24.06.2008
Des ronds dans l'eau - Françoise Hardy
Musique : Raymond Le Sénéchal
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Tu commenças ta vie
Tout au bord d'un ruisseau
Tu vécus de ces bruits
Qui courent dans les roseaux
Qui montent des chemins
Que filtrent les taillis
Les ailes du moulin
Les cloches de midi
Soulignant d'un sourire
La chanson d'un oiseau
Tu prenais des plaisirs
A faire des ronds dans l'eau
Aujourd'hui tu ballottes
Dans des eaux moins tranquilles
Tu t'acharnes et tu flottes
Mais l'amour, où est-il ?
L'ambition a des lois
L'ambition est un culte
Tu voudrais que ta voix
Domine le tumulte
Tu voudrais que l'on t'aime
Un peu comme un héros
Mais qui saurait quand même
Faire des ronds dans l'eau
S'il y a tous ces témoins
Que tu veux dans ton dos
Dis-toi qu'ils pourraient bien
Devant tes ronds dans l'eau
Te prendre pour l'idiot
L'idiot de ton village
Qui lui est resté là
Pour faire des ronds dans l'eau
Pour faire des ronds dans l'eau
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20.06.2008
Julien Doré dépasse son image

Avec son disque, Julien Doré déploie toute une panoplie de seconds degrés. (Molina & Arzilier)
Le vainqueur de «Nouvelle Star» sort cette semaine un album pop exigeant et réussi, «Ersatz».
« J'ai envie que mon album existe indépendamment de mon image médiatique. » Cette phrase de Julien Doré est vraiment une phrase de notre temps : le chanteur sort cette semaine Ersatz, son premier album (chez Sony-BMG), et chacun médias, « vrais gens », peoplistes se demande s'il est fidèle à tout ce que l'on sait de lui. Car l'on a l'impression de tout connaître déjà de lui, même si l'on n'a pas suivi l'épopée de son triomphe hors normes (forcément hors normes, c'est la loi du genre !) à « Nouvelle Star », l'émission de téléréalité musicale de M6.
On attendait donc une sorte d'ironiste narquois, un spécialiste du paradoxe un peu tête à claques. Pour tout dire, on craignait un Sébastien Tellier en jean slim, un Stupeflip des variétés, une tentative un peu vaine de dynamitage complice du show-business, une sorte de Wampas arty et poseur. Or, voici un disque pop curieusement exigeant, aux inspirations touffues et aux couleurs volontiers chatoyantes.
Maelström culturel
Ersatz zappe tout autant que le candidat Julien Doré à « Nouvelle Star », mais ce n'est plus un catalogue de références, un kaléidoscope de clins d'œil comme ses reprises au cours de l'émission (Moi Lolita d'Alizée, Smells Like Teen Spirit en version Paul Anka, Mourir sur scène de Dalida, You Really Got Me des Kinks, Les Mots bleus de Christophe, Creep de Radiohead …). Cette fois-ci, il navigue pour son propre compte : le sourire carnassier du jeune Jacques Dutronc, le funk fourbu des années 1980, le néo-folk contemporain, des attitudes vaguement brit-pop, toute une panoplie de seconds degrés…
Le générique d'Ersatz sonne comme un manifeste de gourmandise et de musicalité : un duo avec Arno, des interventions de Christophe, de Morgane (du groupe Cocoon), d'Arman Méliès, de Vincent Segal, de Christine Ott… Avant que l'on ait les chiffres de vente de son album, l'accueil des professionnels a été significatif : « L'album est accueilli dans des sphères auxquelles je ne m'attendais pas à cause de l'image médiatique de “Nouvelle Star”, dit-il. En préparant mon disque, je ne m'imaginais pas passer sur France Inter. Et j'avais le sentiment, en même temps, de prendre des risques musicaux qui n'allaient pas dans l'autre sens. Je me disais parfois que je n'aurais ni l'un ni l'autre. »
Julien Doré, diplômé des beaux-arts et chanteur des groupes Dig Up Elvis et Jean d'Ormesson Disco Suicide, s'était soudain trouvé dans le panier de la ménagère. Il pourrait bien, sans démagogie et sans baisser la garde, y rester : les immédiates séductions de cabaret post-dylanien de la chanson Les Limites par exemple (et les très astucieux clips vidéo qui en ont été tirés) contrebalancent l'apparat de slow seventies de Bouche pute (avec une apparition de Christophe) ou le jeu très tongue in cheek de la reprise de SS in Uruguay de Serge Gainsbourg.
Évidemment, à moins d'être trentenaire et vierge de la morale esthétique des années 1980, on peut hausser le sourcil devant Figures imposées, dont on soupçonne les couleurs californiennes d'être plus inspirées par David Koven que par au mieux Steely Dan. « À partir du moment où il y a une voiture décapotable et du soleil, on peut en faire ce qu'on veut, se défend-il. Il y a des sons qui sont bons, dans les années 1970 ou maintenant, et que je suis allé chercher pour me nourrir, mais aussi ceux qui font réellement partie de mon quotidien par la radio et la télévision. » Réponse sibylline d'un musicien de 26 ans à peine, qui assume le maelström culturel dans lequel s'exprime sa génération.
Comme Christophe Willem, précédent vainqueur de « Nouvelle Star », comme Camille, comme Björk avant eux, il est installé entre l'exigence musicale « pointue » et la gloire « grand public », ce qui illustre la belle santé du courant que le métier appelle « spé popu ». Quant à lui, il ne se cherche pas explicitement de position. « Il n'y a aucune quête, garantit-il. Je n'ai pas envie d'être rattaché à quoi que ce soit. Peut-être que, sans me poser de questions de légitimité, la musique que j'ai faite peut intéresser la sphère populaire au moment de l'émission “Nouvelle star”, ou au contraire une culture plus hype. Mais il n'y a pas, pour autant, de transformation de ces zones-là. » Autrement dit, il sera peut-être une gloire de la chanson française mais il n'imagine pas qu'il puisse changer les règles du jeu. Pour accompagner la réussite artistique de son premier album, la démarche est saine…
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01.06.2008
Rachida Dati, nouvelle égérie des rappeurs
29/05/2008 N°1863 Le Point
Denis Demonpion
Source d'inspiration de la chanson française et tout particulièrement des rappeurs, qui s'en donnent à coeur joie, Rachida Dati a décidé de leur répondre. Dans son dernier album, intitulé « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Because Music éditions), Sefyu, la coqueluche des adolescents, numéro un des ventes de CD devant les mastodontes, consacre un morceau baptisé « Le journal » à la ministre de la Justice : « Page 10, t'as dépucelé ton casier judiciaire à 15 piges. Rachida Dati veut du ferme », entonne Sefyu-le verlan de Youssef, son vrai prénom. Idole des jeunes, cet artiste du 9-3 a 26 ans et du talent.
Invitée, sur Skyrock, de l'émission « Planète rap », présentée par l'animateur Fred, la garde des Sceaux répondra en direct le 25 juin à 20 heures aux questions des auditeurs, passées au crible d'un modérateur. Au programme : la surpopulation en prison et le projet de réforme de l'ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs. Peut-être s'exprimera-t-elle sur le phénomène Dati, objet d'un autre titre, « Nicolas, Rachida », une chansonnette façon Bobby Lapointe de deux trentenaires, Alexandre Castagnetti et Clément Marchand. Diffusée sur leur site La chanson du dimanche, elle a, à ce jour, été vue.
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09.04.2008
Lily - Aaron
18:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.04.2008
Radiohead - No Surprises
15:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pull Marine .................
02:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
Razorlight - America
12:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.03.2008
BB BRUNES - DIS MOI
11:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.03.2008
Phénomène - BB Brunes, idoles des « djeuns »
27/03/2008 N°1854 

© DR
Concerts archicombles dans toute la France, jeune public (mixte, c’est important de le souligner) en délire tous les soirs, en moins d’un an les BB Brunes sont devenus un véritable phénomène, ressuscitant ces enthousiasmes et émois adolescents que seul le rock peut générer. « Nous n’avons jamais écouté autre chose, dit Adrien Gallo, 19 ans, auteur, compositeur et chanteur du groupe, qui se vit offrir sa première guitare par Luis Rego, un ami de ses parents. Très jeune, mes parents m’ont fait découvrir Jimi Hendrix, les Ramones, Chuck Berry. Le son, l’état d’esprit correspondaient au bordel qu’il y avait dans ma tête. Et aucun de nous n’a jamais accroché aux sons électroniques ni au rap. » Après s’être fait appeler Hangover (« gueule de bois »), ils adoptèrent le nom de BB Brunes, à cause de la chanson de Gainsbourg « Initiales BB » et du boulevard Brune, où se déroulèrent leurs premières répétitions. Sans avoir l’impression d’être décalés (« C’est vrai qu’il est bizarre de se dire qu’à nos âges nous jouons une musique dont les créateurs sont morts ou pourraient être nos grands-parents »), les BB Brunes font la jonction entre pop contemporaine et rock d’avant-hier, ils sont tout aussi à leur place sur le plateau de « Taratata » que sur celui de « Star Ac’ ». « Nous sommes musicalement anachroniques, mais c’est peut-être cela qui, combiné à notre jeune âge, fait notre force. » Ils ont remarqué à leurs concerts que, derrière les teen-agers, les quadras et les quinquas les écoutent avec attention et un respect non feint.
Le 5 à Limoges, le 6 à Marmande, le 11 à Grenoble, le 12 à Chalon-sur-Saône, le 16 à Bourges, le 18 à Strasbourg et du 22 au 26 à La Cigale, à Paris.
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27.03.2008
Dis quand reviendras tu?
00:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






