21.01.2009

Les députés socialistes boycottent l'Assemblée

Après les vifs incidents de la veille sur la réforme du travail parlementaire, la crise s'est amplifiée, mercredi 21 janvier, à l'Assemblée nationale. Accusé par Bernard Accoyer d'avoir fait un "coup de force", le PS en a renvoyé la responsabilité au président de l'institution et mis à exécution sa menace de boycotter la séance de questions au gouvernement. Une première.

MM. Fabius, Hollande et Ayrault mardi en fin d'après-midi à l'Assemblée, quelques heures avant que le débat ne dégènère.

A l'ouverture de la séance, le premier ministre, François Fillon, a pris la parole pour réaffirmer son soutien au président de l'Assemblée et appeler les socialistes "au calme et à la raison". Rassemblés dans leur salle de réunion habituelle, ces derniers ont suivi les débats à la télévision, décidés à pratiquer une politique de la chaise vide. "Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas en séance que nous nous mettons en vacances. Nous travaillons sur le projet de loi logement", qui sera débattu la semaine prochaine en séance publique, a déclaré Jean-Marc Ayrault, le chef de file du groupe socialiste. Il faut que "les négociations s'engagent sur la base des propositions" faites la veille au soir et refusées par la majorité, a-t-il ajouté. En d'autres termes, "que chaque président de groupe puisse lever la contrainte du 'temps global' à quatre reprises chaque année", soit "exercer un droit d'alerte sur quatre textes maximum".

"GOUVERNANCE AUTORITAIRE"

De son côté, Bernard Accoyer a tenté de calmer les esprits en promettant des concessions à l'opposition sur la programmation des débats. Dans le cadre de la modification du règlement de l'Assemblée, qui suivra le texte actuellement en discussion, "je propose qu'un président de groupe puisse demander un temps" de débat "pouvant dépasser des dizaines d'heures". Echauffés par la crise parlementaire, les députés PS Manuel Valls et Arnaud Montebourg ont réitéré leurs critiques contre un président de l'Assemblée "partisan". Leur ont répondu par médias interposés Roger Karoutchi puis Luc Chatel, qui s'en sont pris à "l'obstruction" menée par la gauche.

Le député UMP Jean-Pierre Grand (villepiniste) a vu dans ces incidents, survenus six mois jour pour jour après le vote de la réforme constitutionnelle à Versailles, l'illustration que "nous sommes entrés dans une gouvernance autoritaire".

Commentaires

encore un débat a l assemblée a la hauteur des ambitions de nos chére élus ...plus soucieux de leurs propre carriere que de l interet des francais et de la crise qui nous attend s

a quand le cumul des emplois de nos élus définitivement rayer de la carte :de tout Partis

Ecrit par : alainF | 21.01.2009

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