17.11.2009
Lagarde désignée meilleure ministre des Finances
G.Puech 17/11/2009 | Mise à jour : 12:04 |
Christine Lagarde, ministre des finances (Crédit photo: Bouchon/Le Figaro)
Le Financial Times, qui établit chaque année un classement des meilleurs ministres des Finances de la zone euro, a placé cette année la Française à la première place.
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Que ce soit pour ses «performances sur la scène internationale sur la régulation et l'avenir du secteur bancaire» ou pour la «résistance de l'économie française» face à la crise, Christine Lagarde a été désignée par un jury réuni pour le Financial Times meilleure ministre des finances de la zone euro.
Le journal londonien a affirmé qu'en cette année de crise économique et financière mondiale, les ministres des finances «devaient se débarrasser des concepts habituellement utilisés et d'improviser une politique nouvelle alors que l'Europe faisait face à la pire crise connue depuis la Seconde guerre mondiale». Avec une année qui s'est avérée «épique» en termes d'événements économiques, ce trophée reflète ainsi «les performances réalisées durant ces 12 mois», selon le Financial Times.
Marco Annunziata, chef économiste chez l'italien Unicredit faisant partie du jury, souligne le rôle joué par Christine Lagarde dans le «management de la crise au niveau international, faisant preuve d'une forte détermination afin d'offrir une réponse coordonnée». Jacques Delpha, membre du Conseil d'Analyse Economique et autre membre du jury, a cependant critiqué la ministre française, regrettant qu'elle ait été «incapable de proposer un engagement crédible afin de restaurer l'équilibre de la balance fiscale».
De manière générale, Michael Heise, chef économiste chez l'assureur allemand Allianz, affirme que les ministres européens des finances ont réalisé «une belle performance dans un contexte de crise sans précédent» et que «leur action conjointe a permis de ne pas revivre la Grande Dépression».
Le ministre des finances allemand Peer Steinbrück et son homologue belge Didier Reynders prennent la seconde et la troisième place du podium.
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27.10.2009
Présidence de l'UE : M.Juncker n'aurait "pas de raison de refuser" un appel à candidature
InternetActu | 27.10.09 | 10h25 • Mis à jour le 27.10.09 | 10h25
Luxembourg, envoyés spéciaux
Jean-Claude Juncker est le premier ministre (centre droit) du Luxembourg depuis 1995, président de l'Eurogroupe depuis 2004, et première personnalité à "se mettre sur les rangs" pour devenir président du Conseil européen contre l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, si le traité de Lisbonne, qui crée ce poste, entre en vigueur.
Pourquoi vous opposez-vous à la candidature de M. Blair ?
Les trois pays du Benelux ont pris position, cela va au-delà de la personne de M. Blair. Je ne distingue pas les domaines dans lesquels le Royaume-Uni aurait fait preuve d'une véritable inspiration européenne au cours des dix dernières années, hormis des avancées sur la défense. Je me réfère à un modèle théorique voulant que l'Europe soit représentée par quelqu'un qui aurait comme souci principal de la servir, de la rassembler autour de compromis vertueux, et qui ne ferait pas semblant de la représenter à l'extérieur sans avoir assuré sa cohésion interne.
Cette personne doit-elle provenir d'un pays qui participe à toutes les grandes politiques européennes : espace Schengen, zone euro ?
Le parcours de certains Européens a été enrichi par leur volonté de faire avancer l'Union européenne, y compris l'union monétaire. D'autres n'ont pas su adopter ce rythme…
L'Union européenne a acquis une crédibilité internationale à travers la création de la monnaie unique. Nous y sommes arrivés parce qu'il y avait un calendrier préétabli et des institutions fortes au service de ce calendrier. C'est la méthode communautaire, qui suppose une interaction entre la Commission, le Conseil, et le Parlement européens.
En clair, aimeriez-vous vous porter candidat ?
J'ai appris qu'il ne faut pas se porter candidat à une telle fonction. Il faut laisser venir les appels des autres. En 2004, tous les chefs d'Etat et de gouvernement me demandaient de devenir président de la Commission. Mais j'avais promis aux Luxembourgeois de rester leur premier ministre, en cas de réélection. J'ai été de nouveau réélu en juin 2009, sans avoir pris ce genre d'engagement. Si un appel m'était lancé, je n'aurais pas de raison de refuser de l'entendre. A condition qu'il soit sous-tendu par des idées ambitieuses pour ce poste.
Quel doit être le profil du premier président "stable" du Conseil ?
Je ne plaide pas pour moi, mais pour une certaine conception du rôle. J'ai toujours agi en fonction de l'intérêt de mon pays, et surtout de l'Union européenne. Je voudrais que ceux qui prétendent à cette fonction puissent témoigner d'un parcours semblable. L'Europe doit être dirigée d'une façon cohérente, inclusive, et globale. Le président doit savoir conjuguer les plans, les idées et les rêves des grands comme des petits pays. Il doit aussi être un "facilitateur" pour le couple franco-allemand, sans négliger la dimension élargie de l'Union. Les décisions ne peuvent être prises dans les seules capitales occidentales. Si le Conseil européen penchait pour une solution de facilité, un poste d'apparat, jamais l'idée ne me viendrait de dire oui à un éventuel appel.
Pour vous, il s'agit d'éviter un directoire des grands pays ?
Ma longue expérience m'a appris que l'Union ne se fait pas seulement sur les idées des "grands", qui souvent divergent. Ce sont les "petits" et les "moyens" qui les mettent souvent d'accord, ce que les grands feignent d'ignorer.
Quel doit être le lien du futur président avec le haut représentant pour les relations extérieures ?
Le rôle de ce dernier sera plus international, mais il ne pourrait rien faire sans l'aval du premier. Les relations internationales en Europe ont cessé de passer par les seuls canaux berlinois, londoniens ou parisiens. Je ne suis pas un nain… J'ai des relations amicales avec Vladimir Poutine, contrairement à ce que raconte la presse britannique. Et je connais depuis longtemps les dirigeants chinois.
Lors de la crise financière, Nicolas Sarkozy a critiqué votre passivité en tant que président de l'Eurogroupe. Vous êtes-vous réconciliés ?
Nous nous sommes dit les choses. C'est à lui d'en tirer les conclusions. J'ai avec le président de la République des relations que je veux croire amicales. Au plus fort de la crise, j'ai dû prendre en compte les sensibilités des uns et des autres. Puis j'ai appuyé très fortement l'approche française. Jamais l'Europe ne fut présidée avec une telle perspicacité que sous la présidence française. Je rappelle toutefois qu'en 2005 j'ai, quant à moi, dû gérer l'impact des "non" français et néerlandais, et que j'ai réformé le Pacte de stabilité.
Le contentieux sur les paradis fiscaux a-t-il laissé des traces dans vos relations avec la chancelière allemande, Angela Merkel ?
Aucune. Le Luxembourg a dit avant la réunion du G20, à Londres, en avril, qu'il accepterait l'échange d'informations bancaires sur demande en cas de soupçon de fraude. J'ai toujours milité pour cette idée. J'ai été très surpris parce qu'on m'avait dit que jamais le Luxembourg ne figurerait sur les listes grises après avoir adopté les standards de l'OCDE. On l'a tout de même inscrit.
Les Britanniques, quant à eux, vous reprochent d'être trop fédéraliste…
Je ne suis pas fédéraliste au sens britannique du terme : l'Europe n'a pas vocation à ressembler aux Etats-Unis d'Amérique. Les citoyens allemands ou français ne l'accepteraient pas. Les nations ne sont pas une invention provisoire de l'Histoire. Mais je suis un fédéraliste au sens européen du terme, qui conçoit de mettre en commun ce qui importe et laisser hors des zones d'influence de l'Union ce qui nous est propre.
On évoque une candidature du premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende…
C'est un ami, même si j'ai parfois des divergences notables avec lui sur les débats européens de fond. J'ai pris des risques au moment du référendum sur la Constitution dans mon pays, en suggérant de démissionner en cas de victoire du non. Il ne l'a pas fait, mais je le comprends parce que je connais la situation de son pays.
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15.09.2009
Rachida Dati invitée de RTL (15/09/09)
Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Rachida Dati.
Rachida Dati : Bonjour
Le Parlement européen votera, demain, la reconduction ou non pour cinq ans de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Votre groupe parlementaire et celui du Parti Populaire Européen va voter pour la reconduction de José Manuel Barroso. Donc, vous aussi, Rachida Dati. Pourquoi ?
En tant que membre du groupe PPE, je soutiens la politique et la reconduction et la candidature de Barroso. Ceci étant, ce qui a un peu changé, il faut quand même le dire, c'est que Barroso a été obligé de présenter son programme, y compris au groupe PPE qui le soutenait. Et je peux vous dire que - puisque j'y ai assisté - j'ai posé moi-même des questions à Barroso, il a été obligé de s'expliquer très clairement, très précisément sur son programme.
Mais cet homme qu'on critiquait beaucoup ; on disait : il est libéral, il a été totalement passif pendant la crise. Pourquoi le reconduire si on n'est pas content ?
Il faut lui reconnaître quand même quelques qualités. Il a permis l'intégration des anciens pays de l'Est au sein de l'Union européenne, sans trop de difficultés. D'autre part, il faut aussi lui reconnaître que pendant la présidence française de l'Union européenne, avec le soutien actif de Nicolas Sarkozy, il a contribué à l'adoption de ce qu'on appelle le paquet énergie-climat. Donc, il a quand même été très actif lors de cette présidence française. Mais c'est vrai aussi, je suis aussi honnête en le disant, on a mis un visage sur la commission européenne au moment de la présidence française de l'Union européenne.
C'est une manière de souligner l'absence de José Manuel Barroso !
Non, c'est parce que je crois que pendant trop longtemps, il faut dire la réalité (on l'a vue d'ailleurs pendant la campagne des Européennes), l'Europe est très éloignée des citoyens européens. D'ailleurs le terme générique de la Commission, on l'appelle "Bruxelles". On dit : "Bruxelles nous empêche..." On a l'impression que Bruxelles empêche ou entrave. D'ailleurs, c'est ce que j'ai demandé à Barroso lors des échanges, en lui disant : "Je vous demande, et est-ce que vous seriez d'accord pour mieux expliquer votre action ?". Il s'est rendu compte, d'ailleurs, dans son programme, il met un peu plus de politique. Ca veut dire quoi ? Ca veut dire qu'à un moment donné, il faut se mouiller un peu plus, tenir compte des préoccupations des citoyens européens pour prendre des mesures et ne pas être en vase clos.
C'est un vote sans enthousiasme, Rachida Dati, pour José Manuel Barroso ?
Non, parce que je trouve qu'il a été très courageux dans la manière de défendre son programme.
On n'a pas senti beaucoup d'enthousiasme dans sa défense, à l'instant ; mais enfin, bon ! Si vous dites que vous en avez ! C'est comment le Parlement européen ? On peut s'y perdre ? Ca a un intérêt d'y siéger, Rachida Dati ?
Le Parlement européen, il faut quand même rappeler que c'est la seule institution démocratique en Europe. C'est le seul endroit où on est élu au suffrage universel direct. Donc, c'est important. Je trouve que pendant trop longtemps, ça a été un parlement... Moi je m'en rends compte. Alors, je l'ai connu par le biais de la présidence française à l'Union européenne en tant que Garde des Sceaux.
C'est un Parlement qui a été, pendant très longtemps, vu très technique ; ou alors un parlement de compromis. C'est-à-dire que tout se négocie en coulisses entre groupes politiques ; et finalement, le député est fondu dans son groupe politique. Je crois que ça va changer parce qu'il faut savoir que plus de la moitié des députés européens ont été changés. C'est nouveau, c'est un nouveau profil ; et je crois qu'aujourd'hui justement, ça désinhibe les députés européens pour pouvoir mieux prendre la parole et défendre l'intérêt des citoyens européens.
Vous savez que si vous siégez régulièrement au parlement européen, si vous y allez tout le temps, si vous allez en commission, dans un an Daniel Cohn-Bendit vous offre des fleurs ! Vous savez ça ? Il l'avait dit pendant la campagne. Il avait dit que vous y seriez jamais ; et si vous y étiez, il vous offrirait des fleurs !
Justement, moi je trouve que c'est un petit peu...! L'Europe c'est sérieux, voilà.
Et Daniel Cohn-Bendit, ce n'est pas sérieux !
Ses commentaires, moi j'ai trouvé que ce n'était pas sérieux.
"Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes". Ce sont les propos controversés de Brice Hortefeux. Faites-vous partie des personnes qui ont été choquées par ces propos, Rachida Dati ?
Moi je n'aime pas accabler les gens qui sont au cœur de polémiques, pour des tas de raisons. Il a présenté ses regrets, hier. Je trouve que c'est courageux. Et d'ailleurs, Claude Guéant sur votre antenne, hier, le disait encore en disant qu'il regrettait les conséquences de ces propos. Pour autant, je rappelle les propos du Président de la République. Il a demandé à son gouvernement, à ses ministres de s'impliquer totalement dans les missions qu'ils ont et qu'ils s'occupent beaucoup plus des préoccupations des Français ; et en terme de sécurité, c'est un enjeu important.
Comment il faut comprendre vos propos, Rachida Dati ?
Que maintenant, il faut tourner la page. Il a présenté ses regrets, il faut tourner la page.
C'est une manière de dire que Brice Hortefeux se laisse distraire par des choses anecdotiques et qu'il n'est pas assez à son travail, c'est ça que vous voulez dire ?
Pas du tout. Je dis simplement qu'il a présenté ses regrets, ça a été sans doute une maladresse. Moi je ne suis pas d'accord pour dire que c'est de l'humour. C'est une maladresse, il en a tiré les conséquences puisqu'il les a regrettés. Voilà, moi je trouve que tout ça est derrière nous, maintenant.
C'est Fadela Amera qui a dit : "C'était de l'humour". Ce n'est pas juste ?
Non, mais moi je trouve que vu la polémique qu'il y a eue en partant de propos hors d'un contexte de vidéo exploitée. En plus, de vidéo qui enfin vous êtes filmé à votre insu, je ne trouve pas ça très honnête comme procédé. Mais pour autant... Après, on a parlé de racisme. Pour moi, le racisme, ce n'est pas de l'humour. C'est une infraction pénale, il faut aussi le rappeler. Donc, on n'est pas là-dedans. Donc, maintenant, je considère que la polémique est derrière nous.
Oui, elle est sans doute derrière nous. Mais comment avez-vous compris le propos du ministre de l'Intérieur : "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes". De quoi parlait-il, à votre avis ?
Moi j'entends les regrets qu'il a présentés, hier, et de manière très courageuse.
Et de quoi parlait-il, à votre avis ?
Ecoutez, moi, pour être franche, je n'étais pas là ce week-end, et donc je n'ai pas visionné la vidéo. Je n'ai vu que la retranscription...
Vous êtes la seule Française à ne pas avoir visionné la vidéo !
Non pas du tout ! Non, parce que j'ai lu la transcription dans le journal "Le Monde"...
C'est en trois clics la vidéo, on la voit. Il n'y a pas de problèmes.
Je dis simplement que j'ai vu la retranscription qui a été faite dans le journal "Le Monde". Je dis simplement qu'aujourd'hui, il a présenté ses regrets. Claude Guéant l'a encore dit, hier : il a regretté et les conséquences de ses propos ; et hier, de manière très courageuse, il a présenté ses regrets suite à cette polémique.
Le débat est de retour sur la scène nationale. Etes-vous favorable à une loi qui règlementerait le port de la burqa, Rachida Dati ?
A titre personnel, je n'y suis pas favorable. Je trouve que le sujet de la burqa est un sujet en soi, c'est vrai que ça n'est pas un mode de vie, ce n'est pas forcément non plus une expression religieuse. Je dis simplement qu'il y a des sujets graves en France : le chômage, la crise financière dont on parlait à l'instant ; et je trouve que pour moi, il y a des priorités beaucoup plus importantes pour les Français et la vie des Français.
Vous êtes maire du VIIème arrondissement, Rachida Dati. François Fillon lorgne sur la mairie de Paris. C'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle, qu'il lorgne comme ça depuis Matignon sur la Mairie de Paris ?
Ecoutez, moi je ne l'ai pas entendu qu'il lorgnait !
On n'entend pas, en général. On voit ça...
Ecoutez, moi je suis maire du VIIème arrondissement, je suis élue de Paris, avant les Municipales de 2014 ; donc c'est très loin ; il y a les législatives de 2012 et puis il y a la Présidentielle quand même avant. Donc, il y a encore beaucoup de temps avant tout cela.
"Le Parisien" du 2 septembre dit que vous avez évoqué une éventuelle candidature pour vous, Rachida Dati, à la mairie de Paris avec Nicolas Sarkozy, au mois de juillet ?
Non, on a parlé des Législatives et éventuellement sur la mairie du VIIème, par rapport aux législatives, sur cette circonscription.
C'est-à-dire : vous souhaitez être candidate ?
Ecoutez, on verra ; mais ça paraît pour moi naturel en étant maire du VIIème, très impliquée dans cet arrondissement, en ayant tenu mes engagements de campagne, je suis élue jusqu'en 2014, donc j'ai encore beaucoup de travail à faire pour les habitants du VIIème arrondissement. On verra en 2012. Mais bien sûr, que ça j'y pense.
Rachida Dati qui y pense, était l'invitée de RTL, ce matin. Bonne journée.
Auteur : Jean-Michel Aphatie
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25.06.2009
Stratégie de Lisbonne : L'impérieux besoin de renouvellement
25.6.2009
Selon le chef d’unité pour l’objectif stratégique de prospérité de la stratégie de Lisbonne à la Commission européenne, Gerard de Graaf, cette politique-phare de l’UE fait face à un "déficit d’image de marque".
CONTEXTE:
Le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 a lancé la stratégie de Lisbonne dans le but de faire de l’Union européenne l’économie la plus compétitive au monde et de parvenir au plein emploi avant 2010.
Les objectifs de cette stratégie (notamment 3% de croissance par an, un taux d’emploi de 70% de la population active, 8% de réduction des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990…) sont fondés sur la méthode dite « ouverte de coordination ». En un mot, les Etats membres sont totalement libres de mettre en œuvre les objectifs non contraignants fixés par la stratégie. Une méthode qui a montré ses limites, les objectifs, en France par exemple, étant très loin d’être atteints.
Cette stratégie est fondée sur trois piliers : économique (investissements dans la recherche et le développement), social (modernisation du modèle social européen) et environnemental (prise en compte du développement durable dans les deux piliers précédents).
«La stratégie de Lisbonne n’est ni une réussite, ni un succès.» Dans un entretien accordé à EurActiv.com, le chef d’unité pour l’objectif stratégique de prospérité de la stratégie de Lisbonne à la Commission européenne, Gerard de Graaf, estime que l’on ne peut pas poser un jugement tranché sur cet objectif européen. Il répond aux critiques du premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, dont le pays s’apprête à prendre la présidence tournante de l’UE. M. Reinfeldt estime en effet que l’agenda de Lisbonne a été un «échec».
M. de Graaf estime pourtant que des progrès ont été faits, «mais pas par tous, et dans tous les domaines», concède-t-il. Selon lui, les difficultés de l’UE pour respecter cette stratégie étaient essentiellement dues à un «problème de rythme». «Toute la question est de savoir si la modification de la stratégie de Lisbonne après 2010 va accélérer le rythme et assurer une dynamique identique aux réformes menées à travers toute l’Europe et dans tous les secteurs», explique-t-il.
Il estime notamment que certains domaines comme la politique macro-économique ont connu de réels progrès depuis la mise en place de la stratégie européenne.
Si la Commission a peu de compétences en matière de recherche et d’innovation, Gerard de Graaf promeut le recours à des analyses comparatives (ou benchmarking). «Il est très important de garder en tête que nous avons des Etats membres dont les avancées sont très disparates en matière de recheche et développement (R&D), et particulièrement depuis l’élargissement», rappelle-t-il.
Une caractéristique dont devra tenir compte la Commission européenne, qui prépare depuis l’été 2008 la Stratégie de Lisbonne post-2010. «Nous visons le Conseil européen de printemps de 2010, qui se tiendra sous présidence espagnole», dit M. de Greff. «La stratégie post-2010 constituera une partie très importante du travail de la future Commission européenne au cours des cinq prochaines année», ajoute-t-il.
Pour préparer cette future stratégie européenne, il préconise une phase de consultation des partenaires sociaux et des parties prenantes, «comme un gouvernement peut le faire dans d’autres domaines politiques», explique-t-il, en citant la France comme un pays appliquant cette méthode de manière exemplaire.
Interrogé sur la volonté de certains pays, comme la France d’outrepasser les critères du pacte de stabilité et de croissance, il a affirmé que le pacte offrait une flexibilité dont pouvaient user les Etats pour relancer leur économie et soutenir leur demande. «A l’avenir, nous devrons établir un lien entre le pacte de stabilité et de croissance et la stratégie de Lisbonne», souligne-t-il. Avant d’ajouter : «Les deux stratégies doivent se soutenir mutuellement.»
Par ailleurs, le haut-fonctionnaire concède que la stratégie de Lisbonne souffre d’un important déficit «d’image de marque». «Après 2010, allons-nous mettre sur pied une stratégie de Lisbonne "bis" ou allons-nous faire naître quelque chose de réellement nouveau?», s’interroge-t-il. «Quelle sorte d’Europe voulons-nous avoir après la crise?», poursuit-il.
Il conteste également la prétendue «rigidité» de cette stratégie européenne. Pour preuve, argue-t-il, «tout le volet sur le changement climatique et l’énergie a été incorporé dans la stratégie de Lisbonne».
Mais la réforme de 2010 sera sans doute difficile à mener, car les outils mis à la disposition des Etats ne les satisferont pas. «Ils iront trop loin pour les uns, et pas assez pour les autres», conclut-il.
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14.06.2009
José Manuel Barroso, le caméléon
Bruxelles, bureau européen
Après avoir voté au Portugal, le 7 juin, José Manuel Barroso s'est dépêché de revenir à Bruxelles, où il est resté rivé toute la soirée devant la télévision. Tandis que la droite européenne, qui le soutient, triomphait dans les urnes, le président de la Commission s'est fendu d'un bref message pour "féliciter" les nouveaux élus. Prudent, et consensuel comme à son habitude, il s'est bien gardé de crier victoire, depuis son bureau au 13e étage du Berlaymont, à deux pas du Parlement européen.
Les élections ont livré leur verdict, mais la campagne engagée de longue date par M. Barroso, la seule qui compte vraiment à ses yeux, entre dans le vif du sujet. Chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept devraient soutenir au moins le principe de sa reconduction, lors de leur sommet des 18 et 19 juin, à Bruxelles. Mais de nombreux eurodéputés, comme Daniel Cohn-Bendit, réclament la formation d'une coalition "anti-Barroso".
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, qui le soutiennent sans entrain, ne sont pas non plus pressés de le reconduire sans avoir visé sa prochaine feuille de route. Vilipendé par les uns, soutenu du bout des lèvres par les autres, ce quinquagénaire aux faux airs de Lino Ventura aura tout tenté pour assouvir son ambition.
En cinq ans, l'ancien premier ministre du Portugal a été contraint à évoluer. En juin 2004, il avait été fait roi par les Britanniques. Son nom était apparu à la dernière minute, sorti du chapeau par un Tony Blair au sommet de son influence. Le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder avaient entériné sans enthousiasme la nomination "par défaut" de l'ancien hôte du sommet des Açores - cet archipel portugais où George Bush avait rencontré ses alliés juste avant l'invasion de l'Irak, en mars 2003, au grand dam des dirigeants français et allemand opposés au conflit.
L'ancien premier ministre de centre droit a donc commencé son mandat avec un agenda très britannique, c'est-à-dire très libéral, et un slogan qui sonnait comme le désaveu des années Delors (la référence qui agace toujours M. Barroso), "moins et mieux légiférer". Le commissaire chargé du marché intérieur, Charlie McCreevy, ancien ministre libéral des finances irlandais, allait incarner à merveille le souci dérégulateur de son patron, pour le plus grand bonheur des milieux d'affaires. M. Barroso choisit même à ses débuts de recentrer l'action de l'exécutif européen sur "la croissance et l'emploi", quitte à mettre au second plan l'environnement et le social.
"M. Barroso a très vite été rattrapé par les événements", observe un commissaire originaire d'Europe centrale. Le double non à la Constitution, au printemps 2005, l'a convaincu de refondre, sous la pression du Parlement, la directive sur la libéralisation des services, reçue en héritage de la précédente Commission. Puis la lutte contre le réchauffement climatique et la crise financière se sont invitées au menu. M. Barroso a su prendre le train de la première, mais il a tardé à réagir à la seconde, au grand dam de Paris et de Berlin. La mutation de celui qui se présente désormais comme un "réformateur du centre" est pourtant bel et bien engagée.
Le président sortant de la Commission peut se targuer d'avoir lancé un vaste train de mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique. C'est lui aussi qui a déterré avec succès l'idée d'un Fonds d'ajustement à la mondialisation, susceptible d'aider les salariés touchés par les restructurations. Enfin, le Barroso nouveau plaide pour une "meilleure régulation" afin de sortir de la crise.
Cette prise de conscience, que ses détracteurs jugent incomplète et tardive, s'accompagne d'une autre mutation. Pour mener sa barque, M. Barroso, a très rapidement délaissé les habits de l'ancien premier ministre du Portugal, autrefois prompt à défendre la cause des petits Etats membres. A Bruxelles, il est vite devenu l'homme du compromis, "partenaire" des gouvernements, et au service des pays les plus puissants. Il a théorisé son approche : inutile de lancer des projets quand la Commission pressent, ce qui est souvent le cas, que les capitales vont en bloquer l'adoption. C'est ainsi que M. Barroso s'est bien gardé de pousser les feux de la régulation financière, avant que la crise ne modifie ces derniers mois le rapport de forces entre la France et l'Allemagne d'une part, et la Grande-Bretagne d'autre part. Sous la pression des deux premières, il le fait aujourd'hui d'autant plus volontiers que ses anciens parrains, les Britanniques, sont à terre.
Voyageur aux quatre coins de continent, M. Barroso s'est fait une spécialité de soigner ses appuis. Inquiet pour sa reconduction, il vient, mercredi 10 juin, de nommer à la direction générale du budget un haut fonctionnaire d'origine française, Hervé Jouanjean, comme un clin d'oeil à l'Elysée qui le pressait d'agir en ce sens. Parfois, il botte au contraire en touche : quand les Britanniques et les Français se bagarrent, fin 2008, pour placer un de leur ressortissant à la tête du service juridique et de la direction générale de la concurrence, il tranche en nommant un Espagnol et un Néerlandais à ces postes stratégiques. Les fonctionnaires de la Commission doivent s'habituer à gérer les dossiers en fonction des priorités politiques de leur patron. Telle ou telle procédure d'infraction, comme celle sur les nitrates dans les eaux bretonnes, sont mises au frigo.
"M. Barroso est un fin tacticien, mais il manque de courage, et de vision", juge un directeur général. "Il court un peu trop derrière les dirigeants des grands pays, renchérit Graham Watson, le chef du groupe libéral au Parlement européen. Si Delors avait adopté la même attitude, on n'aurait jamais eu l'euro." Quand on le compare à M. Delors, M. Barroso a beau jeu de mettre en avant les divergences récurrentes entre la France et l'Allemagne, inexistantes à l'époque de M. Delors, puisqu'il était soutenu par le tandem François Mitterrand-Helmut Kohl.
Ses détracteurs lui reprochent aussi d'avoir transformé la Commission en un "secrétariat du Conseil", l'instance où siègent les Etats membres, dans une Europe toujours plus intergouvernementale. "Si vous ne proposez rien, vous ne savez pas de quels appuis vous pourriez disposer", estime l'ancien vice-président de la Commission Etienne Davignon : "Là où le curseur change, c'est quand vos interlocuteurs pensent que vous allez de toute façon proposer quelque chose." Le Vert Daniel Cohn-Bendit, se moque, lui, d'un président de Commission prompt à écouter "le dernier qui parle" et incapable de contrôler ses troupes.
Le reproche surprend quand on observe la troisième mue du personnage : la façon dont il a su imposer son autorité à la tête de la Commission - il est vrai que les fortes têtes se comptent sur les doigts de la main. D'abord dérouté par la machine et ses quelque 20 000 fonctionnaires, M. Barroso a "présidentialisé" comme jamais sa fonction. D'un premier abord chaleureux, mais en réalité toujours un peu distant, il contrôle de la tête et des épaules un collège pléthorique depuis l'élargissement : 26 commissaires, dont certains disposent d'un portefeuille insignifiant. Les réunions du collège, le mercredi, sont réglées comme du papier à musique. Le Portugais travaille en harmonie avec Catherine Day, la toute-puissante secrétaire générale irlandaise de la Commission. Celle que ses détracteurs qualifient de "28e commissaire" est passée maîtresse dans l'art de gérer l'ordre du jour, en contact étroit avec le cabinet de M. Barroso. "C'est son passé maoïste qui resurgit, persifle un haut fonctionnaire, cette méthode a tué la collégialité."
Nicolas Sarkozy, à la fin de sa présidence de l'Union, a suggéré de renforcer encore cette présidentialisation. Le numéro un de la Commission n'est, il est vrai, pas toujours en mesure d'imposer son agenda aux plus puissants. Le président français en avait fait l'expérience un après-midi de juillet 2008, lorsqu'il avait cherché à convoquer à Paris l'ancien commissaire au commerce, Peter Mandelson, pour lui enjoindre de défendre plus fermement les intérêts européens dans des négociations en cours à l'OMC. Le président de la Commission, dérangé en pleine fête de mariage, n'a pu convaincre son commissaire d'interrompre les pourparlers pour filer à l'Elysée.
Climat, tarifs téléphoniques, immigration... M. Barroso a toujours su récupérer à son avantage les dossiers les plus "grand public". Il raffole de ses entrées en salle de presse pour "vendre", dans les quatre langues qu'il maîtrise à merveille - français, anglais et espagnol en plus du portugais - des décisions préparées par ses collègues. Une attitude qui irrite parfois ses interlocuteurs. Lors d'une récente conférence de presse, cet orateur souvent peu inspiré s'est empressé de dévoiler les annonces préparées par son visiteur du jour, le président de la Banque européenne d'investissement (BEI). Celui-ci s'est alors moqué de Barroso : "Il ferait un excellent porte-parole de la BEI." Regard noir de la part de l'intéressé. S'il est quelque chose que le favori des conservateurs européens prend très au sérieux, c'est la suite de sa carrière.
Philippe Ricard
Article paru dans l'édition du 14.06.09.
23:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, bruxelles, barroso
12.06.2009
Communiqué de la Présidence de la République
Publié le 11-06-09 à 19:21
A l’occasion des élections européennes, les Français ont exprimé leurs convictions mais aussi leurs attentes.
Le Président de la République souhaite exposer les orientations qu’il leur propose tant pour ce qui est de notre politique européenne que pour ce qui concerne son projet économique et social.
A cette fin et après avoir consulté le Premier ministre et les Présidents des deux assemblées, il a décidé, en application de l’article 18 de la Constitution, de réunir le Parlement en Congrès, à Versailles, lundi 22 juin 2009.

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10.06.2009
Réformes, remaniement : les nouveaux défis de Sarkozy

Nicolas Sarkozy, ici lors des cérémonies du 8 Mai, veut profiter du succès électoral à l'ampleur inattendue des listes de l'UMP. Crédits photo : Le Figaro
Le chef de l'État réfléchit à une intervention dans les médias, avant le remaniement, prévu à la fin du mois.
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Comment profiter de la victoire ? L'Élysée se pose la question depuis lundi, à la lumière de ce succès électoral à l'ampleur inattendue. Dès dimanche soir, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a souligné qu'il fallait «réussir à capter cette dynamique», et que ces élections européennes ouvraient «la deuxième étape du quinquennat». Un constat qui rejoint celui de l'Élysée.
Mais que mettre dans cette nouvelle séquence ? Nicolas Sarkozy a reçu lundi les responsables de l'UMP, mais aussi les nouveaux députés européens de la majorité. Il a aussi reçu les syndicats pour préparer une intervention sur le contrat de travail, lundi prochain à Genève, devant l'Organisation internationale du travail. «Nous devons prendre les bonnes décisions en fonction de nos convictions», a-t-il expliqué longuement. Le président a donc l'intention de ne rien bousculer. Le calendrier de juin devrait se scander en trois temps : les consultations d'abord, une intervention ensuite, et le remaniement en conclusion.
«Le président veut prendre la mesure de cette photographie grandeur nature de l'opinion», résume un conseiller. Les analyses fines du scrutin ont déjà livré à Nicolas Sarkozy deux éléments décisifs à ses yeux : le front des Verts est friable. Il y a un «effet Cohn-Bendit » qui a «aimanté des électeurs de la majorité», analyse un conseiller élyséen. Il faut donc mettre le cap sur l'environnement ! Le deuxième élément indique qu'au moins «un tiers des électeurs du MoDem ne se reconnaissent pas dans l'opposition frontale au président de la République», selon ce même conseiller.
L'Élysée prend donc acte de la fin de l'antisarkozysme «primaire». «Nous ne voulons ni surinterpréter, ni sous-interpréter les résultats du scrutin», analyse-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.
Dès mardi, en Savoie, Nicolas Sarkozy a l'occasion de mettre l'accent sur le Grenelle de l'environnement. «Nous sommes très haut placés dans l'opinion sur ce thème, nous n'allons rien lâcher», lance un élu proche du chef de l'État. «Nous avons déjà fait énormément de choses. La loi Grenelle II est en discussion au Parlement. Nous devons expliquer les réformes du gouvernement.»
L'environnement sera aussi au menu de la rencontre Sarkozy-Merkel jeudi, à Paris. Tous deux vont marteler leur intention d'instituer une taxe carbone en Europe pour pénaliser les entreprises étrangères qui ont recours au dumping environnemental. Nicolas Sarkozy abordera également avec la chancelière la question de la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission de Bruxelles.
La question de l'ouverture
Deuxième priorité : l'intervention devant les Français. Un instant envisagée cette semaine, à la radio, elle pourrait avoir lieu la semaine prochaine, sous une forme «à définir», selon le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant : discours lors d'un déplacement, interview radio, allocution. Le secrétaire général confirme seulement que «le président souhaite s'exprimer». Notamment pour énoncer les réformes à venir qu'il veut pousser : le lycée, le travail dominical ou encore la réforme territoriale.
Le remaniement devrait clore cette séquence postélectorale. C'est un «ajustement», précise l'Élysée, qui évoque le chiffre de huit ministres et secrétaires d'État sur les trente-sept membres du gouvernement. Il pourrait intervenir au plus tôt la semaine prochaine, avant le Conseil européen du jeudi 18 juin, ou au cours de la semaine suivante. «Tout cela est en train de mûrir, rien n'est arrêté pour le moment», confie Claude Guéant. Une chose est sûre : la nomination de Claude Allègre paraît plus que compromise. La question de l'ouverture reste néanmoins toujours posée.
10:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, europe, remaniement
22.05.2009
Exceptionnel: Débat sur les Frontières de l'Europe avec Axel Poniatowski
L'UMP Facs IDF s'engage pour l'Europe et reçoit le Secrétaire Général Adjoint de l'UMP, Axel Poniatowski, sur le thème :"Jusqu'où l'Europe peut-elle étendre ses frontières?"
Venez nombreux débattre avec notre invité exceptionnel
Axel Poniatowski,
Secrétaire Général Adjoint de l'UMP,
Président de la Commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale,
Député-Maire de l'Isle Adam
sur le thème:
l'Europe et ses frontières. Le cas de la Turquie?
Evènement ouvert à TOUS!
Lien Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=93115842007
Inscription OBLIGATOIRE sur umpfacsidf@hotmail.fr

L'équipe UMP Facs IDF
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07.04.2009
Simone Veil

A l'approche des élections européennes, de nombreux citoyens s'interrogent sur l'utilité d'aller voter. Afin de sensibiliser l'opinion publique à cet événement, Touteleurope interroge des personnalités sur leur rapport aux prochaines élections européennes : iront-elles ou non voter le 7 juin ?
Dans ce cadre, nous avons rencontré le premier président du Parlement européen élu en 1979 : Simone Veil, qui rappelle l'importance du prochain scrutin pour la paix et revient sur l'accroissement des pouvoirs du Parlement depuis 30 ans.
18:37 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : simone veil, élections européennes, parlement européen, europe, voter, bruxelles
13.03.2009
L'UMP Campus dit oui à l'Europe !
22:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump campus, europe
















