17.03.2008

VIIEME ARRONDISSEMENT de PARIS


VIIEME ARRONDISSEMENT de PARIS
NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL


Liste conduite par Elu(e)s
Mme Véronique DELVOLVE (LCMD) 1 - Mme Véronique DELVOLVE
Mme Laurence GIRARD (LSOC) 1 - Mme Laurence GIRARD
Mme Rachida DATI (LMAJ) 1 - Mme Rachida DATI
2 - M. Michel DUMONT
3 - Mme Emmanuelle DAUVERGNE
4 - M. Yves POZZO DI BORGO
5 - Mme Martine NAMY-CAULIER
6 - M. Jean-Philippe HUBIN
7 - Mme Annick LEROY
8 - M. Thierry HODENT
9 - Mme Florence GERBAL-NIESE
10 - M. Philippe MICHEL
11 - Mme Sylvie DE LEOTOING
12 - M. René-François BERNARD
13 - Mme Sonia LEDOUX

RESULTATS DU 2ème TOUR

  Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 31539    
Abstentions 13827 43,84  
Votants 17712 56,16  
Blancs ou nuls 491 1,56  2,77
Exprimés 17221 54,60  97,23


Liste conduite par Voix % Exprimés Sièges
gagnés
Mme Véronique DELVOLVE 2607 15,14 1
Mme Laurence GIRARD 4680 27,18 1
Mme Rachida DATI 9934 57,69 13

13.03.2008

Delanoë et Panafieu enfin face à face

LEFIGARO.FR Paris, Guillaume Perrault 13/03/2008 | Mise à jour : 09:49 | 
Pour son premier débat avec le maire sortant PS, la candidate UMP a tenté de limiter l'ampleur de la défaite qui se dessine pour la droite à Paris.
Pour son premier débat avec le maire sortant PS, la candidate UMP a tenté de limiter l'ampleur de la défaite qui se dessine pour la droite à Paris.
Crédits photo : AFP

Le maire sortant et la candidate UMP se sont livrés, mercredi soir, à une bataille de chiffres, fiches contre fiches.

«Ce débat, je l'avais demandé avant le premier tour entre les quatre principales familles politiques la gauche, les Verts, le MoDem et l'UMP et vous l'aviez refusé.» En s'adressant ainsi à Bertrand Delanoë au début du débat organisé mercredi par Canal+ et Le Parisien, Françoise de Panafieu savait qu'elle tenait là sa dernière chance de limiter l'ampleur de la défaite qui se dessine pour la droite à Paris. Distancée de 14 points au premier tour, la candidate UMP s'est efforcée de provoquer un sursaut parmi les Parisiens proches de la droite et du centre. «J'avais toujours dit que j'accepterais un débat entre les deux tours, a beau jeu de répliquer Delanoë. Il y avait beaucoup plus que quatre listes en lice au premier tour, chère Madame, et il n'y avait aucune raison de discriminer.»

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Très vite, toutefois, le maire de Paris se crispe et doit faire effort pour se maîtriser face aux piques de Panafieu. «Nous avons fait le tramway, vous avez affirmé que c'était contre le sens de l'histoire, accuse le locataire de l'Hôtel de ville. Nous avons fait Vélib', vous étiez contre.»

La candidate UMP, qui n'a pourtant rien à perdre, donne l'impression de retenir ses coups. La bataille des chiffres fait rage, sans qu'aucun des débatteurs ne domine l'autre de façon nette. «Airparif a établi que la pollution n'a pas baissé depuis 2001», lance Panafieu. «Vous ne pouvez pas contester que l'émission des gaz à effet de serre a diminué de 9 % uniquement grâce à notre politique de circulation», rétorque Delanoë. «Vous n'avez rien fait pour le stationnement», assène la candidate UMP. «Il y a 1 000 places de parking de plus qu'en 2001», fulmine le maire de Paris. «Je vous signale que nous avons multiplié par trois les places de stationnement accessibles aux handicapés», ajoute Delanoë sur le ton du reproche.

«Vous dénigrez toujours Paris, chère Madame»

Le député maire du XVIIe essaie de rebondir sur la question des impôts locaux et s'étonne que Delanoë prévoie de les augmenter : «quand on a 900 millions de droits de mutation par an, il n'est pas nécessaire d'augmenter les impôts», assène Panafieu. «J'augmenterai très modérément les impôts les deux premières années, confirme Delanoë. Vu votre programme, vous les augmenteriez beaucoup plus si vous étiez élue.» La candidate UMP l'enjoint de préciser le montant des hausses d'impôts prévues, mais il se dérobe.

Les deux élus se coupent régulièrement la parole, donnant parfois aux échanges un tour un peu confus. «Arrêtez, madame de Panafieu. Ce n'est pas bien ce que vous faites !», lance le maire de la capitale. «Vous dénigrez toujours Paris, chère Madame, mais c'est une ville qui a des atouts et qui réussit», ajoute-t-il en réponse aux critiques sur le retard supposé de la capitale par rapport à Londres ou Berlin. «Nous avons raté le grand rendez-vous des Jeux olympiques de 2012 et on ne s'en est jamais remis», rétorque la candidate UMP.

En conclusion, Panafieu s'est engagée à être «maire de Paris à plein-temps», façon de souligner les ambitions nationales de Delanoë qui pourrait briguer la direction du PS. Des ambitions que le maire sortant s'est bien gardé de démentir.

20.01.2008

Rachida Dati: "J'habite là où je me présente"

Rachida Dati fait campagne auprès de ses nouveaux voisins. (Patrick OTHONIEL/JDD)Beaucoup ont grincé des dents, dénonçant un parachutage. Mais Rachida Dati n'en a cure, et mène sa campagne dans le 7e arrondissement, où elle conduit la liste UMP. Pour ce faire, elle s'est installée dans le quartier et, ce week-end, arpente les rues et les marchés pour convaincre ce fief de droite. Quant à la question de siéger si elle est élue le 9 ou le 16 mars, elle l'élude.

Autour d'elle se forme un attroupement. La nouvelle se répand entre les étals: "C'est Rachida !" Certains râlent parce qu'ils n'arrivent plus à circuler: "On fait notre marché, pas les guignols. Ici, ce n'est pas Voici!" Rachida Dati faisait samedi campagne pour les municipales dans le 7e. Pendant plus de deux heures, la tête de liste (UMP) enchaîne donc, le marché de l'avenue de Saxe puis une tournée des commerçants rue du Bac.

C'est ce jour-là que sort son premier tract. Avec sa photo, son slogan "7 une nouvelle énergie" et un petit texte où elle indique notamment qu'elle a emménagé dans l'arrondissement. "Au bout de la rue Clerc depuis le 1er janvier, précise la ministre. J'ai toujours fait les choses pleinement et entièrement. Je m'engage dans le 7e, il me parait évident d'habiter là où on se présente". De quoi faire taire ceux qui, dans la droite locale, contestent son parachutage?

"Elle s'est attaqué à des forteresses"Pour les électeurs en tout cas, ce n'est pas visiblement pas l'essentiel. "Comme ministre, elle est extraordinaire!", s'enflamme un client. "Elle a du courage. Elle s'est attaqué à des forteresses", approuve une dame. Dans ce fief de droite (près de 73% des voix aux municipales de 2001), l'accueil est bon. Et la garde des Sceaux - silhouette menue, en jean et bottes à talons hauts - semble populaire. "Vous avez de beaux yeux", complimente une sexagénaire. "Vous êtes encore plus jolie qu'à la télé", flatte un autre.

Rachida Dati, elle, n'est pas très prolixe. Sur le marché de Saxe, elle suit le député Philippe Goujon, candidat (UMP) dans le 15e, et Michel Dumont, le maire sortant du 7e. Ces derniers interrogent un ostréiculteur sur la provenance de ces huîtres, admirent des étoles, plaisantent avec un boulanger... La ministre salue, serre les mains; mais la plupart du temps, elle se contente d'écouter, sourire aux lèvres. "Ce n'est pas une grande expansive qui raconte n'importe quoi", commente une militante UMP.
"Vous êtes payée combien pour faire la pub?"Chez les commerçants, la candidate parle un peu plus. Elle admire un splendide tapis iranien à 8 500 euros, évoque les problèmes de formation avec un boucher, demande à un horloger qui a déjà eu sa vitrine défoncée à la voiture bélier si "les auteurs ont été retrouvés"... Plus loin, cette passionnée de mode confie au vendeur du magasin Hartwood: "Pour la photo, lors de la composition du gouvernement, je portais une veste Hartwood!"
Sur son passage, un badaud s'énerve: "Est-ce qu'elle est en Prada ou en Dior? Vous êtes payée combien pour faire de la pub?" La candidate poursuit son chemin, visage fermé. Elle croise Laurence Girard, la candidate PS, qui distribue ses tracts au marché. Mais pas Véronique Delvové, l'adjointe (UMP) du maire du 7e qui mène aujourd'hui la liste MoDem. Plus loin, une veille dame interroge le maire sortant: "Vous vous représentez?". Elle apprend qu'il est numéro 2 derrière Rachida Dati, dépitée: "Cela ne me va pas. Je suis contre le cumul des mandats".
La ministre siègera-t-elle à la mairie si elle est élue? Elle tait pour l'instant ses intentions: "C'est un travail d'équipe. On est sur une liste. La question se posera au moment où la liste sera déposée, et on sera amené à décider à l'issue de l'élection." Même si, estime-t-elle, "les deux sont conciliables. Je ne serais pas la première à avoir un mandat local et national." En attendant, elle esquisse quelques priorités: "favoriser tout ce qui est garde d'enfants", "améliorer les structures d'accueil aux personnes âgées", ainsi que "deux grands chantiers, le Champ-de-Mars et Laënnec". Autant de thèmes qu'elle pourra développer d'ici le 9 mars. Ce dimanche, elle sera sur le marché de la rue Clerc... à côté de chez elle.

Par Marie QUENET Le Journal du Dimanche