25.05.2009

L'embellie

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La place de la poésie dans la vie laisse réfléchir sur la relation que l’on a avec soi ; mais aussi avec autrui. En relisant quelques vers de poésie l’autre soir, je dois avouer avoir assez vite repris espoir en moi. Le maintien de la vie et de la mort ainsi que les rapports que chacun entretient avec soi-même deviennent des pièces-maitresses avec lesquelles l’on doit avancer.

La vie de solitude n’est pas une chose à vivre sur cette terre et bien au contraire il faut tout faire pour braver cela. Bien souvent l’on pense que la vie est juste une question d’équilibre entre le besoin des autres et le besoin de soi. Mais la réalité est tout autre… Il n’est pas donné à n’importe qui de pouvoir faire la distinction des deux moments dans sa vie !

La place de la poésie prend à mon sens une vision particulière dans la vie quotidienne de tout un chacun. Ceci m’est rappelé également par la vie politique française qui parfois démontre bien une touche poétique qui est bien souvent négligée.

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Vendredi 15 mai 2009, un grand meeting dans le cadre de la campagne des européennes, pour la liste « la majorité présidentielle », réunissait les ténors du parti à Meaux (Seine-et-Marne).

A l’invitation de Jean-François Copé (Député-maire de Meaux, Secrétaire Départemental UMP de la Seine-et-Marne) et de Christian Jacob (Député-maire de Provins, Président de la Fédération UMP de Seine-et-Marne), la liste UMP pour l’Ile-de-France conduite par Michel Barnier y a fait le déplacement pour porter le programme des européennes du 07 juin prochain.

Christian Jacob a ouvert la réunion portant l’accès sur l’agriculture et la place occupée par celle-ci en Europe ; ceci notamment en raison de la Politique Commune Agricole (PAC) décidé par Bruxelles. En tant qu’ancien ministre de l’agriculture et ancien eurodéputé, la réputation de Monsieur Jacob n’est plus à faire.

C’était la première fois que j’écoutais un discours de sa part, et je veux faire part de mon enthousiasme en entendant ses propos. La clarté, la simplicité, l’écoute et le talent de Monsieur Jacob on tenu en haleine les deux milles personnes présentes.

Les débats ont suivit avec des échanges entre les candidats présents et la salle. Tout c'est passé dans la cordialité et la bonne humeur. L’échange le plus attendu ayant été celui entre Madame Rachida Dati, Garde des Sceaux – Ministre de la Justice, et Mademoiselle Chrystel Sombret, Responsable des Jeunes Populaires de Seine-et-Marne. Cette dernière ayant organisé et animé d’une main de maître la soirée européenne avec la liste de la majorité présidentielle.

La conclusion de la soirée a été faite par le Député-maire de Meaux : Monsieur Jean-François Copé. En revenant sur le lynchage honteux dont a été victime le Garde des Sceaux et en témoignant son amitié pour Michel Barnier, Monsieur Copé a démontré une fois de plus l’unité politique derrière le Président de la République. Le bouquet final revenant à Michel Barnier, animateur national de la campagne, et bien evidemment tête-de-liste UMP en Ile-de-France.

La campagne officielle est lancée : nous sommes partis pour deux semaines intenses de mobilisation, tractage, collage, information, clip télévisuel et radio, réunion, café politique… c’est ça la politique ! C’est avec cela que la vie institutionnelle avance et que l’on aura la possibilité avec nos 72 eurodéputés de faire porter la voix de la France dans l’Union européenne.

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IMG_0463.jpgRomain BONGIBAULT

17.05.2009

L'UMP largement en tête en Ile-de-France en vue des européennes

REUTERS | 17.05.2009 | 20:39
Michel Barnier, tête de liste UMP aux européennes en Ile-de-France et sa colistière Rachida Dati. L'UMP devance le Parti socialiste de plus de onze points dans les intentions de vote pour les élections européennes de juin en Ile-de-France (avec 33% contre 21,5%), selon un sondage TNS Sofres Logica pour Europe 1. /Photo prise le 9 mai 2009/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - L'UMP devance le Parti socialiste de plus de onze points dans les intentions de vote pour les élections européennes de juin en Ile-de-France, selon un sondage TNS Sofres Logica pour Europe 1.

Le parti présidentiel et ses alliés du Nouveau centre recueillent 33% des intentions de vote contre 21,5% pour le PS.

La liste Europe Ecologie conduite par Daniel Cohn-Bendit obtient 14%, devant celle du Mouvement démocrate à 12%.

Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche) obtient 5,5%, le Front national 4%, le Nouveau parti anticapitaliste 3% et l'Alliance écologiste indépendante 3%.

Les sondés ne sont guère enthousiastes, 56% disant ne pas être vraiment intéressés par ces élections (35% peu et 21% pas du tout) contre 44% qui le sont.

Le sondage a été réalisé du 14 au 16 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population d'Ile-de-France âgée de 18 ans et plus.

Jean-Baptiste Vey

03.05.2009

Barnier ne quitterait le gouvernement qu'après les Européennes, d'après Guéant

Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et candidat aux européennes, le 29 avrli 2009 à l'Elysée

PARIS afp_logo.gif— Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et coordonnateur de la campagne de l'UMP pour les élections européennes ne devrait finalement quitter le gouvernement qu'après ce scrutin, a indiqué dimanche le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.

"Cela avait été envisagé, ce n'est pas pour l'instant à l'ordre du jour", a déclaré M. Guéant au "Forum" radio J, alors que M. Barnier avait initialement indiqué qu'il quitterait le gouvernement début mai pour se consacrer à la campagne.

A la question de savoir si ce départ du gouvernement se ferait finalement après le scrutin du 7 juin, M. Guéant a répondu: "Plutôt oui, je le crois. Aujourd'hui c'est ce qui est prévu".

Michel Barnier avait laissé entendre ces derniers jours que son départ pourrait être retardé, soulignant que le mandat d'un ministre était "à disposition" du chef de l'Etat.

M. Guéant a assuré que M. Barnier avait noué avec le monde agricole et de la pêche "une relation très confiante" et estimé qu'il était "le mieux placé pour poursuivre le dialogue".

Il a par ailleurs estimé que M. Barnier "pourrait" redevenir commissaire européen. "Michel Barnier s'est distingué déjà comme commissaire européen. Ca pourrait être le cas, on verra", a-t-il dit.

Enfin, le bras droit du président Nicolas Sarkozy s'est refusé à "faire de spéculations sur la composition du futur gouvernement", assurant "ne pas savoir quelle sera l'ampleur" du remaniement.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

29.04.2009

Barnier et Dati prônent «une Europe rempart»

logo.gifPropos recueillis par Jean-Baptiste Garat, Philippe Goulliaud et Judith Waintraub
28/04/2009| Mise à jour : 22:41


Crédits photo : Le Figaro

INTERVIEW - Tête de liste UMP en Ile-de-France, le ministre de l'Agriculture estime que c'est «une grande chance» de faire équipe avec la ministre de la Justice.

LE FIGARO. Comment fonctionne votre tandem ?

Rachida DATI. Nous formons une véritable équipe ! Réunions publiques, émissions, interviews… Lorsque l'on ne se voit pas, nous nous appelons chaque jour. Que Michel soit le coordinateur national de la campagne et notre tête de liste en Ile-de-France, c'est un atout pour nous et pour toutes les listes UMP. C'est un véritable Européen et un grand professionnel. Les Français lui font confiance. Sa compétence et son expérience européenne rassurent. Et je ne dis pas ça pour lui faire plaisir !

Michel BARNIER. C'est une grande chance pour nous d'avoir Rachida. Par son parcours et son engagement, elle exprime et symbolise une certaine idée de la République. Cela représente beaucoup. Sa présence est aussi une chance pour l'Europe, et je voudrais que ce soit un exemple : aujourd'hui, tout parcours politique doit avoir une dimension européenne.

Vous avez tenu mardi soir le premier grand meeting de la campagne, mais vos listes ne sont toujours pas bouclées. Quand le seront-elles ?

M. B. Début mai, en même temps que le projet. Nous avons un calendrier et une méthode. La première étape était de mobiliser le mouvement, ce qui n'a pas toujours été le cas pour des échéances européennes. Grâce à Nicolas Sarkozy, le clivage entre partisans et adversaires du traité constitutionnel européen a été dépassé. Nous avons pu ainsi travailler sur notre projet, que nous avons présenté à Valéry Giscard d'Estaing, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Édouard Balladur. Ils nous ont fait des suggestions. Nous y mettons actuellement la dernière main.

Jean-Marie Cavada figurera-t-il en troisième position sur votre liste ?

M. B. Cette place est proposée au Nouveau Centre. C'est à ce parti et à son président, Hervé Morin, de désigner leur candidat. Du Nouveau Centre à la Gauche moderne, nous allons ouvrir notre liste à toutes les composantes de la majorité présidentielle. Il y aura même des partisans du non au traité constitutionnel.

N'est-ce pas Nicolas Sarkozy qui va donner le véritable coup d'envoi de la campagne UMP à Nîmes, le 5 mai ?

M. B. Le discours qu'il prononcera ce jour-là ne sera pas un discours partisan de l'UMP, pour l'UMP. Le président s'adressera à tous les Français et, au-delà, à nos partenaires européens. Il donnera sa vision de l'Europe.

Comment comptez-vous mobiliser les Français qui s'intéressent peu aux européennes ?

R. D. Michel et moi avons déjà fait plus d'une trentaine de réunions publiques, et partout les salles sont pleines. En tout, nous avons ren­contré plus de 5 000 personnes. Elles ont manifesté de l'intérêt et de l'adhésion. Nous parlons de l'Europe au quotidien pour les citoyens, en faisant de la pédagogie. Nous rappelons le bilan de la présidence française, le paquet énergie climat, les avancées en matière de sécurité et de justice, comme la généralisation du sys­tème alerte enlèvement, l'interconnexion des casiers judiciaires, le versement facilité des pensions alimentaires… Nous parlons aussi de nos projets pour l'Ile-de-France, pour renforcer son attractivité économique, moderniser les transports, développer la mobilité des jeunes, rénover les quartiers en mobilisant les fonds européens…

M. B. Notre premier combat est effectivement contre l'abstention, et notre capacité collective à la réduire, toutes listes confondues, sera le premier critère de succès. Dans cette campagne, en raison de la crise, je sens une attention, un sentiment d'urgence européenne. Les Français savent que l'on s'en sortira mieux ensemble que chacun pour soi.

R. D. De ce point de vue, appeler au vote sanction, comme le font Benoît Hamon et Harlem Désir, qui sont de surcroît députés européens sortants, est tout simplement irresponsable !

M. B. Le PS n'a pas fait une ­seule déclaration sur l'Europe pendant les six mois de la présidence française de l'Union. Venant d'un parti de gouvernement, qui aspire à l'alternance, ce silence total est incroyable. J'appelle à un vote sanction contre le PS !

Quelles propositions concrètes ferez-vous ?

M. B. Nous allons montrer que «quand l'Europe veut, l'Europe peut». Le temps où on pensait que le crédit était illimité, où le profit primait sur le travail, où les ressources naturelles semblaient inépuisables est terminé. Nous devons préparer la société à la modération, sinon, ce sera une société de privation. Nous proposerons un nouveau modèle économique et social européen, inscrit dans le développement durable. La présidence française de l'Union et les initiatives qui ont été prises depuis, notamment lors du G20, montrent qu'une Europe plus volon­taire et plus politique est possible. Nous voulons aussi une Europe qui protège, une Europe rempart. Pour la sécurité des consommateurs européens, nous proposons de créer une Agence européenne d'achat de gaz. Nous allons aussi demander le renforcement du contrôle sanitaire des produits qui rentrent en Europe ou encore la création d'une force européenne de protection civile.

Quand allez-vous quitter le gouvernement ?

M. B. J'ai dit clairement que j'étais prêt à quitter le gouvernement pour être libre de mener cette campagne. Mais quand on est ministre, on ne dispose pas de sa mission. C'est un choix qui appartient au président de la République et au premier ministre.

R. D. C'est la décision du président de la République. Je n'ai pas de date de départ. Mais, en attendant, nous faisons notre travail et nous menons campagne.

Rachida Dati, vos réponses au «quiz» sur l'Europe des Jeunes populaires vous ont valu de nombreuses critiques. Si c'était à refaire, vous recommenceriez ?

R. D. Il y a eu une manipulation. On n'a diffusé que quarante secondes d'une intervention dans le cadre d'une réunion avec des jeunes de l'UMP de quarante minutes où je parlais de Durban, des institutions européennes et de bien d'autres sujets. Ils ont pris uniquement les quelques instants où j'avais accepté, à la demande des organisateurs, de participer à une parodie de jeu télévisé. Ce n'était pas une réunion publique.

M. B. Cet acharnement contre Rachida est totalement injuste.

Réunie autour de Fillon, l'UMP lance sa campagne européenne

L'UMP s'est officiellement lancée dans la campagne des élections européennes. Réunie à Rueil-Malmaison autour de François Fillon et de plusieurs membres du gouvernement, la majorité a lancé, mardi 28 avril, sa campagne, avec pour mot d'ordre "patriotes et européens", derrière Nicolas Sarkozy. Le premier ministre, François Fillon, a dénoncé le "vide sidéral" des propositions du PS sur l'Europe, attaquant à la fois sa première secrétaire, Martine Aubry, et son ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal. Il a estimé que "la difficulté pour les socialistes français, c'est qu'ils sont les seuls à vouloir de cette Europe socialiste". "Aucun des partenaires du Parti socialiste en Europe ne souscrit à cette vision. Vous n'en trouverez pas un pour célébrer les 35 heures ou pour célébrer la sur-administration de l'économie, ou pour célébrer l'augmentaion sans limite des dépense publiques", a-t-il insisté.

Le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, le premier ministre, Francois Fillon, et le ministre de la défense, Hervé Morin, le 28 avril 2009 à Rueil-Malmaison.
AFP/PATRICK KOVARIK
Le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, le premier ministre, Francois Fillon, et le ministre de la défense, Hervé Morin, le 28 avril 2009 à Rueil-Malmaison.
François Fillon donne le coup d'envoi mardi 29 avril à la campagne européenne de l'UMP, en attendant l'entrée dans la bataille de Nicolas Sarkozy, le 5 mai à Nîmes.

Xavier Bertrand, dont le scrutin du 7 juin sera le premier test électoral en tant que chef de l'UMP, a demandé aux militants de faire campagne sur le nom du chef de l'Etat, promettant de parler de tous "les sujets", européens et nationaux, pour défendre son action. Dans cette campagne, "est-ce qu'on va parler d'Europe ? la réponse est oui ! Est-ce qu'on ne va parler que d'Europe ? la réponse est non !" a lancé M. Bertrand aux quelque 1 500 militants réunis dans le stadium de Reuil-Malmaison, pour ce premier grand meeting européen de l'UMP, qui n'a toujours pas bouclé ses listes, à six semaines du scrutin. Si les socialistes veulent "nationaliser ces élections, je leur dis chiche !" "Cela ne me dérange pas et ça nous arrange!" a-t-il ajouté.  "Le volontarisme politique, ça marche et ça compte", a poursuivi le patron de l'UMP avant de défendre l'action de Nicolas Sarkozy, cette fois à la présidence de l'Union européenne.

Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France, a également pris la parole pour ajouter : "On va pas s'excuser d'être derrière Nicolas Sarkozy", "On ne va pas non plus s'excuser d'être à la fois patriote et européen", a-t-il ajouté. Formule reprise par le ministre de l'immigration et secrétaire général adjoint de l'UMP, Eric Besson, qui a salué lui aussi l'action européenne du chef de l'Etat. Et de citer l'ex-premier ministre britannique Tony Blair : "Nicolas Sarkozy a remis la France sur la carte !" "Plus d'Europe, c'est plus de France !" a lancé à son tour le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, allié de l'UMP qui fera listes communes avec elle pour ces européennes, avec trois places éligibles.

L'UMP a choisi les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, pour ce lancement qui suit un rendez-vous manqué à Marseille le 27 mars : un projet de meeting, auquel le premier ministre était attendu, avait alors fait long feu. Le parti présidentiel, qui fait la course en tête dans les sondages (26,5 % contre 22,5 % pour le PS selon IFOP/Humanité), veut ainsi profiter de la "dynamique créée par la présidence française de l'Union européenne", face à un Parti socialiste qui a appelé à un "vote sanction contre Nicolas Sarkozy et ses alliés européens".

16.04.2009

Après le G20, un ordre équitable, prudent et généreux

point de vue

Les Européens unis ont joué un rôle déterminant pour faire triompher la cause de la régulation au G20 de Londres. Les têtes de liste UMP pour la campagne des élections européennes (Michel Barnier, Joseph Daul, Dominique Riquet, Dominique Baudis, Françoise Grossetete, Jean-Pierre Audy, Christophe Bechu, Marie-Luce Penchard) plaident pour une Europe plus opérationnelle, une Europe qui sache se coordonner pour relancer l'économie et définir de nouvelles règles, une Europe capable d'imposer ses valeurs, une Europe juste, prudente et généreuse. Une Europe "verte" enfin, avec le prochain sommet de Copenhague sur le changement climatique.

A Londres, le 2 avril dernier, vingt chefs d'Etat, représentant 60% de la population et 85% des richesses du globe, se sont mis d'accord pour changer les règles du capitalisme international. Il était temps. Depuis la chute de Lehman Brothers en septembre, la confiance s'est effondrée, le crédit s'est tari, entraînant la ruine non seulement des banques mais, à leur suite, des entreprises et des ménages.

Aux Etats-Unis, les pertes d'emplois se chiffrent en millions depuis le début de la crise. Pour cette année, le Fonds monétaire international prévoit une contraction du PIB mondial, comprise entre - 0,5% et - 1% en 2009, du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Les flux commerciaux diminuent pour la première fois en un quart de siècle. Le monde est entré en récession. La réponse devait être mondiale.

Les plans de relance entrepris dans le monde entier ont déjà permis d'éviter le pire, grâce au volontarisme et au souci de coordination des dirigeants. En France, le président de la République a décidé d'un effort de relance national de près de 4% du PIB, un chiffre comparable à celui des autres pays européens. La réactivité de l'ensemble des gouvernements autorise de nombreux experts mondiaux à espérer la reprise pour 2010.

Cette réponse technique était nécessaire, mais pas suffisante. Il fallait reconstruire la maison commune sur de nouvelles fondations, plus saines et plus durables. Encadrer par des règles le capitalisme financier, ce n'est pas renoncer au capitalisme. C'est au contraire le sauver pour le rendre à sa vocation première, inventée il y a cinq siècles par les marchands de Gênes et d'Amsterdam, pour encourager les hommes à entreprendre et à innover, pour créer une prospérité partagée.

Que s'est-il passé depuis, pour que ce modèle, choisi, au nom de la liberté, par la majorité des pays, sombre peu à peu dans la folie spéculative ? Que s'est-il passé pour que le plus prospère des systèmes nous entraîne aujourd'hui dans la pire des crises ? Il s'est passé que la politique s'est retirée du jeu. On a prôné la dérégulation au nom de la liberté et le laisser-aller au nom du laisser-faire. Les principes sont devenus des dogmes, les idées des idéologies. Les banquiers centraux se sont mis en pilotage automatique. En invoquant "l'autorégulation" des marchés, ils n'ont démontré que leur autosuffisance. Et les gouvernements ont pudiquement détourné leur regard, abandonnant sans surveillance les enfants terribles de la finance.

Aujourd'hui, au G20, la politique a repris la main. Nous avions besoin d'une telle révolution morale, qui retrouve les vraies valeurs de l'économie de marché, telles qu'Adam Smith les décrivait lui-même : la justice, la prudence, la générosité. Ce sont ces valeurs que le président de la république, réunissant les Européens, a mises en avant dès le début de la crise, en appelant à une nouvelle régulation internationale des marchés. Ce sont ces valeurs qui ont été portées par l'Union européenne et défendues auprès de nos alliés américains à Washington en novembre dernier.

Ce sont ces valeurs qui ont finalement triomphé à Londres : des Etats-Unis à la Chine, de l'Australie au Brésil, de l'Afrique du Sud à l'Indonésie, en passant bien sûr par l'Union européenne, les grands Etats ont prouvé qu'on peut décider, en une journée historique, d'un "nouvel ordre mondial", pour reprendre les termes du Premier ministre britannique. Un ordre qui ne restera pas un vain mot, puisqu'il sera nourri par les 1.100 milliards de dollars promis par les pays du G20, et incarné par un nouvel organe de régulation, le Financial Stability Board (Comité de stabilité financière).

Quel sera ce nouvel ordre ? Un ordre équitable : on ne peut plus accepter un monde où tous les joueurs ne jouent pas selon les mêmes règles. C'est pourquoi le G20 a décidé de réguler des acteurs qui échappaient jusqu'à présent à tout contrôle, que ce soit des institutions comme les "hedge funds" et les agences de notation, des territoires comme les paradis fiscaux, ou des individus comme les traders, dont les rémunérations doivent mieux refléter les performances réelles. Un ordre prudent : les banques seront soumises à de nouvelles règles prudentielles et comptables, qui les obligeront à constituer des réserves en période de croissance, pour pouvoir affronter sereinement les aléas inévitables du marché.

Un ordre généreux : les ressources dévolues au FMI pour venir en aide aux pays les plus touchés par la crise sont triplées, avec une allocation immédiate de 500 milliards de dollars, et à moyen terme de 250 milliards de dollars supplémentaires. Ses fonds de réserve sont, quant à eux, augmentés de 250 milliards de dollars. De plus, 100 milliards de dollars sont dévolus aux banques de développement multilatérales.

Enfin, pour que la condamnation du protectionnisme dépasse le domaine des belles paroles, les Etats du G20 ont décidé de consacrer 250 milliards de dollars à garantir les crédits à l'exportation.

A Bretton Woods, en 1944, ce sont les Anglais et les Américains qui avaient imposé leur vision du monde. A Londres, en 2009, les Européens unis ont joué un rôle déterminant pour faire triompher la cause de la régulation. C'est cette Europe-là que nous défendrons au parlement européen : une Europe qui sait se coordonner pour relancer l'économie et définir de nouvelles règles ; une Europe capable d'imposer ses valeurs ; une Europe juste, prudente et généreuse. C'est cette Europe-là que nous voulons rendre opérationnelle, en veillant au respect des engagements pris au G20. C'est cette Europe-là que nous voulons continuer à bâtir, avec le prochain sommet de Copenhague sur le changement climatique.

Michel Barnier, Joseph Daul, Dominique Riquet, Dominique Baudis, Françoise Grossetete, Jean-Pierre Audy, Christophe Bechu, Marie-Luce Penchard

25.03.2009

Européennes/régionales: les têtes d'affiches UMP en IDF veulent faire campagne ensemble

PARIS  — Les quatre ministres têtes de listes UMP en Ile-de-France pour les prochains scrutins, Michel Barnier et Rachida Dati pour les européennes du 7 juin, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi pour les régionales de 2010, ont affirmé mercredi vouloir faire campagne ensemble.

A l'issue du conseil des ministres, tous les quatre ont pris un café ensemble près de l'Elysée, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous allons sillonner ensemble l'Ile-de-France et faire une double campagne" pour les européennes et les régionales, a déclaré Valérie Pécresse.

La ministre de l'Enseignement supérieur va diriger la liste UMP en Ile-de-France pour les régionales, avec Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) en numéro deux.

"Les enjeux de la région Ile-de-France dépendent aussi des enjeux européens. Ce sont des enjeux croisés, imbriqués", a fait valoir Rachida Dati (Justice), numéro deux sur la liste dirigée par Michel Barnier (Agriculture) aux Européennes en Ile-de-France.

"Il y a une totale cohérence entre le débat régional et les grands enjeux" des européennes, a renchéri M. Barnier.

C'est "notre intérêt" de faire campagne ensemble, a souligné Roger Karoutchi. "Un bon score aux européennes aura un effet d'entraînement sur la campagne des régionales", a-t-il estimé. Ce serait "une espèce de prime" pour la reconquête de la région.

M. Karoutchi, battu par Mme Pécresse dans la primaire UMP pour la désignation du chef de file en Ile-de-France, a affirmé que "tout va bien depuis lundi" avec elle. "On s'est mis d'accord", a-t-il dit.

Alors que M. Barnier et Mme Dati doivent quitter le gouvernement à l'occasion des Européennes, Mme Pécresse s'est également engagée à partir si elle est élue. "La région c'est un mandat à plein temps, les deux ne sont pas compatibles. Je suis une militante anti-cumul", a-t-elle déclaré.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés

25.01.2009

Michel Barnier et Rachida Dati