07.07.2009
Communiqué de la Présidence de la République
Publié le 06-07-09 à 09:39
Le Président de la République a demandé à MM. Alain JUPPÉ et Michel ROCARD, anciens Premiers Ministres, qui l’ont accepté, de présider une commission chargée de réfléchir aux priorités justifiant un effort exceptionnel d’investissement, afin de préparer l’avenir de la France.
Cette commission procédera à de larges consultations et formulera avant le 1er novembre 2009 des propositions sur le choix des priorités que le gouvernement arrêtera ensuite.
Le Président de la République recevra MM. Alain JUPPÉ et Michel ROCARD aujourd’hui à 19h00.
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Le G8 de L'Aquila à la merci d'un éventuel séisme et… de photos gênantes pour M. Berlusconi
Rome, correspondant

Des policiers dans Coppito, un quartier de l'Aquila où seront hébergées les délégations du G8.
D'où viendra le danger ? Du plus profond de la terre qui continue à trembler dans les Abruzzes ou de la presse anglaise qui s'apprêterait à publier des photos montrant Silvio Berlusconi en galante compagnie dans sa résidence de Sardaigne ? Dans le doute, le gouvernement italien s'active sur les deux fronts : assurer la sécurité des invités du G8 qui se tiendra, du mercredi 8 au vendredi 10 juillet, à L'Aquila et la réputation du président du conseil.
De nouvelles secousses se sont produites ces derniers jours, faisant craindre une recrudescence de l'activité sismique jusqu'ici déclinante, après que le 6 avril un tremblement de terre a fait 300 morts et jeté 50 000 personnes hors de leurs foyers. L'une d'elle, d'une puissance de 4,1 degrés sur l'échelle de Richter, a eu son épicentre à un kilomètre de la caserne de la Guardia di Finanzia (gendarmerie financière) de Coppito, un quartier de l'Aquila où seront hébergées les délégations.
Construite selon les normes antisismiques, la caserne est réputée être l'édifice le plus sûr des Abruzzes. Il n'empêche : tout en continuant de multiplier les déclarations rassurantes, un plan B a toutefois été activé. En cas de secousse supérieure à 4 degrés pendant le sommet, les chefs d'Etat et leurs délégations seraient provisoirement abrités sous une tente, le temps que les techniciens vérifient la solidité de l'édifice où se dérouleront les travaux.
Le deuxième "front" est plus délicat pour M. Berlsuconi, qui présidera son troisième G8, un record. Pris dans la tourmente de scandales à répétition, il n'a trouvé d'autre parade que le démenti… préventif. Avant même que des photos embarrassantes soient publiées, il a dénoncé "un montage digital" et accusé la presse étrangère de se lancer "dans une campagne morbide".
CHAMBRES RÉSERVÉES À ROME
Entre ces deux écueils, la préparation du sommet avance. Les chefs d'Etat ont maintenu leur présence à Coppito (tout en tenant des chambres réservées dans les grands hôtels de Rome, au cas où…). Leur sécurité sera assurée par 9 000 militaires et policiers envoyés en renfort, des batteries antiaériennes, des patrouilles d'avions de chasse, et des missiles sol-air…
Un large périmètre aux abords de la caserne de Coppito est devenu "zone rouge". La sanctuarisation de la ville devrait, selon le gouvernement italien, décourager les actions des altermondialistes. Deux grandes manifestations sont prévues : l'une le 8 juin à Rome, l'autre à L'Aquila le 10. Les comités de citoyens qui défendent les intérêts des réfugiés ont fait savoir qu'ils ne s'y associeraient pas pour ne pas être "récupérés".
Un premier cortège a défilé, samedi, jour de l'indépendance des Etats-Unis, à Vicence, au nord de la Péninsule, pour dénoncer l'agrandissement d'une base militaire américaine. Il n'a rassemblé que 3 000 personnes et provoqué quelques échauffourées avec les forces de l'ordre. Cette agitation, sans commune mesure avec le G8 de Gênes, en 2001, où un manifestant avait trouvé la mort et plusieurs autres avaient été blessés par les forces de l'ordre, a été jugé suffisante par les autorités américaines pour conseiller à leurs ressortissant d'"être particulièrement vigilants" pendant la durée du sommet.
Mais le tremblement de terre reste la menace principale. Les journalistes japonais accrédités ont choisi, par sécurité, de s'installer dans la capitale italienne. Selon la presse anglaise, le premier ministre, Gordon Brown, a reçu des conseils sur la conduite à tenir en cas de séisme. Il pourra aussi compter sur l'une ou l'un des 300 hôtesses et stewards engagés pour guider les chefs d'Etat dans la caserne. "En cas de secousse, leur a expliqué Guido Bertaloso, commissaire du G8 et chef de la protection civile italienne, ce sera à vous, qui avez déjà vécu un tremblement de terre, de leur venir en aide. Eux ne sont pas habitués." Rassurant, non ?
Article paru dans l'édition du 08.07.09.
09:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l'aquila, g8, rome, berlusconi, obama, sarkozy, brown
02.07.2009
La Suède succède à la République tchèque à la tête de l'Union européenne

Le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt (à gauche), avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors de leur visite à Londres, le 29 juin 2009.
STOCKHOLM ENVOYÉ SPÉCIAL
Le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, en est convaincu : en cas d'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, au mieux début 2010, le premier président stable du Conseil européen devrait être un simple "chairman" capable de travailler en symbiose avec la Commission.
Le Belge Guy Verhofstadt a été élu, mardi 30 juin, président du groupe libéral démocrate (ALDE) au Parlement européen. Son statut de candidat alternatif au Portugais José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne en sort renforcé alors que le Parlement doit examiner, du 14 au 16 juillet, la question de sa reconduction. Le Parti populaire européen (PPE), qui soutient M. Barroso, ne dispose pas d'une majorité suffisante pour forcer une décision et le Parti socialiste européen (PSE) est divisé. M. Verhofstadt est décrit comme un candidat "acceptable" par la gauche socialiste et les écologistes. Un autre nom cité est celui de l'ancien commissaire européen Mario Monti (conservateur), dont ne veulent notamment pas les socialistes français. - (Corresp.)
S'il s'agissait d'une personnalité "plus forte", le risque serait, selon lui, de voir le futur président des Vingt-Sept s'adosser sur les grands Etats membres pour court-circuiter les petits et moyens pays. Contre l'avis de Nicolas Sarkozy, partisan d'une direction plus affirmée, M. Reinfeldt veut utiliser les six mois de la présidence tournante, qui commence le 1er juillet, pour faire avancer son point de vue.
Pour commencer, le chef du gouvernement de centre-droit suédois est bien décidé à faire oublier au plus vite les mésaventures de la présidence tchèque. Le bilan de l'équipe sortante est jugé maigre, voire "catastrophique" par les dirigeants européens. Prague est certes parvenu à faire progresser quelques délicats dossiers, comme les taux réduits de TVA ou la régulation financière. Mais après la chute du cabinet dirigé par Mirek Topolanek, en mars, le gouvernement intérimaire a surtout expédié les affaires courantes, en partageant ses prérogatives avec Vaclav Klaus, le très eurosceptique chef de l'Etat.
La situation domestique de M. Reinfeldt est plus confortable. Le chef du Parti conservateur espère profiter de ses six mois à la tête de l'Union européenne (UE) pour améliorer sa cote de popularité en vue d'un scrutin législatif incertain dans son pays, en septembre 2010. Les composantes de la coalition de centre-droit, au pouvoir depuis 2006, ont légèrement progressé lors des dernières élections européennes, le scrutin ayant surtout constitué un revers pour les forces les plus eurosceptiques.
Contrairement à la présidence tchèque, la Suède entend concentrer ses efforts sur deux priorités : la crise économique et la lutte contre le réchauffement climatique. Tandis que le président tchèque doutait ouvertement de la stratégie climatique européenne, M. Reinfeldt veut porter haut l'ambition environnementale en vue de la conférence de Copenhague, en décembre. Il espère y convaincre les Etats-Unis et la Chine de faire plus contre le changement climatique. Un agenda qui risque d'être malmené par la crise économique.
Dans ce domaine, les Vingt-Sept ont, à en croire M. Reinfeldt, épuisé leur capacité de stimulation de l'économie. Ils doivent donner la priorité à la supervision et réduire les "très gros déficits" générés par la crise. Un discours qui promet de belles passes d'armes avec M. Sarkozy, lequel refuse toute politique de rigueur et promet de nouveaux investissements financés par un grand emprunt national.
OBSTACLES NOMBREUX
A bientôt 44 ans, M. Reinfeldt mise sur les capacités d'influence d'un pays de taille moyenne, entré en 1995 dans l'UE, pour imprimer sa marque sur le fonctionnement des Vingt-Sept. Se démarquant du style Sarkozy au second semestre 2008, il se présente comme un "honnête courtier" entre les capitales. Pour lui, un pays comme la Suède ne peut être tenté "d'imposer son point de vue de manière dirigiste".
Les obstacles sont cependant nombreux, qui risquent de compliquer sa démonstration. M. Reinfeldt craint par-dessus tout de voir sa présidence s'embourber dans les questions institutionnelles. Le sort du traité de Lisbonne est suspendu à un second référendum irlandais, début octobre, puis à la signature des présidents tchèque, et polonais. Le dirigeant suédois n'exclut pas de "nouveaux reports" avant l'entrée en vigueur du traité destiné à améliorer le fonctionnement de l'Union.
Quant à la reconduction rapide de José Manuel Barroso à la tête de l'exécutif européen, elle demeure incertaine alors qu'au Parlement européen un vote de confirmation du candidat conservateur paraît de moins en moins probable en juillet. "L'Europe et la présidence suédoise ne peuvent se permettre une période de vacance du pouvoir", plaide M. Reinfeldt.
Article paru dans l'édition du 02.07.09.
01:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : suède, ue, république tchèque, barroso, reinfeldt
















