17.05.2009
L'UMP largement en tête en Ile-de-France en vue des européennes
PARIS (Reuters) - L'UMP devance le Parti socialiste de plus de onze points dans les intentions de vote pour les élections européennes de juin en Ile-de-France, selon un sondage TNS Sofres Logica pour Europe 1.
Le parti présidentiel et ses alliés du Nouveau centre recueillent 33% des intentions de vote contre 21,5% pour le PS.
La liste Europe Ecologie conduite par Daniel Cohn-Bendit obtient 14%, devant celle du Mouvement démocrate à 12%.
Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche) obtient 5,5%, le Front national 4%, le Nouveau parti anticapitaliste 3% et l'Alliance écologiste indépendante 3%.
Les sondés ne sont guère enthousiastes, 56% disant ne pas être vraiment intéressés par ces élections (35% peu et 21% pas du tout) contre 44% qui le sont.
Le sondage a été réalisé du 14 au 16 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population d'Ile-de-France âgée de 18 ans et plus.
Jean-Baptiste Vey
23:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barnier, dati, ile de france, européennes 2009
15.05.2009
Facs : la valeur des diplômes mise en doute

Des étudiants de l'université de Marseille, lundi, à l'issue d'une assemblée générale marathon où a été votée la poursuite des blocages. Crédits photo : AP
50 000 étudiants ne savent toujours pas comment se passeront leurs examens.
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Pour la première fois depuis 1968, les examens de fin d'année n'auront peut-être pas lieu dans toutes les universités. À l'époque des barricades et des jets de pavés, la question des diplômes s'était soldée par des interrogations orales dans de nombreuses facultés. Et, pourtant les cours n'avaient pas été interrompus pendant quinze semaines comme aujourd'hui. Les modalités avaient été au bas mot, expéditives. De leur propre chef, de nombreux professeurs avaient été conciliants. «Beaucoup de reçus avaient eu de bonnes surprises…», se souvient un professeur.
Difficile de comparer la situation actuelle à celle d'alors, tant les modalités des épreuves ont changé en un peu plus de quarante ans. En 1968, l'essentiel se jouait à la fin de l'année, aujourd'hui, les examens sont passés semestre après semestre. Les étudiants actuels ne sont donc pas totalement dépourvus de notes ou d'évaluations. Il n'empêche. Comment rattraper en trois ou quatre semaines, l'équivalent de prés de quatre mois de cours ? «De toute évidence, des diplômes seront bradés», se désole un professeur d'histoire de Paris-IV. Certains professeurs contactés par Le Figaro affirment que les étudiants n'ont pas à s'inquiéter pour leurs diplômes : «Les enseignants se débrouilleront pour leur faciliter la tâche.» Une partie des examens, prévus à l'écrit se déroulera à l'oral ou sous forme d'un travail de «dossier» peut-être d'une dissertation, prévoit l'un d'eux qui affirme que «les vérifications sur le terrain des modalités des examens sont de toute façon rares, habituellement, en lettres, dans ma filière». D'autres affirment avoir déjà reçu de leur conseil d'administration la consigne d'organiser des examens ne portant que sur des parties du programme déjà étudiées.
« Il y a toujours eudes aménagements»
Autant d'assertions démenties par le ministère de l'Enseignement supérieur. Celui-ci affirmait jeudi que les plans de rattrapage dont il a connaissance étaient «dans l'ensemble très charpentés». Différentes méthodes sont déjà employées : permanences pendant les vacances, cours le samedi ou en semaine jusqu'à 21 heures, cours transmis par Internet. «La majorité des enseignants, même grévistes, n'ont pas perdu le contact avec leurs étudiants», souligne aussi le ministère. Certains ont organisé des cours hors les murs, d'autres ont envoyé des devoirs et des listes bibliographiques.
Reste que la situation de quelque 50 000 étudiants, inscrits dans une poignée d'universités (Caen, Grenoble-III, Paris-III, Paris-IV, Paris-X et Toulouse-II) est préoccupante car ces derniers ne savent toujours pas comment leurs examens seront rattrapés. Sophie, en première année de lettres à Paris-IV, n'a eu que quatre jours de cours ce semestre. «Beaucoup sont désespérés, démobilisés. C'est une situation très difficile», raconte cette étudiante qui envisage de changer de voie l'an prochain. À l'inverse, Lucie, en troisième année d'histoire, s'inquiète à peine : «Pour les examens, il y aura et il y a toujours eu des aménagements.» Par ailleurs, affirme-t-elle, les universités de sciences humaines, les plus perturbées, sont aussi celles dans lesquelles les horaires sont les plus faibles et le travail «à la maison» le plus lourd : «Le programme donné dès septembre, est précis. J'ai l'habitude de travailler de façon autonome, le manque de cours ne me perturbe pas tant que ça.» Comme solution ultime, Paris-IV et Grenoble-III ont évoqué la possibilité d'une «neutralisation» du semestre. La neutralisation ne signifie pas que l'année sera accordée automatiquement, mais permet de passer dans le semestre suivant, avec nécessité de trouver les moyens, durant le cursus, de «récupérer» les crédits manquants. Cette éventualité a déjà été écartée par le ministère. Seule certitude, quoi qu'il arrive, le semestre devra être rattrapé et validé, quitte à reporter les examens en septembre pour quelques universités. Les étudiants qui avaient décroché un job d'été risquent fort d'en payer les pots cassés...
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Les engagements de Fillon

Le premier ministre dans son bureau de Matignon. Marmara/Le Figaro
Dans une interview au Figaro, le premier ministre assure notamment que la fiscalité n'augmentera pas. Ses relations avec le président, les universités, la réforme de l'hôpital… Tour d'horizon de ses propos les plus marquants.
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-La conjoncture : « Quelques éléments positifs permettent de croire (…) à une reprise lente en Europe en 2010. En France, l'inflation est très basse, la consommation résiste bien et les banques demeurent solides. Ce sont des signaux encourageants, mais rien n'est encore gagné, et nous ne sommes pas à l'abri de nouveaux à-coups ».
- Le déficit : «Nous acceptons l'idée d'un creusement du déficit dans les conditions économiques que nous connaissons. Personne en Europe ne reviendra à l'équilibre en 2012. Mais je prépare un budget 2010 avec l'ambition et la volonté de réduire les dépenses de l'Etat».
- Les impôts : « Nous n'augmenterons pas les impôts : c'est contre-productif en période de récession, car cela pèse sur la consommation, et c'est dangereux si la situation s'améliore, car cela risque de freiner la reprise».
- La réforme de l'hôpital : « L'équilibre auquel nous sommes parvenus est le meilleur qui puisse être trouvé. Le gouvernement ne bougera plus de cette ligne».
- Les universités : « Nous n'accepterons jamais que les examens soient bradés (…) Là où la situation reste tendue, j'ai demandé à Valérie Pécresse d'étudier deux solutions : un report des examens en septembre et l'organisation des épreuves en dehors de l'enceinte des universités bloquées. »
- Les européennes : « Ce scrutin se déroule dans un contexte totalement inédit. (…) Pour la première fois, le débat européen est concentré sur la réponse que l'Europe doit apporter à la mondialisation, c'est-à-dire sur l'Europe efficace. Cette Europe politique, à laquelle personne ne croyait dans le passé, est devenue crédible grâce à la présidence française. Mais aussi, il faut le dire, à la présidence allemande ».
- La campagne du Parti socialiste : « La gauche reste très divisée même si le PS s'est mis d'accord sur un texte de façade ».
- Ses relations avec Nicolas Sarkozy : « Je suis dans une relation de confiance totale avec le président de la République». « Ce travail, pour lequel le président m'a choisi, je m'y consacre entièrement sans penser à mes lendemains. »
- Les ministres d'ouverture : François Fillon s'est déclaré favorable à une «amplification» de l'ouverture de son gouvernement. « C'est une vieille conviction chez moi : les vieux clivages politiques ont volé en éclats. L'intuition du président était la bonne. L'idée d'associer des hommes et des femmes qui n'ont pas les mêmes convictions permet à un gouvernement et à une majorité d'éviter l'enfermement et la tentation du sectarisme »
- François Bayrou : «Sa démarche, qui consiste à être dans un dénigrement systématique, j'estime qu'elle le décrédibilise. Il tombe dans les mêmes travers que le Parti socialiste. »
- Dominique de Villepin : « Il a eu des jugements parfois excessifs. Quand il juge le climat social en France prérévolutionnaire, il se laisse emporter par le goût des formules. »
- Christine Lagarde commissaire européen ? : « Christine Lagarde a comme caractéristique de pouvoir occuper beaucoup de fonctions. C'est la raison pour laquelle je souhaite qu'elle continue d'être ministre de l'Économie »
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