10.12.2009
Valérie Pécresse largement devant les sortants au premier tour !


Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, Valérie Pécresse serait créditée de 34 % des voix au premier tour, 11 % de plus que l’équipe sortante de Jean-Paul Huchon 18 % de plus que Cécile Duflot. 34 % c'est le score de Nicolas Sarkozy en Ile-de-France au premier tour des élections présidentielles.
Plus de 3 Franciliens sur 4 ne revoteraient pas pour l’actuel Président du Conseil régional, probablement excédés par l’immobilisme de l’Ile-de-France ces dix dernières années alors qu’il y avait tant à faire en matière de transports, de formation, d’environnement, pour améliorer la vie quotidienne des habitants ; alors que les impôts ont augmenté sans que l’on en perçoive les fruits.
Tous les espoirs sont permis au deuxième tour : seulement 2 points à remonter pour gagner. Tout reste ouvert et la campagne ne fait que commencer !
Avec Valérie Pécresse, changer l’Ile-de-France, c’est possible !

23:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ile-de-france, régionales, pécresse, huchon, duflot
08.12.2009
La Nation est la République, par Jean-Louis Borloo
L'organisation d'un débat sur l'identité nationale offre, à chacun d'entre nous, l'occasion de reconstituer le fil parfois ténu de son histoire personnelle, celle de sa famille, de ses ancêtres, de ses origines, de ses convictions et de ses croyances ; de procéder à un vaste examen de sa conscience citoyenne, historique et philosophique. À cet égard, l'initiative lancée par le Gouvernement dans cette période de forte mutation nous semble une idée opportune.
L'individu n'est pas une page blanche. Il ne naît pas orphelin car tout homme est au moins le fils d'idées, de rencontres, de révoltes ou d'adhésions. Et c'est cette somme de destins croisés qui forme une Nation. On comprend dès lors pourquoi la nationalité est tout sauf une évidence, une donnée statistique ou un simple fait juridique. Elle est au contraire un sentiment complexe, vivant, pluriel, profondément dynamique, situé aux confins de l'histoire, de la géographie et de la philosophie.
Ainsi et par un curieux paradoxe, ce qui est censé nous définir avec le plus de certitude ou de vérité vis-à-vis du reste du monde, relève lui-même du domaine de l'indéfinissable. D'où la nécessité pour chacun d'entre nous, d'effectuer, à intervalles réguliers, ce si beau et si difficile travail de conscience individuelle et collective. La Nation est une communauté de destin en perpétuelle interrogation et donc, en perpétuelle reconstruction. La figer, c'est la condamner. Surtout lorsque l'on est Français.
Car être Français, c'est d'abord une aspiration. On est Français parce qu'on le veut et parce qu'on croit à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité. Trois mots qui à eux seuls, résument toute la quête de l'Humanité. Trois mots inflexibles et exigeants dont l'héritage est un devoir. Trois mots qui nous obligent et qui constituent la base de toute vérité collective, la condition de toute dignité et l'origine de toute communauté. Trois mots qui font toujours de l'autre un citoyen potentiel, un ami ou un frère.
Être Français, c'est avoir la conscience claire, forte, profonde, d'appartenir à une communauté de destin. C'est avoir la conscience que cette appartenance permet non seulement de changer sa propre vie mais également de participer à l'histoire du monde. être Français, c'est vivre ensemble ; c'est vivre par les autres et pour les autres. être Français, c'est être universel ou, tout au moins, vouloir l'être, au-delà des différences d'origines ou de religions. C'est, à l'image d'un Claude Lévi-Strauss, chercher ce qui caractérise l'humain derrière chaque langue, chaque pays, chaque région, chaque croyance ou chaque coutume. C'est rechercher ce qui unit, ce qui rassemble et non ce qui sépare. C'est apprendre à voir l'autre par le prisme des Lumières et de la vérité. C'est aussi savoir répondre aux appels lancés par sa conscience.
Être Français, c'est croire que la République est une aventure collective, qui se construit jour après jour, dans les victoires comme dans les épreuves, dans la prospérité comme dans la difficulté, dans la concorde comme dans les malentendus. Une aventure unique, inédite, car fondée sur une valeur - la laïcité - qui nous a été donnée en héritage et qui n'existe nulle part ailleurs. Une valeur qui plonge ses racines au plus profond de notre histoire et qui est le fruit de plusieurs siècles de maturation philosophique, de déchirements et de rassemblements, de guerre et d'aventures militaires parfois malheureuses.
En effet, si l'on se tourne vers les autres Nations en Europe et dans le reste du monde, on constate que parmi ce qui nous distingue, ce n'est ni la langue, ni la couleur de peau (mais quelle couleur en ces temps du métissage bienvenu ?), ni les origines géographiques, ni même la culture, mais cette notion si particulière de laïcité. Une notion qui se nourrit à la fois de respect, de tolérance et de distance critique. Une manière de vivre qui ne rejette rien si ce n'est l'obscurantisme, la violence ou l'aveuglement car la tolérance c'est d'abord de refuser l'intolérable et qui privilégie le libre-arbitre. Sans liberté de ne pas croire, il n'y a pas de foi véritable et sans la laïcité, notre devise nationale resterait en partie lettre morte. Elle en est la sève, le socle, la condition.
Ainsi, on ne peut pas parler en France d'identité nationale sans parler d'identité républicaine. Depuis les Lumières, la République et la Nation forment un tout cohérent, les deux visages d'une même réalité. L'identité républicaine est ce supplément d'âme qui permet d'arracher l'identité nationale aux seules considérations géographiques ou culturelles. C'est aussi celle qui nous permet de porter un regard sans cesse renouvelé sur le monde.

Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical
André Rossinot, président d'honneur du Parti Radical
Laurent Hénart, secrétaire général du Parti Radical
Serge Lepeltier, 1er vice-président délégué du Parti Radical
Arlette Fructus, secrétaire générale adjointe du Parti Radical
Michel Thiollière, secrétaire général adjoint du Parti Radical
13:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : borloo, identité nationale, point de vue
M. Sarkozy : "Respecter ceux qui arrivent, respecter ceux qui accueillent"
| 08.12.09 | 07h24 • Mis à jour le 08.12.09 | 10h45
Mais comment ne pas être stupéfait par la réaction que cette décision a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays ? Réactions excessives, parfois caricaturales, à l'égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d'une démocratie directe où le peuple a l'habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ?
Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. La référence au peuple, c'est déjà, pour certains, le commencement du populisme. Mais c'est en devenant sourd aux cris du peuple, indifférent à ses difficultés, à ses sentiments, à ses aspirations, que l'on nourrit le populisme. Ce mépris du peuple, car c'est une forme de mépris, finit toujours mal. Comment s'étonner du succès des extrêmes quand on ne prend pas en compte la souffrance des électeurs ?
Ce qui vient de se passer me rappelle comment fut accueilli le rejet de la Constitution européenne en 2005. Je me souviens des paroles parfois blessantes qui ont été proférées contre cette majorité de Français qui avait choisi de dire non. C'était opposer irréductiblement la France du oui à celle du non, ouvrir une fracture qui, si elle avait dû se creuser davantage, n'aurait jamais permis à la France de reprendre sa place en Europe.
Pour réconcilier la France du oui et celle du non, il fallait d'abord essayer de comprendre ce qu'avaient voulu exprimer les Français. Il fallait admettre que cette majorité ne s'était pas égarée, mais qu'elle avait, comme la majorité des Irlandais ou la majorité des Néerlandais, exprimé ce qu'elle ressentait et rejeté en toute connaissance de cause une Europe dont elle ne voulait plus parce qu'elle donnait le sentiment d'être de plus en plus indifférente aux aspirations des peuples.
Ne pouvant changer les peuples, il fallait changer d'Europe. La France du non a commencé à se réconcilier avec celle du oui à partir du moment où, au lieu de la juger, on a cherché à la comprendre. C'est alors que, dépassant ce qui la divisait, la France a pu prendre la tête du combat pour changer l'Europe.
RIEN NE SERAIT PIRE QUE LE DÉNI
Alors, au lieu de vilipender les Suisses parce que leur réponse ne nous plaît pas, mieux vaut nous interroger sur ce qu'elle révèle. Pourquoi en Suisse, pays qui a une longue tradition d'ouverture, d'hospitalité, de tolérance, un tel rejet peut-il s'exprimer avec tant de force ? Et que répondrait le peuple français à la même question ?
Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu'il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français. Rien ne serait pire que le déni. Rien ne serait pire que de ne pas regarder en face la réalité des sentiments, des préoccupations, des aspirations de tant d'Européens.
Comprenons bien d'abord que ce qui s'est passé n'a rien à voir avec la liberté de culte ou la liberté de conscience. Nul, pas plus en Suisse qu'ailleurs, ne songe à remettre en cause ces libertés fondamentales.
Les peuples d'Europe sont accueillants, sont tolérants, c'est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés. Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. La mondialisation contribue à aviver ce sentiment.
La mondialisation rend l'identité problématique parce que tout en elle concourt à l'ébranler, et elle en renforce en même temps le besoin parce que plus le monde est ouvert, plus la circulation et le brassage des idées, des hommes, des capitaux, des marchandises sont intenses, et plus on a besoin d'ancrage et de repères, plus on a besoin de sentir que l'on n'est pas seul au monde. Ce besoin d'appartenance, on peut y répondre par la tribu ou par la nation, par le communautarisme ou par la République.
L'identité nationale c'est l'antidote au tribalisme et au communautarisme. C'est pour cela que j'ai souhaité un grand débat sur l'identité nationale. Cette sourde menace que tant de gens dans nos vieilles nations européennes sentent, à tort ou à raison, peser sur leur identité, nous devons en parler tous ensemble de peur qu'à force d'être refoulé ce sentiment ne finisse par nourrir une terrible rancœur.
Les Suisses comme les Français savent que le changement est une nécessité. Leur longue histoire leur a appris que pour rester soi-même il faut accepter de changer. Comme les générations qui les ont précédés, ils savent que l'ouverture aux autres est un enrichissement. Nulle autre civilisation européenne n'a davantage pratiqué, tout au long de son histoire, le métissage des cultures qui est le contraire du communautarisme.
Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.
C'est de la part de celui qui accueille la reconnaissance de ce que l'autre peut lui apporter. C'est de la part de celui qui arrive le respect de ce qui était là avant lui. C'est de la part de celui qui accueille l'offre de partager son héritage, son histoire, sa civilisation, son art de vivre. C'est de la part de celui qui arrive la volonté de s'inscrire sans brutalité, comme naturellement, dans cette société qu'il va contribuer à transformer, dans cette histoire qu'il va désormais contribuer à écrire. La clé de cet enrichissement mutuel qu'est le métissage des idées, des pensées, des cultures, c'est une assimilation réussie.
SE GARDER DE TOUTE OSTENTATION
Respecter ceux qui arrivent, c'est leur permettre de prier dans des lieux de culte décents. On ne respecte pas les gens quand on les oblige à pratiquer leur religion dans des caves ou dans des hangars. Nous ne respectons pas nos propres valeurs en acceptant une telle situation. Car, une fois encore, la laïcité ce n'est pas le refus de toutes les religions, mais le respect de toutes les croyances. C'est un principe de neutralité, ce n'est pas un principe d'indifférence. Lorsque j'étais ministre de l'intérieur, j'ai créé le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour que la religion musulmane soit mise sur un pied d'égalité avec toutes les autres grandes religions.
Respecter ceux qui accueillent, c'est s'efforcer de ne pas les heurter, de ne pas les choquer, c'est en respecter les valeurs, les convictions, les lois, les traditions, et les faire – au moins en partie – siennes. C'est faire siennes l'égalité de l'homme et de la femme, la laïcité, la séparation du temporel et du spirituel.
Je m'adresse à mes compatriotes musulmans pour leur dire que je ferai tout pour qu'ils se sentent des citoyens comme les autres, jouissant des mêmes droits que tous les autres à vivre leur foi, à pratiquer leur religion avec la même liberté et la même dignité. Je combattrai toute forme de discrimination.
Mais je veux leur dire aussi que, dans notre pays, où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde, où les valeurs de la République sont partie intégrante de notre identité nationale, tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l'échec l'instauration si nécessaire d'un islam de France qui, sans rien renier de ce qui le fonde, aura su trouver en lui-même les voies par lesquelles il s'inclura sans heurt dans notre pacte social et notre pacte civique.
Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu'il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l'humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu'il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre.
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07.12.2009
Luc Chatel - Réforme du Lycée - Point Terminale S / Hist.Géo
L’histoire-géographie dans la réforme du lycée
La reconnaissance de l’histoire-géographie dans le tronc commun consacre cette discipline comme un pilier de notre système éducatif
Parce qu’il était inenvisageable d’alourdir l’emploi du temps des lycéens, parmi les plus chargés en Europe, la mise en place de ces innovations impliquait d’ajuster les horaires et les programmes des différentes matières.
C’est le cas de l’histoire-géographie qui fait désormais partie des disciplines fondamentales communes à tous les élèves des premières générales. Les élèves de 1ère suivront tous le même nombre d’heures et les mêmes programmes, pour l’apprentissage d’une culture commune et partagée. La réforme ne change rien pour les élèves des séries L et ES, elle ne concerne que la série S.
http://www.porte-parole.gouv.fr/2009/12/07/l%E2%80%99hist...
Luc Chatel - Réforme du Lycée - Point Terminale S / Hist.Géo
envoyé par Luc-Chatel. - L'actualité du moment en vidéo.
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La position des grands acteurs à Copenhague

Une usine près de Lyon. Crédits photo : AFP
FOCUS - Chaque pays arrive à la table des négociations du sommet sur le climat avec ses contraintes et ses objectifs. Le point sur la position des pays qui comptent.
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Il n'est pas aisé de comparer les diverses positions qui seront débattues à Copenhague lors du sommet sur le climat. Tous les pays n'ont pas adopté les mêmes points de repères ce qui brouille la lecture et la portée de leurs engagements. Pour fixer leurs objectifs de réductions d'émissions de gaz à effet de serre, certains ont choisi comme référence une année, mais pas forcément la même (1990, 2005, 2006…), d'autres des principes (intensité carbone (1), niveau «habituel» d'émission).
Cependant, au-delà de cette variété de critères, il est possible de distinguer deux grandes catégories qui vont s'opposer à Copenhague : les pays prêts à accepter des objectifs chiffrés et contraignants et les nations qui ne veulent pas être liées par des engagements inscrits dans le marbre. Le point sur les principales positions.
(1) quantité de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère pour chaque unité monétaire du revenu national.
LES PARTISANS D'OBJECTIFS CHIFFRES ET CONTRAIGNANTS
• L'Union européenne à 27, montrer l'exemple
PRETE A ACCEPTER :- de réduire ses émissions de 20 % en 2020 par rapport à 1990.
-de pousser l'objectif à 30 % si «un accord international ambitieux est trouvé en décembre » mais Bruxelles n'a pas donné plus de détails sur ses attentes en matière d' «ambition».
-d'aider les pays plus pauvres. L'UE estime que les besoins s'élèvent à une centaine de milliards d'euros par an à l'horizon 2020 et suggère d'octroyer une avance de cinq à sept milliards par an entre 2010 et 2012. Les 27 envisageraient une contribution immédiate comprise entre 0,5 et 2,1 milliards d'euros par an à compter de 2010. En échange, ils demandent aux pays en développement de contenir de 15 à 30% l'augmentation de leurs émissions de gaz à effet de serre.
• Les Etats-Unis, des objectifs modestes
PRETS A ACCEPTER : - une baisse de 17% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, par rapport à 2005. En choisissant 2005 et non 1990 comme date de référence, Washington se fixe des objectifs beaucoup moins élevés que l'Union européenne. Les émissions américaines ont cru entre 1990 et 2006 de 15%. Proposer de réduire de 17% le volume produit en 2005 revient pour les Etats-Unis à baisser seulement de moins de 4% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.
• Le Brésil, partisan d'un accord ambitieux
PRET A ACCEPTER : - une diminution pour 2020 de 20% de ses émissions par rapport aux niveaux de 2005. Le Brésil retrouverait un niveau d'émission équivalent à celui qu'il affichait en 1994.
- défend avec la France un texte commun pour obtenir à Copenhague une «réduction mondiale des émissions d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» , des objectifs ambitieux -sans qu'ils soient chiffrés cependant- à moyen terme pour les pays développés, et la création d'une Organisation mondiale de l'environnement.
• Le Japon, une exigence de réciprocité
PRET A ACCEPTER : - une réduction des émissions de 25 % d'ici à 2020 par rapport à 1990, à condition que d'autres pays prennent des engagements similaires. Tokyo n'a toutefois pas précisé ce qu'il entendait par «similaires» ni le nombre de pays nécéssaires à son ralliement.
• Le Canada traîne des pieds
PRET A ACCEPTER : une diminution de 20% des émissions d'ici à 2020 par rapport à 2006. En optant pour 2006 comme date de référence, le Canada ne s'astreint en réalité qu'à baisser de 3% ses émissions par rapport à 1990.
LES PAYS QUI REFUSENT DES ENGAGEMENTS CONTRAIGNANTS
• La Chine, priorité à la croissance
PRETE A ACCEPTER : - une réduction de son «intensité carbonique» (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005. Concrètement cela veut dire que l'économie chinoise continue de croître, ses émissions augmenteront toujours mais à un rythme plus lent. L'impact de cette promesse, qui dépend de la croissance des années à venir, est délicat à déterminer.
DEMANDE aux pays développés : - des aides substantielles pour les pays du Sud
- des objectifs plus ambitieux, 40% d'émissions en moins par rapport à 1990 à l'horizon 2020.
• L'Inde, ne pas freiner la croissance
ACCEPTE : - une réduction son «intensité carbonique» de 20 à 25% d'ici 2020 par rapport à 2005
-irait plus loin si Copenhague débouche sur un accord satisfaisant mais ne précise toutefois pas quels sont ses critères pour mettre davantage sur la table.
DEMANDE aux pays développés : une réduction de leurs émissions d'au moins 40% d'ici 2020, mais ce chiffre pourrait être négociable.
• L'Arabie Saoudite, défendre l'intérêt des pays pétroliers
DEMANDE : - des compensations pour les pays producteurs de pétrole, car la signature d'un accord à Copenhague fera sans doute chuter la consommation des énergies fossiles
-des transferts technologiques
-des promesses d'investissement de la part des pays développés.
-Défend l'usage des technologies permettant l'enfouissement et la capture de CO2 pour permettre de continuer à employer les énergies fossiles.
• L'Afrique, obtenir une aide financière
DEMANDE aux pays développés: - des compensations. Les pays africains dévoileront à Coipenhague le montant des aides recherchées mais selon des rumeurs, leur demande pourrait s'élever au minimum à une centaine de milliards de dollars par an d'ici 2020.
- des aides technologiques pour faire face au réchauffement et développer une économie préservant l'environnement
LES AMBIGUS
• La Russie, une baisse en trompe l'œil
PRETE A ACCEPTER : une réduction de 20 à 25% d'ici 2020 par rapport à 1990. Cet objectif permettra en réalité à Moscou d'augmenter ses émissions entre 2007 et 2020. En 2007, la Russie a déjà surpassé l'objectif qu'elle annoncera à Copenhague : ses émissions ont baissé de 33,9% par rapport à 1990 suite à l'effondrement économique qui a suivi la disparition de l'URSS. Atteindre -25% d'émissions en 2020 par rapport en 1990 équivaut à émettre de 13,5% de gaz en plus par rapport à 2007.
19:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague 2009
29.11.2009
Collecte nationale de la Banque Alimentaire

Vendredi 27 novembre et samedi 28 novembre 2009 ont eu lieu les journées de collecte nationale de la Banque Alimentaire en faveur des plus nécessiteux. À l'appel de Madame Florence Gerbal, Adjointe au Maire du VIIème de Paris – en charge des Associations; et de mon ami Thibault de Maäyer, je me suis rendu dans divers supermarchés pour aider à cette collecte.
Vendredi après-midi, je me suis rendu dans la chaine de magasin Ed, pour pouvoir apporter un peu d'entraide comme je le pouvais à la Banque Alimentaire. Avec Thibault de Maäyer et Camille Masson nous avons pu participer à la collecte et avoir un échange je dois dire positif avec les personnes venant acheter dans le magasin. Je dois avouer que donner de son temps et participer à une cause comme celle de la Banque Alimentaire ne vous laisse pas de marbre.
Samedi j'ai donné toute ma journée pour participer à la collecte, toujours sous l'égide de Thibault de Maäyer. Ceci entre le Casino du Boulevard de Vaugirard (75014) et le Franprix de la rue Saint Dominique (75007). Dans l'après-midi, nous avons été rejoins par Antoine de Jerphanion, Responsable des Jeunes UMP de Boulogne-Billancourt (92) et Vice-Président de l'UMP Lycées.
Le dernier week-end de novembre a lieu tout les ans cette collecte nationale en faveur de la Banque Alimentaire, où je dois dire que se dire qu'au XXIe siècle des gens sont encore dans le besoin m'attriste toujours un peu. L'espoir que la faim dans le monde touche à sa fin reste pour moi un idéal qui risque de durer encore un peu. Rendez-vous est prit pour la prochaine collecte nationale de novembre prochain.
Romain BONGIBAULT


16:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : banque alimentaire
28.11.2009
Les Jeunes populaires lancent les débats
Samedi 28 Novembre 2009
UMP. Soirées débats, journal, et sites Internet prévus par les militants
Près de deux cents personnes adhèrent au mouvement des Jeunes populaires dans les Pyrénées-Atlantiques. C'est ce qu'indiquent Guillaume Marmasse et Thomas Bernard, qui en ont été nommés responsables début septembre. Âgé de 29 ans, le premier travaille dans une association chargée du développement économique local, et le second, 19 ans, est étudiant en droit. Ouvert aux étudiants, lycéens et jeunes actifs, leur mouvement envisage d'animer chaque mois des « cafés-débats » sur Pau. Rencontres qui, expliquent-ils, permettraient d'engager un dialogue avec des personnes qui ne souhaitent pas forcément franchir les portes de la permanence de l'UMP, voire avec les jeunes représentants d'autres formations politiques.
Les Jeunes Populaires ont également l'intention de créer leur journal en Béarn et sur l'ensemble du département. Tout comme ils disposent d'un site Internet et d'une page sur Facebook.
22:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, jeunes pop, thomas bernard, guillaume marnasse, bearn, sud-ouest
24.11.2009
L'ambition nationale du Grand Paris, par Christian Blanc
| 23.11.09 | 18h51Le 23 novembre, j'ai présenté à l'Assemblée le projet de loi qui sera l'acte I du Grand Paris. La veille, l'exposition des projets des dix équipes d'architectes-urbanistes, chargées par le président de la République d'imaginer l'urbanisme de la future métropole, fermera ses portes ; elle aura permis à un peu plus de 205 000 visiteurs de rêver aux visages possibles d'une ville-monde post-Kyoto. Ce projet de loi ne signera pas le passage du rêve à une réalité affaiblissant notre ambition. Car si nous avons tous le même grand désir et la même grande ambition, nous sommes aussi tous conscients du temps et des rythmes nécessaires pour transformer nos rêves en réalité.
La genèse du Grand Paris est liée à la volonté de mettre la France en mouvement. Le 26 juin 2007, l'un des premiers signes forts du président nouvellement élu fut de dire son ambition de redonner à la région capitale l'élan qu'elle mérite et de garantir à Paris sa place parmi les villes-monde du XXIe siècle. Phare de croissance, d'attractivité, de culture, Paris l'est encore aujourd'hui, avec New York, Londres ou Tokyo. Mais l'Histoire nous a montré que les villes-mondes les plus florissantes pouvaient vite s'effacer de la scène. Déjà nous talonnent Shanghaï et Bombay. Demain, la capitale française sera-t-elle toujours ville-monde ? C'est là le défi du Grand Paris. Il suppose de ne pas céder à l'immobilisme, qui signifierait l'abandon d'un projet unique de développement prenant en compte les dimensions économique, sociale, urbanistique, culturelle et scientifique.
L'enjeu est décisif pour le pays tout entier. Pendant des décennies, la France a vécu imprégnée par l'image de Paris et du désert français, pour reprendre le titre du célèbre livre de Jean-François Gravier, paru en 1947. La prise de conscience de ce déséquilibre a certes permis une juste et profitable redistribution entre Paris et province et la création de métropoles régionales dynamiques, mais elle a aussi, en retour, engendré un déficit de dynamisme pour la région capitale. Or la globalisation nous apprend que la perte d'attractivité d'une ville-monde et le tassement de sa croissance par rapport à celle de ses concurrentes ne peut qu'être nuisible au reste du pays. Ainsi, sa croissance est essentielle à la croissance française, tant la synergie entre Paris et les métropoles régionales est grande. Aujourd'hui, l'enjeu n'est plus d'organiser une coupe de France franco-française, mais de remporter un championnat du monde.
Cette prise de conscience coïncide avec l'engagement international fort de la France pour mettre en œuvre les accords de Kyoto et imaginer les conditions concrètes d'un développement économique durable. La même nécessité se pose à toutes les grandes métropoles, mais chacune doit inventer ses propres réponses, en tenant compte de sa géographie, de son histoire, de son économie particulières. Comment le Grand Paris pourra-t-il faire face à un changement climatique ? Comment affronter les risques réels d'inondations hivernales et les problèmes de sécurité alimentaire ? Comment éviter l'asphyxie de la région capitale et limiter les gaz à effet de serre ? Comment vivre avec des ressources épuisables que nous devons utiliser avec vigilance et responsabilité ? Le récent rapport Stiglitz nous rappelle que la "soutenabilité" du développement est essentielle : il s'agit de concilier croissance et bien-être de la population, d'intégrer les facteurs d'évolutions possibles des ressources naturelles, du capital humain et social. D'où la nécessité de penser autrement la ville et la métropole de demain, de mettre l'homme au centre de nos projets, et de concilier, dans un humanisme moderne, les tensions inévitables entre la nécessité de croissance économique, les exigences environnementales et le mieux-vivre de ses habitants.
Le rôle du secrétariat d'Etat au développement de la région capitale, depuis sa création en 2008, est d'abord d'orientation stratégique. La méthode que j'ai adoptée à sa tête est celle qui a toujours été la mienne lors de mes précédentes missions en Nouvelle-Calédonie, à la tête d'Air France ou de la RATP : une approche pragmatique, une réticence envers les effets d'annonce prématurés, une préférence pour le travail de terrain, un refus des démarches cloisonnées et laisser émerger les projets. Cela n'a pas été toujours facile et j'ai constaté plus de rigidités et de conservatismes que je ne pouvais l'imaginer quand il s'agit de l'avenir du pays. Mais enfin, un mouvement a été créé, les élus ont commencé à s'approprier le projet et chacun veut désormais apporter sa pierre à l'édifice du Grand Paris. Je constate avec plaisir l'enthousiasme impatient, tant le désir est grand de le voir surgir, comme Bacchus de la cuisse de Jupiter. Mais qui pourrait croire que le Grand Paris se fera du jour au lendemain ? Il faut, quand on construit une maison, commencer par en bâtir les fondations.
Ces fondations, nous les avons préparées, en un an et demi de repérages au plus près du terrain. Nous avons cartographié les atouts de la région capitale, ses forces, ses faiblesses, ses scléroses. Nous avons mis au jour la formidable vitalité humaine et économique de ses territoires. Nous avons identifié des pôles lui permettant de lutter dans la course mondiale. Mais une fois émerveillés par ce potentiel, par où commencer pour le renforcer et lui permettre de donner toute sa mesure ?
La première évidence est qu'il ne faut pas reproduire les erreurs du passé, en commençant par imaginer des pôles de développement nouveaux pour ne se pencher qu'après sur la question des transports, et en tenant pour négligeable, et presque grossière, la question de la croissance.
Sans croissance, le Grand Paris restera lettre morte.
Sans croissance et sans désenclavement des territoires urbains aujourd'hui marginalisés, nous n'aurons que des utopies.
Sans croissance, il n'y aura pas d'expansion et de cohésion sociale, mais seulement une impuissance partagée. Le dynamisme économique du Grand Paris est un préalable aux effets bénéfiques sur la vie future des citoyens.
C'est pourquoi le projet de loi du Grand Paris pose comme première fondation un nouveau réseau de transport pour la région capitale, en cohérence avec des lieux de travail et de vie. L'Histoire est en effet là pour nous rappeler que les transports sont une question primordiale, et c'est avec la conscience de sa mission stratégique que l'Etat s'engage dans ce grand projet d'intérêt national, sans se dédire de ses engagements auprès de la région Ile-de-France pour le réseau régional dont elle est en charge. Le problème des déplacements dans la métropole de demain est crucial car il articule dimensions locale et mondiale. Si les sociétés modernes nous permettent en effet plus de mobilité, elles l'imposent aussi quotidiennement, tant aux voyageurs d'affaires, qui doivent traverser en un temps minimum la région parisienne, qu'aux millions de personnes dont le travail est éloigné du domicile, les horaires des transports parfois inadaptés aux rythmes décalés de travail et dont le temps passé dans les transports, ces dernières années, n'a pas cessé d'augmenter.
Aussi, quand j'entends ici ou là dire qu'il est décevant que le Grand Paris se résume à un réseau de métro, cela me rappelle les réserves a priori que j'entendais en lançant le projet de la ligne 14. Nous en reparlerons quand il aura commencé, dès 2017, à améliorer profondément les conditions de vie de ses futurs 3 millions de passagers quotidiens – soit autant que le réseau actuel saturé du métro. Long de 130 km, plus rapide et émettant moins de gaz à effet de serre, il sera historiquement le troisième type de transport parisien, après le métro et le RER. Tout en complétant le réseau existant, il permettra d'en finir avec un modèle encore largement radioconcentrique partant du centre de la capitale, alors que 70 % des trajets effectués dans la région le sont de banlieue à banlieue. Relié aux nouvelles portes de Paris que sont, dans notre monde globalisé, ses gares et ses aéroports, il va aussi permettre aux provinciaux, aux ultramarins et aux étrangers d'accéder plus confortablement et plus vite aux centres stratégiques, économiques, financiers, scientifiques, universitaires de la région capitale.
Quel sera son tracé exact ? Nous avons des ébauches, mais ce sont les citoyens qui, comme de l'emplacement des gares, en décideront lors du débat public ; après quoi tracé et gares seront fixés par décret du Conseil d'Etat.
L'autre enjeu du projet de loi est le pôle scientifique et technologique de Saclay, emblématique de ces formidables réserves de potentiels encore largement inexploités, et qui pourraient l'être mieux et plus globalement. 78 000 chercheurs vivant dans la région capitale font de l'innovation l'un des points forts de sa compétitivité. Saclay possède une concentration d'excellence unique en France et peut devenir une Silicon Valley française. Il faut rendre ce territoire plus attractif. Grâce au nouveau schéma de transport, il sera mieux relié au centre de Paris, aux aéroports et aux autres zones d'activité économique de la région capitale, de la France et du monde. Le propre des moteurs d'une ville-monde est en effet d'entretenir une dynamique mutuelle permanente. Nous devons aussi donner aux étudiants, aux chercheurs, aux entrepreneurs, aux créateurs de start-up la possibilité de bénéficier de conditions de vie, de travail, de rencontre qui leur soient favorables. Mais les espaces non urbanisés du territoire de Saclay verront aussi leur vocation naturelle – agricole, paysagère et forestière – protégée. Le souci d'un développement durable et responsable nous interdit l'étalement et le gaspillage d'un espace qui incarne pleinement l'histoire et la géographie exceptionnelles de ce berceau de la France.
Tels sont deux des premiers éléments du projet de loi, qui nous permettront de bâtir efficacement et rapidement le Grand Paris. Mais, lors de la construction de fondations, on ne cesse pas pour autant de dessiner plus précisément le bâtiment final. Autour des nouvelles gares, des contrats de projet de développement territorial pourront être signés entre l'Etat et les communes et intercommunalités, si celles-ci le souhaitent : ils définiront une politique urbaine originale. Parallèlement s'étofferont les pôles stratégiques selon la logique des clusters, ces groupes d'entreprises et d'institutions, proches géographiquement, reliées entre elles, complémentaires et partageant un même domaine de compétences. C'est en effet là l'unité de base d'un modèle économique adapté au XXIe siècle et à l'économie de l'innovation. Ces pôles s'appuieront sur les spécialisations économiques et géographiques, tout en conservant une approche diversifiée car il s'agit d'en faire des lieux de croissance et d'un art de vivre au XXIe siècle. Pour ne donner qu'un seul exemple, le pôle du Bourget deviendra une porte de Paris emblématique, à la fois marquée par la tradition aéronautique française et engagée dans son avenir. Ce sera une vitrine exemplaire du savoir-faire français en la matière, avec la reviviscence déjà perceptible de l'aéroport du Bourget, deuxième aéroport mondial, un nœud de transports important, une politique cohérente de formations aux diverses filières de l'aéronautique, de la recherche à la logistique, avec aussi un grand équipement culturel où se montreront la conquête de l'espace et les rêves qui l'ont toujours accompagnée, les ambitions techniques, aussi bien que spirituelles, de l'homme.
Le Bourget sera aussi un des territoires où, après une prise en considération méthodique de ses spécificités, pourront se réaliser certains projets des architectes-urbanistes. Après avoir, dans un premier temps, travaillé séparément, ils vont en effet désormais œuvrer en commun sur ce qui réunit leurs projets, à première vue si divers, mais porteurs d'intuitions communes. Je citerai celle qui me frappe le plus : comment redonner à la ville la totalité heureuse d'un corps vivant, là où, bien souvent, il n'y a qu'un corps urbain émietté ? Cela passe par la mixité fonctionnelle plutôt que le cloisonnement fonctionnaliste ; la réflexion sur le lien avec la nature dans la ville ; l'alternance de compacité et de porosité, et la question du logement, souvent inadéquat pour de très nombreux citoyens du Grand Paris, sans distinction géographique ni sociale.
Il faut donc encourager l'innovation des architectes-urbanistes, mais aussi aménager l'existant et l'adapter aux nouveaux modes de vie. Nous ne sommes plus au temps ni des travaux d'Haussmann ni des ambitions des villes-nouvelles. Il ne s'agit plus de tailler le tissu urbain à la hache ni de faire table rase de l'existant. Et heureusement. On ne va pas non plus créer des pôles ex nihilo. Sur le territoire de La Plaine-Saint-Denis, par exemple, il n'est pas question que le tissu urbain soit endommagé : l'Etat et les collectivités locales, en s'assurant la maîtrise foncière sur de larges territoires, vont de concert préserver ou créer des terrains favorables à la création et à la mixité ethnique et sociale.
Aujourd'hui, il faut imaginer comment construire de la ville sur la ville. Les architectes-urbanistes ont prôné avec raison des interventions permettant à la ville et à la nature de coexister et de se développer en bonne intelligence, et non au détriment l'une de l'autre. Ces interventions incitent à utiliser avec plus de responsabilité les ressources disponibles, à faire émerger des solutions alternatives, à améliorer les performances énergétiques des logements et à penser aux moyens que nous offre la nature elle-même pour nous protéger des risques écologiques, et éviter les inondations ou piéger le carbone. Elles relèvent la pertinence, pour le Grand Paris, du développement d'une agriculture urbaine de proximité à laquelle les Français sont de plus en plus attachés et qui est conforme à la vocation nourricière historique du Grand Paris. Leurs conceptions, sur certains points, sont-elles divergentes ? tant mieux : il ne doit pas y avoir un modèle unique et rigide, décidé une fois pour tous une fois pour toutes, mais plutôt une diversité de modèles adaptés à chaque territoire.
Le visage de la région capitale va changer : nous allons le changer tous ensemble. Les citoyens, de plus en plus associés aux choix qui seront ensuite pris par leurs représentants élus, vont être naturellement consultés. Pour le Grand Paris, cette consultation, dont la durée est garantie et respectée par le projet de loi, va potentiellement toucher 9 millions de personnes. Il est important qu'il y ait un souci d'efficacité dans les deux temps de la consultation du public puis de la décision par les représentants du peuple. C'est pourquoi une procédure adaptée et optimisée est proposée. Elle permettra d'accélérer les procédures, en les faisant passer de sept à trois ans. Il en va de la responsabilité historique de l'Etat d'être efficace et rapide pour apporter un nouvel élan à la région capitale.
Pour autant les collectivités territoriales resteront les acteurs essentiels de leur développement car elles pourront, si elles le souhaitent, signer avec l'Etat des contrats de développement territorial autour des gares. Les bénéfices de la valorisation foncière seront répartis lors de la signature de ces contrats entre elles et l'établissement public "Société du Grand Paris", qui assurera la maîtrise d'ouvrage du nouveau schéma de transport. Ils contribueront ainsi à financer des équipements collectifs et à rembourser l'emprunt à long terme. Nous avons retenu le modèle de financement qui fut celui du métro parisien. Le remboursement de l'emprunt contracté par nos prédécesseurs a couru pendant plus de soixante-dix ans, jusqu'en 1973. Nous rembourserons le nôtre en quarante ans.
Paris ne s'est pas fait en un jour ; de même, le Grand Paris est le défi d'une génération. Il nécessite énergie et ténacité. Il implique une vision qui passe d'abord par la recherche de la croissance et des réalisations concrètes, vitales, lui donnant à la fois une colonne vertébrale et de l'oxygène. S'occuper de transports, de recherche, d'innovation, refuser le décrochage de la région capitale et l'impuissance, imaginer aussi ce que peut être demain une capitale de l'art de vivre et de la créativité, c'est donner à Paris toute sa place comme ville-monde et à la France un nouveau souffle. C'est toute l'ambition du Grand Paris. Le vrai travail commence.
Christian Blanc
Secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier Ministre.
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23.11.2009
"Comment gérer une campagne électorale sur Internet?"

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19.11.2009
And the winner is…


Poser la question de ce que peut être l’Europe c’est donc se poser la question de l’identité européenne. Pour cela il s’agit d’entrevoir une réflexion largement inspiré par l’histoire et la philosophie pour répondre à ces questions contemporaines. Quelles sont les raisons historiques et culturelles qui peuvent conduire ces Etats à travailler sur des politiques communes. Savoir ce qui justifie ce vouloir vivre ensemble ?
Ne serait-ce pas une manière de progresser sur le questionnement de pourquoi les Etats en viennent à travailler ensemble ? Pour ma part le mot clef ici c’est identité. Qu’est-ce que c’est l’identité ? Ce qui me ramène à mon cours de « Grands problèmes de l’Europe contemporaine » dispensé par le Professeur Laquièze, à la Sorbonne Nouvelle – Paris III, nous donnant en exergue la notion de l’identité. Ceci à l’aide de l’ouvrage Vocabulaire philosophique de Lalande (P.U.F. collection Quadrige) :
*identité c’est le caractère de ce qui est unique quoique il est perçut, conçut, nommer de plusieurs manière différente. Ex : Lac Léman c’est la même chose que le Lac de Genève.
** identité c’est le caractère d’un individu ou d’un être assimilable à cet égard à un individu, quand on dit qu’il est le même à différents moment de son existence malgré les changements considérables qui peuvent y être apparus. Différence de traits, de caractères.
Identité ça rejoint l’idée de constante, de traits communs, de caractère commun alors que ça peut être à un être, il y a une identité de l’être en question. Peut être une nation, une civilisation, une société humaine. Ces traits communs impliquent qu’il faut aussi comprendre cette idée de traits communs spécifiques à d’autres. Différents d’autres identités au sens pluriel, il y a d’autres identités non européennes. On notera que le terme identité on le retrouve dans les traités européens fréquemment ; beaucoup plus que celui de souveraineté (idée de pouvoir de l’Etat) qui est un terme bannis.
Le Président Sarkozy a donc tout compris en menant une partie de sa campagne présidentielle et de créer son Ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Le débat lancé par Monsieur Besson le prouve une fois de plus : en 2009 la question de l’identité nationale est toujours à la une.
Il aura fallu du temps, je vous l’accorde, mais l’Union Européenne après pertes et fracas y est parvenu. Mais à quoi me demanderiez-vous ? Et bien à répondre à la fameuse question posée en 1970 par le Président Kissinger : «l’Europe ? Quel numéro de téléphone ? » ! En effet ce sera ce soir au cours d’un diner réunissant les vingt-sept chefs d’Etats que sera désigné le «duo» exécutif dessiné par le nouveau traité de Lisbonne. Le dîner qui réunit ce soir les dirigeants des Vingt-Sept risque de se prolonger tard, faute d’accord préalable.

Source : lefigaro.fr
C'est le sommet où l'Europe, enfin libérée des lourdeurs institutionnelles, va se choisir un visage, une voix et insuffler un peu d'air frais. D’abord la place du président du Conseil, véritable visage de l’Union Européenne. Mais peu à peu son autorité semble se rétrécir peu à peu que se rapproche l’heure du choix. L’Europe a toujours rêvée d’un vrai patron, les Vingt-Sept n’en restent pas moins soucieux de leur prérogatives. Le choix d’un secrétaire général semble se profiler dans un modèle onusien ; de facto le traité le privant du droit de vote.
à ce titre nous avons six concurrents officiels déclarés : Mesdames Lipponen et Robinson ainsi que Messieurs Blair ; Junker ; Balkenende et Verhofstadt. Sur ce sujet là, Tony Blair s'est laissé distancer, malgré les vivats de Londres.
La désignation du haut représentant, voix de l'Europe et de sa politique étrangère, est le second dilemme de la soirée. David Miliband, chef du Foreign Office, apparaissait comme le favori des Européens pour s'imposer comme l'alter ego d’Hillary Clinton, Sergueï Lavrov ou Wang Qishan. Mais c'était cette fois contre l'avis de Gordon Brown. Le rêve de l’Union Européenne d’avoir un grand patron est là, les Vingt Sept n’en restent pas moins soucieux de leurs prérogatives.
Un favori par défaut pour le poste de président, plusieurs challengers encore crédibles, l'incertitude autour du chef de la diplomatie… C'est la nervosité qui régnait à Bruxelles. Jusqu'à la dernière minute, les camps se sont comptés, avec d'un côté une réunion des socialistes à l'ambassade d'Autriche autour de Zapatero, Brown et Papandréou notamment, et de l'autre un entretien Merkel-Sarkozy-Rasmussen, officiellement pour parler du climat.
Le premier ministre belge, Herman von Rompuy, a tenu la corde jusqu’au bout. Homme du consensus, malgré son manque de visibilité sur la scène internationale, il a joué son grand atout : ne mécontenter personne. Membre d’un pays fondateur, catholique, intellectuel, modéré, atlantiste, il renvoie le souvenir perdu d'une coexistence paisible à une Belgique en plein déchirement. Le contraire de Tony Blair en quelque sorte. Dans ce cas il est vrai que le néerlandais Jan Peter Balkenende et le luxembourgeois Jean-Claude Juncker pouvaient se prévaloir de leur appartenance précieuse au Benelux. À son arrivée à Bruxelles, Angela Merkel a insisté sur la nécessité d'un «large consensus». Bruxelles, 21h08, la dépêche AFP tombe : Von Rompuy nommé Président de l’Union Européenne.
En ce qui concerne le choix du Haut représentant la question était tout aussi importante, telle que le prévoit le Traité de Lisbonne. En ce sens, pendant des semaines les marchandages sont allés bon train et lourds d’arrière-pensées. La tâche n’étant pas simple, du fait que si Paris et Berlin imposerait leur candidat pour la Présidence, Londres en ferait de même pour la candidature au poste de Haut représentant avec la Commissaire européenne britannique déléguée au Commerce, Catherine Ashton. Ce qui permet à cette dernière de devenir à 21h12, par dépêche AFP, la première Haut représentant de l’Union Européenne.
Maintenant que le triumvirat de Lisbonne (Président de l’UE ; Président du Conseil de l’Union Européenne ; Haut représentant) est réglé ce n’est pas pour autant que la complexité s’arrête pour autant. Là aussi, les négociations ont été serrées, d'autant plus que le Haut représentant sera le bras droit de José Manuel Barroso et qu'il devra être adoubé par le Parlement. Une fois dotée de ce duo, l'Union va devoir apprendre à fonctionner avec une direction à quatre têtes : le président du Conseil, le haut représentant, le président de la Commission et la présidence tournante. Pas sûr que cela suffise à faire contrepoids à l'Europe des États, qui a une nouvelle fois mené le jeu.
Romain BONGIBAULT
23:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ue, von rompuy, asher, sarkozy, merkel, blair

















