24.11.2009

L'ambition nationale du Grand Paris, par Christian Blanc

Le 23 novembre, j'ai présenté à l'Assemblée le projet de loi qui sera l'acte I du Grand Paris. La veille, l'exposition des projets des dix équipes d'architectes-urbanistes, chargées par le président de la République d'imaginer l'urbanisme de la future métropole, fermera ses portes ; elle aura permis à un peu plus de 205 000 visiteurs de rêver aux visages possibles d'une ville-monde post-Kyoto. Ce projet de loi ne signera pas le passage du rêve à une réalité affaiblissant notre ambition. Car si nous avons tous le même grand désir et la même grande ambition, nous sommes aussi tous conscients du temps et des rythmes nécessaires pour transformer nos rêves en réalité.

La genèse du Grand Paris est liée à la volonté de mettre la France en mouvement. Le 26 juin 2007, l'un des premiers signes forts du président nouvellement élu fut de dire son ambition de redonner à la région capitale l'élan qu'elle mérite et de garantir à Paris sa place parmi les villes-monde du XXIe siècle. Phare de croissance, d'attractivité, de culture, Paris l'est encore aujourd'hui, avec New York, Londres ou Tokyo. Mais l'Histoire nous a montré que les villes-mondes les plus florissantes pouvaient vite s'effacer de la scène. Déjà nous talonnent Shanghaï et Bombay. Demain, la capitale française sera-t-elle toujours ville-monde ? C'est là le défi du Grand Paris. Il suppose de ne pas céder à l'immobilisme, qui signifierait l'abandon d'un projet unique de développement prenant en compte les dimensions économique, sociale, urbanistique, culturelle et scientifique.

L'enjeu est décisif pour le pays tout entier. Pendant des décennies, la France a vécu imprégnée par l'image de Paris et du désert français, pour reprendre le titre du célèbre livre de Jean-François Gravier, paru en 1947. La prise de conscience de ce déséquilibre a certes permis une juste et profitable redistribution entre Paris et province et la création de métropoles régionales dynamiques, mais elle a aussi, en retour, engendré un déficit de dynamisme pour la région capitale. Or la globalisation nous apprend que la perte d'attractivité d'une ville-monde et le tassement de sa croissance par rapport à celle de ses concurrentes ne peut qu'être nuisible au reste du pays. Ainsi, sa croissance est essentielle à la croissance française, tant la synergie entre Paris et les métropoles régionales est grande. Aujourd'hui, l'enjeu n'est plus d'organiser une coupe de France franco-française, mais de remporter un championnat du monde.

Cette prise de conscience coïncide avec l'engagement international fort de la France pour mettre en œuvre les accords de Kyoto et imaginer les conditions concrètes d'un développement économique durable. La même nécessité se pose à toutes les grandes métropoles, mais chacune doit inventer ses propres réponses, en tenant compte de sa géographie, de son histoire, de son économie particulières. Comment le Grand Paris pourra-t-il faire face à un changement climatique ? Comment affronter les risques réels d'inondations hivernales et les problèmes de sécurité alimentaire ? Comment éviter l'asphyxie de la région capitale et limiter les gaz à effet de serre ? Comment vivre avec des ressources épuisables que nous devons utiliser avec vigilance et responsabilité ? Le récent rapport Stiglitz nous rappelle que la "soutenabilité" du développement est essentielle : il s'agit de concilier croissance et bien-être de la population, d'intégrer les facteurs d'évolutions possibles des ressources naturelles, du capital humain et social. D'où la nécessité de penser autrement la ville et la métropole de demain, de mettre l'homme au centre de nos projets, et de concilier, dans un humanisme moderne, les tensions inévitables entre la nécessité de croissance économique, les exigences environnementales et le mieux-vivre de ses habitants.

Le rôle du secrétariat d'Etat au développement de la région capitale, depuis sa création en 2008, est d'abord d'orientation stratégique. La méthode que j'ai adoptée à sa tête est celle qui a toujours été la mienne lors de mes précédentes missions en Nouvelle-Calédonie, à la tête d'Air France ou de la RATP : une approche pragmatique, une réticence envers les effets d'annonce prématurés, une préférence pour le travail de terrain, un refus des démarches cloisonnées et laisser émerger les projets. Cela n'a pas été toujours facile et j'ai constaté plus de rigidités et de conservatismes que je ne pouvais l'imaginer quand il s'agit de l'avenir du pays. Mais enfin, un mouvement a été créé, les élus ont commencé à s'approprier le projet et chacun veut désormais apporter sa pierre à l'édifice du Grand Paris. Je constate avec plaisir l'enthousiasme impatient, tant le désir est grand de le voir surgir, comme Bacchus de la cuisse de Jupiter. Mais qui pourrait croire que le Grand Paris se fera du jour au lendemain ? Il faut, quand on construit une maison, commencer par en bâtir les fondations.

Ces fondations, nous les avons préparées, en un an et demi de repérages au plus près du terrain. Nous avons cartographié les atouts de la région capitale, ses forces, ses faiblesses, ses scléroses. Nous avons mis au jour la formidable vitalité humaine et économique de ses territoires. Nous avons identifié des pôles lui permettant de lutter dans la course mondiale. Mais une fois émerveillés par ce potentiel, par où commencer pour le renforcer et lui permettre de donner toute sa mesure ?

La première évidence est qu'il ne faut pas reproduire les erreurs du passé, en commençant par imaginer des pôles de développement nouveaux pour ne se pencher qu'après sur la question des transports, et en tenant pour négligeable, et presque grossière, la question de la croissance.

Sans croissance, le Grand Paris restera lettre morte.

Sans croissance et sans désenclavement des territoires urbains aujourd'hui marginalisés, nous n'aurons que des utopies.

Sans croissance, il n'y aura pas d'expansion et de cohésion sociale, mais seulement une impuissance partagée. Le dynamisme économique du Grand Paris est un préalable aux effets bénéfiques sur la vie future des citoyens.

C'est pourquoi le projet de loi du Grand Paris pose comme première fondation un nouveau réseau de transport pour la région capitale, en cohérence avec des lieux de travail et de vie. L'Histoire est en effet là pour nous rappeler que les transports sont une question primordiale, et c'est avec la conscience de sa mission stratégique que l'Etat s'engage dans ce grand projet d'intérêt national, sans se dédire de ses engagements auprès de la région Ile-de-France pour le réseau régional dont elle est en charge. Le problème des déplacements dans la métropole de demain est crucial car il articule dimensions locale et mondiale. Si les sociétés modernes nous permettent en effet plus de mobilité, elles l'imposent aussi quotidiennement, tant aux voyageurs d'affaires, qui doivent traverser en un temps minimum la région parisienne, qu'aux millions de personnes dont le travail est éloigné du domicile, les horaires des transports parfois inadaptés aux rythmes décalés de travail et dont le temps passé dans les transports, ces dernières années, n'a pas cessé d'augmenter.

Aussi, quand j'entends ici ou là dire qu'il est décevant que le Grand Paris se résume à un réseau de métro, cela me rappelle les réserves a priori que j'entendais en lançant le projet de la ligne 14. Nous en reparlerons quand il aura commencé, dès 2017, à améliorer profondément les conditions de vie de ses futurs 3 millions de passagers quotidiens – soit autant que le réseau actuel saturé du métro. Long de 130 km, plus rapide et émettant moins de gaz à effet de serre, il sera historiquement le troisième type de transport parisien, après le métro et le RER. Tout en complétant le réseau existant, il permettra d'en finir avec un modèle encore largement radioconcentrique partant du centre de la capitale, alors que 70 % des trajets effectués dans la région le sont de banlieue à banlieue. Relié aux nouvelles portes de Paris que sont, dans notre monde globalisé, ses gares et ses aéroports, il va aussi permettre aux provinciaux, aux ultramarins et aux étrangers d'accéder plus confortablement et plus vite aux centres stratégiques, économiques, financiers, scientifiques, universitaires de la région capitale.

Quel sera son tracé exact ? Nous avons des ébauches, mais ce sont les citoyens qui, comme de l'emplacement des gares, en décideront lors du débat public ; après quoi tracé et gares seront fixés par décret du Conseil d'Etat.

L'autre enjeu du projet de loi est le pôle scientifique et technologique de Saclay, emblématique de ces formidables réserves de potentiels encore largement inexploités, et qui pourraient l'être mieux et plus globalement. 78 000 chercheurs vivant dans la région capitale font de l'innovation l'un des points forts de sa compétitivité. Saclay possède une concentration d'excellence unique en France et peut devenir une Silicon Valley française. Il faut rendre ce territoire plus attractif. Grâce au nouveau schéma de transport, il sera mieux relié au centre de Paris, aux aéroports et aux autres zones d'activité économique de la région capitale, de la France et du monde. Le propre des moteurs d'une ville-monde est en effet d'entretenir une dynamique mutuelle permanente. Nous devons aussi donner aux étudiants, aux chercheurs, aux entrepreneurs, aux créateurs de start-up la possibilité de bénéficier de conditions de vie, de travail, de rencontre qui leur soient favorables. Mais les espaces non urbanisés du territoire de Saclay verront aussi leur vocation naturelle – agricole, paysagère et forestière – protégée. Le souci d'un développement durable et responsable nous interdit l'étalement et le gaspillage d'un espace qui incarne pleinement l'histoire et la géographie exceptionnelles de ce berceau de la France.

Tels sont deux des premiers éléments du projet de loi, qui nous permettront de bâtir efficacement et rapidement le Grand Paris. Mais, lors de la construction de fondations, on ne cesse pas pour autant de dessiner plus précisément le bâtiment final. Autour des nouvelles gares, des contrats de projet de développement territorial pourront être signés entre l'Etat et les communes et intercommunalités, si celles-ci le souhaitent : ils définiront une politique urbaine originale. Parallèlement s'étofferont les pôles stratégiques selon la logique des clusters, ces groupes d'entreprises et d'institutions, proches géographiquement, reliées entre elles, complémentaires et partageant un même domaine de compétences. C'est en effet là l'unité de base d'un modèle économique adapté au XXIe siècle et à l'économie de l'innovation. Ces pôles s'appuieront sur les spécialisations économiques et géographiques, tout en conservant une approche diversifiée car il s'agit d'en faire des lieux de croissance et d'un art de vivre au XXIe siècle. Pour ne donner qu'un seul exemple, le pôle du Bourget deviendra une porte de Paris emblématique, à la fois marquée par la tradition aéronautique française et engagée dans son avenir. Ce sera une vitrine exemplaire du savoir-faire français en la matière, avec la reviviscence déjà perceptible de l'aéroport du Bourget, deuxième aéroport mondial, un nœud de transports important, une politique cohérente de formations aux diverses filières de l'aéronautique, de la recherche à la logistique, avec aussi un grand équipement culturel où se montreront la conquête de l'espace et les rêves qui l'ont toujours accompagnée, les ambitions techniques, aussi bien que spirituelles, de l'homme.

Le Bourget sera aussi un des territoires où, après une prise en considération méthodique de ses spécificités, pourront se réaliser certains projets des architectes-urbanistes. Après avoir, dans un premier temps, travaillé séparément, ils vont en effet désormais œuvrer en commun sur ce qui réunit leurs projets, à première vue si divers, mais porteurs d'intuitions communes. Je citerai celle qui me frappe le plus : comment redonner à la ville la totalité heureuse d'un corps vivant, là où, bien souvent, il n'y a qu'un corps urbain émietté ? Cela passe par la mixité fonctionnelle plutôt que le cloisonnement fonctionnaliste ; la réflexion sur le lien avec la nature dans la ville ; l'alternance de compacité et de porosité, et la question du logement, souvent inadéquat pour de très nombreux citoyens du Grand Paris, sans distinction géographique ni sociale.

Il faut donc encourager l'innovation des architectes-urbanistes, mais aussi aménager l'existant et l'adapter aux nouveaux modes de vie. Nous ne sommes plus au temps ni des travaux d'Haussmann ni des ambitions des villes-nouvelles. Il ne s'agit plus de tailler le tissu urbain à la hache ni de faire table rase de l'existant. Et heureusement. On ne va pas non plus créer des pôles ex nihilo. Sur le territoire de La Plaine-Saint-Denis, par exemple, il n'est pas question que le tissu urbain soit endommagé : l'Etat et les collectivités locales, en s'assurant la maîtrise foncière sur de larges territoires, vont de concert préserver ou créer des terrains favorables à la création et à la mixité ethnique et sociale.

Aujourd'hui, il faut imaginer comment construire de la ville sur la ville. Les architectes-urbanistes ont prôné avec raison des interventions permettant à la ville et à la nature de coexister et de se développer en bonne intelligence, et non au détriment l'une de l'autre. Ces interventions incitent à utiliser avec plus de responsabilité les ressources disponibles, à faire émerger des solutions alternatives, à améliorer les performances énergétiques des logements et à penser aux moyens que nous offre la nature elle-même pour nous protéger des risques écologiques, et éviter les inondations ou piéger le carbone. Elles relèvent la pertinence, pour le Grand Paris, du développement d'une agriculture urbaine de proximité à laquelle les Français sont de plus en plus attachés et qui est conforme à la vocation nourricière historique du Grand Paris. Leurs conceptions, sur certains points, sont-elles divergentes ? tant mieux : il ne doit pas y avoir un modèle unique et rigide, décidé une fois pour tous une fois pour toutes, mais plutôt une diversité de modèles adaptés à chaque territoire.

Le visage de la région capitale va changer : nous allons le changer tous ensemble. Les citoyens, de plus en plus associés aux choix qui seront ensuite pris par leurs représentants élus, vont être naturellement consultés. Pour le Grand Paris, cette consultation, dont la durée est garantie et respectée par le projet de loi, va potentiellement toucher 9 millions de personnes. Il est important qu'il y ait un souci d'efficacité dans les deux temps de la consultation du public puis de la décision par les représentants du peuple. C'est pourquoi une procédure adaptée et optimisée est proposée. Elle permettra d'accélérer les procédures, en les faisant passer de sept à trois ans. Il en va de la responsabilité historique de l'Etat d'être efficace et rapide pour apporter un nouvel élan à la région capitale.

Pour autant les collectivités territoriales resteront les acteurs essentiels de leur développement car elles pourront, si elles le souhaitent, signer avec l'Etat des contrats de développement territorial autour des gares. Les bénéfices de la valorisation foncière seront répartis lors de la signature de ces contrats entre elles et l'établissement public "Société du Grand Paris", qui assurera la maîtrise d'ouvrage du nouveau schéma de transport. Ils contribueront ainsi à financer des équipements collectifs et à rembourser l'emprunt à long terme. Nous avons retenu le modèle de financement qui fut celui du métro parisien. Le remboursement de l'emprunt contracté par nos prédécesseurs a couru pendant plus de soixante-dix ans, jusqu'en 1973. Nous rembourserons le nôtre en quarante ans.

Paris ne s'est pas fait en un jour ; de même, le Grand Paris est le défi d'une génération. Il nécessite énergie et ténacité. Il implique une vision qui passe d'abord par la recherche de la croissance et des réalisations concrètes, vitales, lui donnant à la fois une colonne vertébrale et de l'oxygène. S'occuper de transports, de recherche, d'innovation, refuser le décrochage de la région capitale et l'impuissance, imaginer aussi ce que peut être demain une capitale de l'art de vivre et de la créativité, c'est donner à Paris toute sa place comme ville-monde et à la France un nouveau souffle. C'est toute l'ambition du Grand Paris. Le vrai travail commence.

h_9_ill_1249831_0262_cris.jpgChristian Blanc

Secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier Ministre.

23.11.2009

"Comment gérer une campagne électorale sur Internet?"

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19.11.2009

And the winner is…

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Poser la question de ce que peut être l’Europe c’est donc se poser la question de l’identité européenne. Pour cela il s’agit d’entrevoir une réflexion largement inspiré par l’histoire et la philosophie pour répondre à ces questions contemporaines. Quelles sont les raisons historiques et culturelles qui peuvent conduire ces Etats à travailler sur des politiques communes. Savoir ce qui justifie ce vouloir vivre ensemble ?

Ne serait-ce pas une manière de progresser sur le questionnement de pourquoi les Etats en viennent à travailler ensemble ? Pour ma part le mot clef ici c’est identité. Qu’est-ce que c’est l’identité ? Ce qui me ramène à mon cours de « Grands problèmes de l’Europe contemporaine » dispensé par le Professeur Laquièze, à la Sorbonne Nouvelle – Paris III, nous donnant en exergue la notion de l’identité. Ceci à l’aide de l’ouvrage Vocabulaire philosophique de Lalande (P.U.F. collection Quadrige) :

*identité c’est le caractère de ce qui est unique quoique il est perçut, conçut, nommer de plusieurs manière différente. Ex : Lac Léman c’est la même chose que le Lac de Genève.

** identité c’est le caractère d’un individu ou d’un être assimilable à cet égard à un individu, quand on dit qu’il est le même à différents moment de son existence malgré les changements considérables qui peuvent y être apparus. Différence de traits, de caractères.

Identité ça rejoint l’idée de constante, de traits communs, de caractère commun alors que ça peut être à un être, il y a une identité de l’être en question. Peut être une nation, une civilisation, une société humaine. Ces traits communs impliquent qu’il faut aussi comprendre cette idée de traits communs spécifiques à d’autres. Différents d’autres identités au sens pluriel, il y a d’autres identités non européennes. On notera que le terme identité on le retrouve dans les traités européens fréquemment ; beaucoup plus que celui de souveraineté (idée de pouvoir de l’Etat) qui est un terme bannis.

Le Président Sarkozy a donc tout compris en menant une partie de sa campagne présidentielle et de créer son Ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Le débat lancé par Monsieur Besson le prouve une fois de plus : en 2009 la question de l’identité nationale est toujours à la une.

Il aura fallu du temps, je vous l’accorde, mais l’Union Européenne après pertes et fracas y est parvenu. Mais à quoi me demanderiez-vous ? Et bien à répondre à la fameuse question posée en 1970 par le Président Kissinger : «l’Europe ? Quel numéro de téléphone ? » ! En effet ce sera ce soir au cours d’un diner réunissant les vingt-sept chefs d’Etats que sera désigné le «duo» exécutif dessiné par le nouveau traité de Lisbonne. Le dîner qui réunit ce soir les dirigeants des Vingt-Sept risque de se prolonger tard, faute d’accord préalable.

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Source : lefigaro.fr

C'est le sommet où l'Europe, enfin libérée des lourdeurs institutionnelles, va se choisir un visage, une voix et insuffler un peu d'air frais. D’abord la place du président du Conseil, véritable visage de l’Union Européenne. Mais peu à peu son autorité semble se rétrécir peu à peu que se rapproche l’heure du choix. L’Europe a toujours rêvée d’un vrai patron, les Vingt-Sept n’en restent pas moins soucieux de leur prérogatives. Le choix d’un secrétaire général semble se profiler dans un modèle onusien ; de facto le traité le privant du droit de vote. à ce titre nous avons six concurrents officiels déclarés : Mesdames Lipponen et Robinson ainsi que Messieurs Blair ; Junker ; Balkenende et Verhofstadt. Sur ce sujet là, Tony Blair s'est laissé distancer, malgré les vivats de Londres.

La désignation du haut représentant, voix de l'Europe et de sa politique étrangère, est le second dilemme de la soirée. David Miliband, chef du Foreign Office, apparaissait comme le favori des Européens pour s'imposer comme l'alter ego d’Hillary Clinton, Sergueï Lavrov ou Wang Qishan. Mais c'était cette fois contre l'avis de Gordon Brown. Le rêve de l’Union Européenne d’avoir un grand patron est là, les Vingt Sept n’en restent pas moins soucieux de leurs prérogatives.

Un favori par défaut pour le poste de président, plusieurs challengers encore crédibles, l'incertitude autour du chef de la diplomatie… C'est la nervosité qui régnait à Bruxelles. Jusqu'à la dernière minute, les camps se sont comptés, avec d'un côté une réunion des socialistes à l'ambassade d'Autriche autour de Zapatero, Brown et Papandréou notamment, et de l'autre un entretien Merkel-Sarkozy-Rasmussen, officiellement pour parler du climat.

Le premier ministre belge, Herman von Rompuy, a tenu la corde jusqu’au bout. Homme du consensus, malgré son manque de visibilité sur la scène internationale, il a joué son grand atout : ne mécontenter personne. Membre d’un pays fondateur, catholique, intellectuel, modéré, atlantiste, il renvoie le souvenir perdu d'une coexistence paisible à une Belgique en plein déchirement. Le contraire de Tony Blair en quelque sorte. Dans ce cas il est vrai que le néerlandais Jan Peter Balkenende et le luxembourgeois Jean-Claude Juncker pouvaient se prévaloir de leur appartenance précieuse au Benelux. À son arrivée à Bruxelles, Angela Merkel a insisté sur la nécessité d'un «large consensus». Bruxelles, 21h08, la dépêche AFP tombe : Von Rompuy nommé Président de l’Union Européenne.

En ce qui concerne le choix du Haut représentant la question était tout aussi importante, telle que le prévoit le Traité de Lisbonne. En ce sens, pendant des semaines les marchandages sont allés bon train et lourds d’arrière-pensées. La tâche n’étant pas simple, du fait que si Paris et Berlin imposerait leur candidat pour la Présidence, Londres en ferait de même pour la candidature au poste de Haut représentant avec la Commissaire européenne britannique déléguée au Commerce, Catherine Ashton. Ce qui permet à cette dernière de devenir à 21h12, par dépêche AFP, la première Haut représentant de l’Union Européenne.

Maintenant que le triumvirat de Lisbonne (Président de l’UE ; Président du Conseil de l’Union Européenne ; Haut représentant) est réglé ce n’est pas pour autant que la complexité s’arrête pour autant.  Là aussi, les négociations ont été serrées, d'autant plus que le Haut représentant sera le bras droit de José Manuel Barroso et qu'il devra être adoubé par le Parlement. Une fois dotée de ce duo, l'Union va devoir apprendre à fonctionner avec une direction à quatre têtes : le président du Conseil, le haut représentant, le président de la Commission et la présidence tournante. Pas sûr que cela suffise à faire contrepoids à l'Europe des États, qui a une nouvelle fois mené le jeu.

Romain BONGIBAULT

17.11.2009

Lagarde désignée meilleure ministre des Finances

logo.gifG.Puech 17/11/2009 | Mise à jour : 12:04 |

Christine Lagarde, ministre des finances (Crédit photo: Bouchon/Le Figaro)
Christine Lagarde, ministre des finances (Crédit photo: Bouchon/Le Figaro)

Le Financial Times, qui établit chaque année un classement des meilleurs ministres des Finances de la zone euro, a placé cette année la Française à la première place.

Que ce soit pour ses «performances sur la scène internationale sur la régulation et l'avenir du secteur bancaire» ou pour la «résistance de l'économie française» face à la crise, Christine Lagarde a été désignée par un jury réuni pour le Financial Times meilleure ministre des finances de la zone euro.

Le journal londonien a affirmé qu'en cette année de crise économique et financière mondiale, les ministres des finances «devaient se débarrasser des concepts habituellement utilisés et d'improviser une politique nouvelle alors que l'Europe faisait face à la pire crise connue depuis la Seconde guerre mondiale». Avec une année qui s'est avérée «épique» en termes d'événements économiques, ce trophée reflète ainsi «les performances réalisées durant ces 12 mois», selon le Financial Times.

Marco Annunziata, chef économiste chez l'italien Unicredit faisant partie du jury, souligne le rôle joué par Christine Lagarde dans le «management de la crise au niveau international, faisant preuve d'une forte détermination afin d'offrir une réponse coordonnée». Jacques Delpha, membre du Conseil d'Analyse Economique et autre membre du jury, a cependant critiqué la ministre française, regrettant qu'elle ait été «incapable de proposer un engagement crédible afin de restaurer l'équilibre de la balance fiscale».

De manière générale, Michael Heise, chef économiste chez l'assureur allemand Allianz, affirme que les ministres européens des finances ont réalisé «une belle performance dans un contexte de crise sans précédent» et que «leur action conjointe a permis de ne pas revivre la Grande Dépression».

Le ministre des finances allemand Peer Steinbrück et son homologue belge Didier Reynders prennent la seconde et la troisième place du podium.

15.11.2009

20 ans … et l’identité nationale dans tout ça ?

Avec les événements de ces derniers jours, je me permets de revenir vers vous chers lecteurs assidus de mon blog pour donner mon avis sur deux choses qui me tienne à cœur. La place de la jeunesse dans la société actuelle et l’identité nationale, seront les deux thèmes abordés ici. Ceci évoque bien sur dans un premier temps l’élan de liberté qu’a pu susciter il y a vingt ans la chute du Mur de Berlin, et dans un deuxième temps la notion de qu’est-ce qu’être français en 2009 qui est à étudier.

Me souvenir ce que je faisais le 09 novembre 1989 serait mentir vue que j’étais âgé seulement de cinq ans. Mais une chose est sur c’est que c’est un moment fort pour l’unité allemande, pour l’Europe, et pour le monde entier ce qui c’est produit pendant cette nuit de novembre. Le Mur de la honte construit en une nuit 27 années plus tôt, qui sépara en deux le pays tout entier et laissa des traces indélébiles dans le pays. La RFA et la RDA marquant à jamais la séparation Est – Ouest et la marque de la Guerre Froide sur l’Europe. C’est pourquoi il ne faut guère oublier les murs encore existant aujourd’hui comme celui qui il y a entre les Territoires Palestiniens et Israël ou entre le Mexique et les Etats-Unis d’Amérique.

La polémique a enflée des suites d’une photographie prise à Berlin en novembre 1989 où l’on voit notre Président Sarkozy présent sur le Mur de Berlin. Pour ma part le débat n’a pas lieu d’être de savoir si la photographie a été prise le 09 ; le 10 ou même le 11 novembre au soir. L’importance pour moi restera l’impact fort de cette image et la présence de la droite française et du RPR de l’époque à Berlin. Messieurs Sarkozy, Fillon, Juppé y étaient ! Mais où étaient Messieurs Mitterrand, Dumas, et tout le Parti Socialiste au pouvoir à l’époque ?

C’est pourquoi je voudrais également revenir un instant sur une autre date symbolique pour l’Europe et notamment pour la relation franco – allemande : le 11 novembre. Au sorti de la Première Guerre Mondiale, cette date de l’armistice franco-allemand, marque l’unité des nations et l’amitié des peuples après les horreurs de la guerre. La réconciliation entre De Gaulle et Adenauer, puis Mitterrand-Kohl, Chirac-Schröder, est désormais assurée avec le couple Sarkozy-Merkel. D’où l’émouvante cérémonie qui c’est tenu mercredi dernier à l’Arc de Triomphe en présence du Président de la République Française et de la Chancelière Allemande.

En ce qui concerne l’identité nationale je voudrais apporter mon éclairage au débat du fait des diverses expériences que j’ai pu vivre au cours de ce quart de siècle. D’abord par mon héritage du fait que mon père est français, ma mère italienne et que je sois né en Suisse. Vous me direz rien d’anormal jusque là ; je ne suis pas le premier et dans un monde globalisé comme celui d’aujourd’hui rien d’anormal à cela. Mais en faite tout ce complique lorsque vous vous présenter à l’antenne de police de votre Mairie pour faire votre carte nationale d’identité ! C’est pour cela que je me pose la question de l’identité nationale au fond de moi afin de savoir ce qu’elle peut être.

Pour cela doit-on se baser sur la question de la culture, de la religion, des apports des différents peuples qui nous ont forgés ? Ou devons-nous plutôt commencer le débat sur le fait de savoir ce que c’est que d’être français aujourd’hui en France en 2009 ?

C’est donc ce débat que j’aimerais avoir avec toi cher lecteur assidu ! Je suis ouvert à tout commentaire sur cette article ; dans la limite bien sur des propos tenues qui doivent rester correct sous peine d’être effacé. Alors à vos stylos !

 

P2210239.JPGRomain BONGIBAULT

14.11.2009

Scènes de pillage dans le VIIe arrondissement : Rachida DATI dénonce une provocation irresponsable et inacceptable




Paris - 14 novembre 2009 . Rachida Dati, député européen et maire UMP du 7e arrondissement de Paris, a demandé aujourd’hui au maire de Paris, Bertrand Delanoë, de "porter plainte" contre la société qui a tenté de distribuer de l’argent dans la rue, près de la Tour Eiffel.

Cette société -Rentabiliweb- a dû renoncer à son projet pour des raisons de sécurité alors que 5.000 personnes s’étaient massées sur les lieux, selon la police. Dans un communiqué, Rachida Dati "condamne une provocation irresponsable et inacceptable et demande des poursuites judiciaires".

"Choquée", le maire du VIIe "condamne sévèrement les agissements des casseurs qui se sont attaqués aux forces de l’ordre et ont saccagé des véhicules". Rachida Dati "demande au maire de Paris de prendre ses responsabilités et de porter plainte contre la société organisatrice, responsable de ces débordements de violence inacceptables".

© AFP 2009

13.11.2009

Gillo 90 : hommage à Gillo Pontecorvo

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Chers Amis,

J'ai le plaisir de vous présenter nos prochaines rencontres consacrées au cinéma italien :

Gillo 90 : hommage à Gillo Pontecorvo (le 20 novembre à partir de 18h)

Pour son travail cinématographique et pour son engagement, Gillo Pontecorvo a été l'un des intellectuels les plus marquants du monde culturel italien de la deuxième moitié du XXe siècle. Son chef-d'œuvre La bataille d'Alger (1966), Lion d'or à Venise, frappé de censure en France et interdit de visa d'exploitation jusqu'en 1971, raconte la résistance algérienne seulement 4 ans après la fin de la guerre d'Algérie, alors que la censure exercée au cinéma est encore vivace.

L'Institut culturel italien rend hommage au metteur en scène avec une rencontres avec les amis qui ont aimé et travaillé avec Gillo : Costa-Gavras, réalisateur et président de la Cinémathèque française, Michel Ciment, directeur de la revue Positif, Irene Bignardi, critique cinématographique, Jean A. Gili, historien du cinéma, Serge Toubiana directeur général de la Cinémathèque française, Picci Pontecorvo, présidente de la Fondazione Pontecorvo.

vendredi 20 novembre

à 18h00 : rencontre

à suivre : projection 'Ritorno ad Algeri' de Gillo Pontecorvo (1992, 80', vosfr, inédit en France)

De La Dolce Vita à Il Divo : nouveaux horizons pour les coproductions cinématographiques

le 23 novembre à 10h30

Table ronde animée par Jean A. Gili délégué artistique du Festival de cinéma italien d'Annecy, Gaetano Blandini, directeur général pour le Cinéma - Ministero per i Beni e le Attività Culturali, Francesco Gesualdi, président de la Fondazione Lazio per l'Audiovisivo, Gilles Jacob, président du Festival de Cannes, Stefania Sandrelli, actrice et réalisatrice.


Réservations 01 44 39 49 39

Nous vous attendons nombreux ! Con viva cordialità,

Rossana Rummo

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Partenariats

En collaboration avec la Roma Lazio Film Commission, le Ministero per i Beni e le Attività Culturali - Direzione Cinema, l'Accademia del Cinema italiano - Premio David di Donatello, le Centro Sperimentale di Cinematografia, la Cinémathèque française et le Cinéma Balzac, l'Institut culturel italien vous propose de découvrir en avant-première les films italiens du Festival International de Rome 2009.

Les projections se dérouleront les mardi 24 et mercredi 25 novembre d'après le calendrier ci-bas au Cinéma Le Balzac (1, rue Balzac 75008 Paris).

Offre pour le public de l'Istituto Italiano di Cultura : 120 places gratuites par séance à retirer directement au cinéma en se munissant de cette newsletter.
Aucune réservation ne sera prise en compte.


Programmation RomeCinéma au Cinéma Le Balzac

Sélection de films italiens présentés au Festival de Rome 2009

Mardi 24 novembre 2009

14h      Alza la testa de Alessandro Angelini (84', vostf)

15h40 L'uomo che verrà de Giorgio Diritti (117', vostf)

18h      Viola di madre de Donatella Maiorca (105', vostf)

20h            Christine Cristina de Stefania Sandrelli (92', vostf)

21h55  Oggi sposi de Luca Luciani (118', vostf)

Mercredi 25 novembre 2009

14h      Viola di madre de Donatella Maiorca (105', vostf)

16h            Christine Cristina de Stefania Sandrelli (92', vostf)

17h50  Oggi sposi de Luca Luciani (118', vostf)

20h15  Alza la testa de Alessandro Angelini (84', vostf)

21h55 L'uomo che verrà de Giorgio Diritti (117', vostf)

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L'exposition Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise est ouverte au musée du Louvre jusqu'au 4 janvier 2010.

L'exposition entend faire le point sur la peinture vénitienne dans la seconde moitié du XVIe siècle, époque au cours de laquelle les artistes de la lagune opèrent une synthèse unique adaptant le maniérisme de l'Italie centrale à leur vision naturaliste du monde. A travers un choix de thèmes communs particulièrement chers aux Vénitiens du « siècle d'or », seront confrontées les créations des trois principaux  peintres de Venise jusqu'à la fin du siècle.

Musée du Louvre Hall Napoléon, sous la pyramide.

Ouverture tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h et jusqu'à 20 h le samedi.
Nocturnes jusqu'à 22 h les mercredis et vendredis.
Fermeture anticipée à 17h le 31 décembre 2009. Fermeture le 1er janvier 2010.

http://www.louvre.fr/llv/exposition/detail_exposition.jsp


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12.11.2009

Les ateliers de la jeunesse

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UMP CAMPUS.jpgAvec l’impulsion voulue par l’UMP Facs et la force de proposition des Jeunes Populaires, Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat en charge de l’emploi, a apporté son parrainage à l’opération. Avec la riposte amenée par la « grande gueule » Sophie de Menthon, la richesse du débat sur l’entreprenariat est ouverte.

Pour donner plus de corpus à ce débat, la jeunesse était représentée par l’intermédiaire de Camille Bedin et Benjamin Lancar, respectivement Déléguée Nationale à la vie étudiante des Jeunes Populaires et Président des Jeunes Populaires. Le constat après deux ans et demi d’action du Président de la République doit être fait sur les mesures prisent sur le couple liberté-responsabilité. C’est pourquoi les Jeunes Populaires vont aller dans des endroits où l’on ne les attend pas et relancer la dynamique de l’entreprenariat dans ces lieux symboliques. Un livre jeune sera alors mis en place et distribué à travers toute la France.

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C’est ainsi qu’Emmanuel Gay, Directeur du Pôle études des Jeunes Populaires, a remit une clef USB de l’avenir au Ministre, dans laquelle se trouve un livre blanc fort de douze propositions. La toute première, partant du principe de faire confiance à la jeunesse, notamment bien sur en ce qui concerne les stages et leurs rémunérations. La base de payer le jeune cinquante pour cent du SMIC au départ puis de l’augmenter de dix pour cent tout les mois pour arriver au bout de six mois à un salaire équivalent au SMIC. L’autre proposition innovatrice serait de lancer des associations dans les lycées et de les généraliser. De ce fait que les entrepreneurs puissent venir dans les lycées ; de ce fait l’entreprise c’est la vie, l’entreprise c’est l’avenir.

Laurent Wauquiez a toujours été présent pour les Jeunes Populaires et au sein de son ministère a toujours mis en œuvre l’emploi des jeunes comme une priorité. On ne doit pas oublier la génération de demain pour la préparer à prendre la relève. C’est pourquoi il est important de faire confiance, de la préparer et de transmettre le savoir que l’on a pu acquérir. Le complément doit être apporté pour dissoudre le discours que l’on entend sur la jeunesse. En premier lieu celui de l’UNEF, qui amène tout de suite une touche misérabiliste, forte symbiose négative à l’égard de la jeunesse. Tandis qu’il faut savoir que la jeunesse est un réservoir d’énergie très vite oublié par la société.

Il faut se battre contre les discours adressés aux étudiants car si on laisse croire aux jeunes qu’ils vont tous finir comme employés dans les collectivités locales. Il faut mettre en place l’initiative et la créativité comme valeurs défendues par la France. En un mot : place à l’initiative de l’audace !

Romain BONGIBAULT

11.11.2009

Valérie Pécresse réaffirme la sanctuarisation des moyens des IUT pour 2010

Reçus par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, mardi 10 novembre, la délégation de l’Association des directeurs des instituts universitaires de technologie, conduite par son président Jean-François Mazoin, aura eu le plaisir d’entendre Valérie Pécresse renouveler son attachement aux IUT et son souhait de les voir se développer.

"Les IUT sont un des piliers de notre système d’enseignement supérieur. Ils sont une filière de réussite et cette réussite doit être préservée. L’Etat en sera le garant", a expliqué la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

La ministre a réaffirmé la sanctuarisation de leurs moyens pour 2010 et a souligné l’importance de la toute nouvelle circulaire financière qui définit le périmètre du budget propre des IUT. Il leur confère notamment la maîtrise de leurs heures complémentaires et contractuelles ainsi que la garantie de conserver l’intégralité de leurs ressources propres, produit de la taxe professionnelle notamment. Les recteurs seront chargés de suivre la bonne application de la circulaire.

Il n’est pas certain que ces assurances aient dissipé toutes les inquiétudes. Mardi après-midi, d'après Jean-François Mazoin, 600 personnels de direction et d'encadrement ont manifesté devant l'Assemblée nationale et le Sénat. Les directeurs d’IUT se prononceront, vendredi 13 novembre, lors de leur assemblée générale. D’ores et déjà, certains, sans nier les avancées découlant des propositions de la ministre, se posent des questions sur la pérennité des financements au-delà de 2010.


Christian Bonrepaux

06.11.2009

L'UMP Facs lance" Entreprendre à la fac, et pourquoi pas?" avec L.WAUQUIEZ

 

Suite à un appel du Collectif de jeunes étudiants entrepreneurs, Entreprendrealuniversite.com, au Gouvernement, l'UMP Facs qui a eu vent de ce désir des jeunes étudiants de se lancer de front avec leurs activités étudiantes  dans l'aventure de l'entreprise a décidé de se saisir du sujet à bras le corps et de faire le lien avec le gouvernement.

L'UMP Facs a donc décidé de lancer une grande opération de terrain, dans toute la France pour aller à la rencontre des étudiants et du monde de l'entreprenariat, afin de tenter d'apporter des réponses aux préoccupations des jeunes étudiants, mais aussi de leur servir de tremplin pour créer leur entreprise.

Entreprendre à la Fac...Et pourquoi pas? c'est le thème de cette opération, parrainée par Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi qui s'investit sincèrement dans cette action et qui a décidé d'apporter tout son soutien.

Un grand lancement aura lieu au siège de l'UMP le 12 novembre à 19h en présence de Laurent Wauquiez et de Sophie de Menthon.

Consultez dès à présent le site crée à cet effet par l'UMP Facs: www.generation-reformes.fr

Les jeunes ont soif d'Entreprendre, Les jeunes veulent construire, créer une entreprise car monter sa boite, c'est aussi créer son emploi! Alors pourquoi pas développer cela dès l'Université ?

L'UMP Facs a donc pris le sujet en main avec un parrain de choix: Laurent WAUQUIEZ, Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi!

Laurent WAUQUIEZ vous dit un mot sur http://www.generation-reformes.fr. Allez voir!


Venez découvrir tous les secrets de cette grande opération, le 12 novembre 2009 à 18h30 au siège de l'UMP
au cours d'un Grand Débat entre Laurent WAUQUIEZ, parrain de "Entreprendre à la fac, et pourquoi pas?"
et Sophie De MENTHON, Présidente d'ETHIC, initiatrice de J'aime ma boite et "Grande Gueule" sur RMC et BFM.

Nous vous attendons nombreux jeudi 12 novembre!

On compte sur vous.

Inscriptions sur felix.devidas@umpfacs.fr

ump facs.jpgL'équipe UMP Facs

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