28.06.2009
Hénin-Beaumont : le FN en tête avec 39,34% des voix

La liste conduite par la vice-présidente du FN Marine Le Pen est arrivée au 1er tour des municipales devant la liste divers gauche. Le FN a profité de la gestion désastreuse du maire sortant PS Gérard Dalongeville, soupçonné de détournement de fond.
![]()
La liste du Front national, avec la vice-présidente du parti Marine Le Pen, est arrivée en tête du premier tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont dans la Pas-de-Calais, avec 39,34% des voix. Le candidat divers gauche Daniel Duquenne est arrivé en deuxième position avec 20,19% des suffrages, devant la liste d'Union de la gauche emmenée par le socialiste Pierre Ferrari et soutenue par les communistes et le MoDem (17,01%).
Quatrième, la liste des Verts obtient 8,52% des voix, tandis que la liste de l'UMP, conduite par Nesrédine Ramdani, arrive en sixième position (4,34%).
Le FN a profité de la gestion désastreuse du maire socialiste Gérard Dalongeville, épinglé à de multiples reprises par la Chambre régionale des comptes, et finalement mis en examen et écroué en avril dans une affaire de fausses factures qui éclaboussent son entourage. L'élection a été organisée après la mise en examen et l'incarcération début avril du maire socialiste Gérard Dalongeville, soupçonné de détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme. Il a été depuis exclu du PS.
Le parti d'extrême droite, qui avait fait de ces scandales à répétition son principal argument de campagne, avait déjà réalisé à Hénin-Beaumont son meilleur score national lors des dernières élections européennes avec près de 28% des voix, loin devant le PS (16%).
«C'est jouable» pour Marine Le Pen
Un second tour aura lieu dimanche prochain, auquel seront susceptibles de se présenter les trois premières listes, qui ont obtenu plus de 10% des suffrages. «Je crois que c'est ce qu'on appelle être en ballotage favorable. Pour moi, c'est jouable», a immédiatement réagi Marine Le Pen. «C'est un score considérable par rapport à 2008. C'est quatre points et demi de plus que les résultats du sondage», publié cette semaine dans la Voix du Nord et qui donnait 35% au FN, s'est réjouie la député européenne.
Une victoire conforterait la situation de Marine Le Pen, successeur désigné de son père à la tête du FN, et montrerait que l'extrême droite n'a pas disparu du paysage politique, malgré ses 6,34% aux dernières européennes. Mais, en cas de victoire, la mairie reviendrait à Steeve Briois, Marine Le Pen étant première adjointe.
Dans cette ville de l'ancien bassin minier de 25.000 habitants, le sort du second tour dépendra de la capacité de la gauche à s'unir: un sondage Ifop publié mercredi dans «La Voix du Nord» donnait la liste FN vainqueur en cas de triangulaire mais battue en cas de duel avec la gauche. Immédiatement après le résultat, le chef de file de la liste d'Union de la gauche, Pierre Ferrari (PS), a annoncé dimanche soir qu'il travaillait «au rassemblement» pour «éviter une triangulaire».
23:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, hénin-beaumont, fn, élections
Saad Hariri nommé premier ministre du Liban

Crédits photo : AFP
PORTRAIT - Le fils de Rafic Hariri, assassiné il y a quatre ans, a été chargé samedi de former le prochain gouvernement. Une tâche délicate, alors que le Hezbollah réclame un gouvernement d'union nationale.
C'est une tâche délicate qui a été confiée samedi à Saad Hariri. Nommé premier ministre du Liban par le président Michel Sleimane après avoir été choisir pour ce poste par une majorité de députés, le fils de Rafic Hariri, assassiné il y a quatre ans, va devoir s'atteler à former le nouveau gouvernement, dans lequel la minorité réclame une part importante.
Peu attiré dans sa jeunesse par la politique, Saad Hariri investit, à la mort de son père le 14 février 2005 dans un attentat à Beyrouth, toute son énergie dans la recherche des auteurs de l'attaque, qualifiant d'«historique» le lancement en mars du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de l'affaire. Le jeune leader hérite d'une formidable machine politique et de l'énorme capital de ferveur populaire qui se manifeste au Liban après l'assassinat de son père. Les campagnes électorales de 2005 et 2009 marquent sa proximité avec le public, tandis que ses apparitions provoquent souvent des scènes de liesse.
En juin 2005, alors que son mouvement gagne les législatives, Saad Hariri décline le poste de premier ministre. Il se contente de prendre la responsabilité de la majorité parlementaire. Et devient l'un des plus critiques envers le président libanais d'alors, Emile Lahoud, proche de Damas et dont des proches collaborateurs, en prison pendant presque quatre ans puis libérés en avril 2009, sont soupçonnés par une commission d'enquête de l'ONU d'avoir participé aux préparatifs de l'assassinat de février 2005.
Soutenu par l'Occident
Laissant la gestion du pouvoir au premier ministre Fouad Siniora, un fidèle collaborateur de son père, Hariri parcourt le monde où il est reçu par les dirigeants, notamment américains, comme un chef d'Etat. Entre 2005 et 2007, alors que se multiplient les assassinats visant notamment des personnalités antisyriennes, il passe la plus grande partie de son temps hors du Liban, limitant ses apparitions publiques. Il n'hésitera pas à traiter le pouvoir syrien de «régime d'assassins», dans des attaques qui lui vaudront d'être taxé de «valet» des Occidentaux par le président syrien Bachar al-Assad.
Après sa victoire aux législatives début juin, Saad Hariri, 39 ans, succède donc à Fouad Siniora et va devoir à présent négocier avec les différentes factions pour parvenir à la formation de son gouvernement, un processus difficile qui pourrait prendre des semaines. Une tâche qui s'annonce d'autant plus délicate que la minorité conduite par le Hezbollah réclame un gouvernement d'union nationale.
23:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hariri, liban, premier ministre, hezbollah, fouad sinoria, michel sleiman
Perpignan: Jean-Paul Alduy retrouve la mairie
Après l'invalidation de sa victoire en 2008, pour «fraude à la chaussette» le maire sortant a finalement retrouvé son poste.
![]()
La liste UMP du maire sortant Jean-Paul Alduy a remporté dimanche le 2e tour de l'élection municipale de Perpignan organisée après l'invalidation pour fraude du scrutin de 2008. Jean-Paul Alduy a obtenu lors de la triangulaire du 2e tour 53,54% des suffrages exprimés, devançant Jacqueline Amiel-Donat (PS, PC, MRC, PRG, CDC), qui totalise 33,08% des suffrages et Jean Codognès (divers gauche, MoDem, Verts) qui a recueilli 13,38% des suffrages, selon les résultats définitifs communiqués par le bureau centralisateur des votes.
Jean-Paul Alduy, 67 ans, maire de cette ville de 110.000 habitants depuis 1993, était arrivé en tête du 1er tour, où 7 candidats étaient en lice. Après le 1er tour, , Jacqueline Amiel-Donat avait appelé à une «union des volontés de changement» avec la liste menée par Jean Codognès, ancien député et dissident PS, mais celui-ci avait décidé de se maintenir au second tour.En mars 2008, à la tête d'une liste d'union de la gauche et du Modem, Jacqueline Amiel-Donat avait échoué de 574 voix face à Jean-Paul Alduy, lors d'une triangulaire avec le FN.
Le Conseil d'Etat avait confirmé le 23 avril l'annulation pour fraudes de l'élection municipale de mars 2008, entérinant le jugement rendu par le tribunal administratif de Montpellier le 7 octobre 2008.
Lors du dépouillement du second tour, le président d'un bureau, frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, avait été trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes.
23:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : perpignan, alduy, chaussette, ump
25.06.2009
Stratégie de Lisbonne : L'impérieux besoin de renouvellement
25.6.2009
Selon le chef d’unité pour l’objectif stratégique de prospérité de la stratégie de Lisbonne à la Commission européenne, Gerard de Graaf, cette politique-phare de l’UE fait face à un "déficit d’image de marque".
CONTEXTE:
Le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 a lancé la stratégie de Lisbonne dans le but de faire de l’Union européenne l’économie la plus compétitive au monde et de parvenir au plein emploi avant 2010.
Les objectifs de cette stratégie (notamment 3% de croissance par an, un taux d’emploi de 70% de la population active, 8% de réduction des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990…) sont fondés sur la méthode dite « ouverte de coordination ». En un mot, les Etats membres sont totalement libres de mettre en œuvre les objectifs non contraignants fixés par la stratégie. Une méthode qui a montré ses limites, les objectifs, en France par exemple, étant très loin d’être atteints.
Cette stratégie est fondée sur trois piliers : économique (investissements dans la recherche et le développement), social (modernisation du modèle social européen) et environnemental (prise en compte du développement durable dans les deux piliers précédents).
«La stratégie de Lisbonne n’est ni une réussite, ni un succès.» Dans un entretien accordé à EurActiv.com, le chef d’unité pour l’objectif stratégique de prospérité de la stratégie de Lisbonne à la Commission européenne, Gerard de Graaf, estime que l’on ne peut pas poser un jugement tranché sur cet objectif européen. Il répond aux critiques du premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, dont le pays s’apprête à prendre la présidence tournante de l’UE. M. Reinfeldt estime en effet que l’agenda de Lisbonne a été un «échec».
M. de Graaf estime pourtant que des progrès ont été faits, «mais pas par tous, et dans tous les domaines», concède-t-il. Selon lui, les difficultés de l’UE pour respecter cette stratégie étaient essentiellement dues à un «problème de rythme». «Toute la question est de savoir si la modification de la stratégie de Lisbonne après 2010 va accélérer le rythme et assurer une dynamique identique aux réformes menées à travers toute l’Europe et dans tous les secteurs», explique-t-il.
Il estime notamment que certains domaines comme la politique macro-économique ont connu de réels progrès depuis la mise en place de la stratégie européenne.
Si la Commission a peu de compétences en matière de recherche et d’innovation, Gerard de Graaf promeut le recours à des analyses comparatives (ou benchmarking). «Il est très important de garder en tête que nous avons des Etats membres dont les avancées sont très disparates en matière de recheche et développement (R&D), et particulièrement depuis l’élargissement», rappelle-t-il.
Une caractéristique dont devra tenir compte la Commission européenne, qui prépare depuis l’été 2008 la Stratégie de Lisbonne post-2010. «Nous visons le Conseil européen de printemps de 2010, qui se tiendra sous présidence espagnole», dit M. de Greff. «La stratégie post-2010 constituera une partie très importante du travail de la future Commission européenne au cours des cinq prochaines année», ajoute-t-il.
Pour préparer cette future stratégie européenne, il préconise une phase de consultation des partenaires sociaux et des parties prenantes, «comme un gouvernement peut le faire dans d’autres domaines politiques», explique-t-il, en citant la France comme un pays appliquant cette méthode de manière exemplaire.
Interrogé sur la volonté de certains pays, comme la France d’outrepasser les critères du pacte de stabilité et de croissance, il a affirmé que le pacte offrait une flexibilité dont pouvaient user les Etats pour relancer leur économie et soutenir leur demande. «A l’avenir, nous devrons établir un lien entre le pacte de stabilité et de croissance et la stratégie de Lisbonne», souligne-t-il. Avant d’ajouter : «Les deux stratégies doivent se soutenir mutuellement.»
Par ailleurs, le haut-fonctionnaire concède que la stratégie de Lisbonne souffre d’un important déficit «d’image de marque». «Après 2010, allons-nous mettre sur pied une stratégie de Lisbonne "bis" ou allons-nous faire naître quelque chose de réellement nouveau?», s’interroge-t-il. «Quelle sorte d’Europe voulons-nous avoir après la crise?», poursuit-il.
Il conteste également la prétendue «rigidité» de cette stratégie européenne. Pour preuve, argue-t-il, «tout le volet sur le changement climatique et l’énergie a été incorporé dans la stratégie de Lisbonne».
Mais la réforme de 2010 sera sans doute difficile à mener, car les outils mis à la disposition des Etats ne les satisferont pas. «Ils iront trop loin pour les uns, et pas assez pour les autres», conclut-il.
11:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie de lisbonne, europe, bruxelles, euractiv















