut, de la nage ! Je traverse, penaude, derrière une vitre, des villes semées de policiers, de CRS, de soldats, d'agents secrets. Non loin desquels s'agitent des personnes qui ont l'air de me haïr alors que je n'ai rien fait. Olympie, morne plaine. J'ai brûlé dans mon coin, sans déranger personne. N'ai fait aucune déclaration tonitruante pour les OGM ou contre la politique israélienne dans les Territoires occupés. J'ai la nette impression d'être victime d'une injustice internationale.

J'ai entendu dire, par certains de mes gardes du corps pendant les rares moments de repos que leur laissent mes nombreux ennemis, qu'il y a un problème avec ma destination finale : la Chine. Je veux affirmer ici, à l'intention des gens qui ont la gentillesse d'écouter ce monologue malgré l'ostracisme dont je suis la victime, que je ne l'ai pas choisie. Tous les quatre ans, c'est pareil : je vais où on me dit d'aller, comme Miss France. Ou le lauréat du prix Goncourt. Ce n'est donc pas moi qu'il faut pourchasser et sur qui il faut crier, mais sur les membres du CIO qui ont voté jadis pour la Chine. Qui occupait déjà le Tibet. Depuis un bon moment : ça remonte à la jeunesse du dalaï-lama, qui n'est plus tout jeune. Sans parler de tous les chefs d'Etat, hommes d'affaires, architectes et artistes-je pense au magnifique album sur Shanghai de la grande photographe française Bettina Rheims-qui, depuis plusieurs années, se rendent en Chine et en reviennent enchantés et surtout enrichis.

Les Jeux olympiques ne sont pas des jeux, c'est une trêve. Ils permettaient aux peuples de l'Antiquité d'arrêter de se faire la guerre au moins une fois tous les quatre ans. J'étais cette lumière de paix dans le grand ciel bleu grec. Des cités qui se massacraient encore la veille partageaient, dans le silence du matin, la force de l'huile d'olive, la douceur de l'oignon cru et l'âpreté du chant des éphèbes dénudés. On ne manifestait que son amour de la vie enfin réconciliée avec elle-même dans le sport qui est sacré. De symbole de paix antique me voici devenue arme médiatique. Ça vient peut-être du feu que je suis : il échauffe. Si ça peut calmer les foules, je suis OK pour changer de nature. Me transformer en eau, par exemple. Dans quatre ans, on me transportera dans un seau. Je serai le seau d'eau olympique.

17.04.2008

Le poète Aimé Césaire est mort

LEMONDE.FR avec AFP | 17.04.08 | 13h01  •  Mis à jour le 17.04.08 | 14h16
Le poète Aimé Césaire a enseigné au lycée Victor-Schoelcher de Fort-de-France.
AFP/JACQUES WITT
Principale figure des Antilles françaises, le poète martiniquais fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la "négritude", est mort, jeudi matin 17 avril, au CHU de Fort-de-France, en Martinique, où il était hospitalisé depuis le 9 avril, a-t-on appris de source gouvernementale. Depuis son hospitalisation, pour des affections "de nature cardiologique", à l'hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France, des rumeurs alarmistes circulaient sur son état de santé, qualifié de "préoccupant" par ses médecins.

Le cabinet de la ministre de l'intérieur et de l'outre-mer Michèle Alliot-Marie a annoncé que des funérailles nationales lui seraient réservées. La date n'a pas été précisée.

Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l'un des chantres du courant de la "négritude". L'auteur du Cahier d'un retour au pays natal avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.

"MESSAGE DE PAIX, DE TOLÉRANCE ET D'OUVERTURE"

Les Martiniquais attendaient ces derniers jours avec sérénité et dans la discrétion l'évolution de l'état de santé d'Aimé Césaire, notamment à Fort-de-France, la ville dont il fut le maire pendant cinquante-six ans, de 1945 à 2001. Le président Nicolas Sarkozy avait salué le 26 juin 2007 en Aimé Césaire le poète et "homme d'action", "porteur d'un message de paix, de tolérance et d'ouverture", à l'occasion du 94e anniversaire de l'écrivain, dans une lettre rendue publique par l'Elysée.

Après avoir refusé de rencontrer M. Sarkozy lors d'un voyage prévu, puis annulé, aux Antilles en 2005, le poète martiniquais avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'intérieur.

Des historiens dénoncent un projet de loi visant à limiter l'accès aux archives

LE MONDE | 16.04.08 | 17h21  •  Mis à jour le 16.04.08 | 19h19

La maquette du futur Centre des archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), dessiné par l'architecte italien Massimiliano Fuksas. Les travaux devraient commencer en novembre.

CABINET D'ARCHITECTE FUKSAS
La maquette du futur Centre des archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), dessiné par l'architecte italien Massimiliano Fuksas. Les travaux devraient commencer en novembre.
 
La colère est montée vite et fort. Adopté dans l'indifférence par le Sénat, le 8 janvier, le projet de loi relatif aux archives, qui sera examiné par les députés à partir du 29 avril, suscite une vague de protestation. Ainsi, initiée le 12 avril par l'Association des usagers du service public des archives nationales (Auspan), une pétition visant à dénoncer le projet de loi a recueilli, en trois jours, 500 signatures d'historiens et chercheurs.

 

500 signataires contre "le culte du secret"
Les 500 signataires - historiens, sociologues, philosophes, généalogistes ou simples usagers, français mais aussi américains, anglais ou canadiens - de la pétition contre le projet de loi sur les archives, adressée à "Mesdames et messieurs les députés et sénateurs", affirment que ce projet "renoue avec le culte du secret" et "va à l'encontre des recommandations du Conseil de l'Europe et des pratiques et législations en vigueur dans les grandes démocraties occidentales". Parmi les signataires : Alya Aglan, Jean-Pierre Azéma, Philippe Artières, Christine Bard, Alain Blum, Raphaëlle Branche, Herrick Chapman, Emmanuel Faye, Marc Lazar, Gérard Macé, Marie-Anne Matard-Bonucci, Claude Mazauric, Gérard Noiriel, Todd Shepard, Patrick Weil, Annette Wieviorka...

 

La fronde excède largement les seuls milieux académiques : tandis que le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH) dénonce un projet qui "aggrave les conditions actuelles d'accès aux archives et porte atteinte aux droits des citoyens", la Ligue des droits de l'homme s'inquiète de la menace qui pèserait sur "l'instrument de connaissance et de mémoire partagée que représentent les archives publiques dans une démocratie".

La révolte paraît à la mesure des attentes déçues. A l'origine, le projet du ministère de la culture se présentait comme un texte d'ouverture, visant à libéraliser la grande loi du 3 janvier 1979 en permettant aux citoyens d'"accéder avec plus de facilité aux sources de leur histoire". Ainsi, le délai de trente ans, jusqu'ici préalable à toute consultation d'archive publique, était remplacé par le principe de la "libre communicabilité".

Quant aux cinq régimes d'exception, qui s'échelonnaient de soixante à cent cinquante ans, suivant qu'ils mettaient en cause la vie privée, la sûreté de l'Etat, les affaires judiciaires, les données médicales ou patrimoniales, ils n'étaient plus que trois : vingt-cinq, cinquante et cent ans. Dans toutes les catégories, les délais se trouvaient raccourcis. Certes, une nouvelle catégorie d'archives "incommunicables" était créée, portant sur les armes de destruction massive et la protection des agents secrets. Mais l'équilibre général représentait un réel progrès aux yeux des chercheurs.

LA PRESSION DES NOTAIRES

Or le Sénat, contre l'avis du gouvernement, a transformé le texte de façon très significative. Il a d'abord réduit la portée de certaines mesures (sur les actes notariés, les archives des juridictions et les registres de mariage), notamment sous la pression des notaires.

Bien plus : il a durci quelques aspects du régime existant. Ainsi, au nom de l'allongement de l'espérance de vie, le texte voté par les sénateurs fait passer de soixante à soixante-quinze ans le délai de consultation pour les "documents dont la communication porte atteinte à la vie privée". Une exigence fondamentale des citoyens, insiste René Garrec, rapporteur (UMP) du texte au Sénat.

Un prétexte fallacieux, rétorque Sonia Combe, membre du CVUH et auteur d'un livre intitulé Archives interdites (Albin Michel, 1994) : "En 1996, le rapport du conseiller d'Etat Guy Braibant avait souligné cette utilisation abusive de la notion de "vie privée", dès lors qu'elle est étendue aux agissements des fonctionnaires d'Etat. En France, on maintient fermées les archives des camps d'internement qui existaient sous l'Occupation au nom de la protection de la vie privée des gardiens... La législation allemande est beaucoup plus claire : pour elle, la vie privée ne peut pas concerner les actes commis sous l'uniforme ou dans l'exercice de telle ou telle fonction."

A l'instar de Sonia Combe, nombreux sont les historiens qui considèrent le texte du Sénat comme une immense régression : "Avec une telle loi, Benjamin Stora n'aurait pas pu réaliser ses travaux sur la guerre d'Algérie, déplore Denis Peschanski. Idem pour nous, historiens de la seconde guerre mondiale. On ne peut pas nous faire la leçon sur le devoir de mémoire et empêcher le citoyen d'avoir accès aux archives. Par exemple, les politiques souhaitent qu'on rende compte de ce qu'ont vécu les harkis. Si on recule les limites d'accès aux documents, comment faire cette histoire-là ?"

"ON EST DES GENS BIEN"

Si le texte du Sénat devait être voté en l'état par les députés, notent les détracteurs du projet, certaines archives concernant la guerre d'Algérie ne seraient disponibles que soixante-quinze ans après la fin du conflit, soit en 2037. Surtout, ces restrictions refléteraient la suspicion que l'Etat français continue de faire peser sur les chercheurs : "On est des gens bien, quand on nous connaît, ironise l'historienne Anne Simonin. En France, il y a une vision très fantasmatique du secret d'Etat, comme si on allait aux archives pour attenter à la mémoire officielle. Mais en dix ans, il n'y a pas eu une seule action intentée par le ministère de la justice pour usage abusif. Qu'on en finisse avec cette vision négative du citoyen ! Il faut espérer que l'Assemblée nationale réagisse..."

Il se pourrait qu'Anne Simonin et ses amis aient été entendus : la commission des lois de l'Assemblée a adopté une série d'amendements qui, s'ils étaient confirmés en séance, reviendraient sur certains des éléments les plus controversés votés par les sénateurs. Pour les documents relatifs à la "vie privée", le délai de communication serait de nouveau ramené à cinquante ans. Parmi les arguments utilisés par la commission, on lit celui-ci : "Le maintien du secret pendant une trop longue période, loin de protéger l'action de l'Etat, paraît plutôt de nature à favoriser les fantasmes de toutes sortes sur l'histoire récente et les théories du complot."
Jean Birnbaum et Nathaniel Herzberg
Article paru dans l'édition du 17.04.08.

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